Mathias (à g.) et Andreas Kobel avec 
des jeunes poulets de la race Hubbard: faisant l’objet d’un élevage bio, ces derniers croissent plus lentement.

La vie d’un poulet bio Naturaplan

Élevage La famille Kobel pratique un engraissement 
de volailles de haut niveau: à 1000 mètres d’altitude et selon les directives du Bourgeon.

Des volailles, âgées de trois semaines et pesant environ 400 g, contemplent d’un œil un peu sceptique l’enclos à travers une petite lucarne. Dehors l’air est frais en ce début de mai, au-dessus de Trubschachen en Emmental (BE). Le ciel est couvert et la pluie menace. Un temps à ne pas mettre un chien dehors. Encore moins des poussins!
Ce que ces volatiles voient devant eux constitue en fait leur domaine: un poulailler et un pré clos de respectivement quelque 30 et 780 m2, où ils vont gambader, étant donné qu’ils vivent dans une ferme d’élevage bio labellisée Bourgeon. Mais bien sûr, les volailles l’ignorent! La seule chose qu’elles savent, c’est qu’elles viennent de passer les trois premières semaines au chaud dans le poulailler de pré-engraissement. La température, affichant au début 30 °C, y a été peu à peu ramenée à 20–25°C. On comprend mieux qu’elles ne soient guère enclines à mettre la pointe de leur bec dehors...
Les producteurs de poulets sont tenus de respecter strictement les consignes s’ils veulent produire selon les sévères directives édictées par Bio Suisse et le programme Coop-Naturaplan. Andreas Kobel (58 ans) et son fils Mathias (27 ans), possèdent six poulaillers mobiles de 500 volailles chacun au maximum. Un chiffre nettement inférieur à celui d’une exploitation d’engraissement conventionnelle. Ils élèvent un total de 2500 volailles en sept rotations par an. Ce qui correspond au cycle de vie d’un poulet d’engraissement. Ce sont ainsi 17  500 poulets bio qui sont vendus par Coop sous sa marque propre Naturaplan.
La charge de travail en vaut la peine: «Les poulets bio reviennent plus chers à produire, mais nous rapportent un meilleur prix», confirme Andreas Kobel.

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La radio contre les rapaces 

Qu’est-ce qui distingue un poulet bio d’un poulet d’engraissement classique? Tout d’abord la nourriture bio que les Kobel donnent à leurs volailles. Elle coûte près de deux fois plus cher que les aliments conventionnels. Par ailleurs, les volailles disposent d’une plus grande surface, ce qui en réduit le nombre. Et elles vivent plus longtemps. Un poulet conventionnel est abattu au bout de 30 à 38 jours, tandis qu’un poulet bio seulement après 63 jours.
Les poulets bio de la race Hubbard sont particulièrement robustes. Quand la famille Kobel retrouvent des cadavres, c’est que l’autour a frappé. Ce rapace ne craint pas de pénétrer à l’intérieur des poulaillers.
Les engraisseurs ont quand même trouvé la parade: la radio. «Nous allumons un poste; jusqu’à maintenant, cela a été efficace», déclare Andreas Kobel. Père et fils ne veulent toutefois pas révéler le programme qui effraie même les autours.

Bourgeon bio: ce qui fait 
d’une volaille un poulet bio

Source Coop; infographie Jacob Kadrmas

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Thomas Compagno

Rédacteur

Photo:

Peter Mosimann, Andreas Vetsch 
Publication:
lundi 29.05.2017, 13:10 heure

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