Là où bat le cœur basque

Mecque du surf, de la thalasso, du golf et de la gastronomie, la région de Biarritz dévoile une âme généreuse, conviviale et contagieuse.

De hautes falaises qui plongent dans une «mer» déchaînée, un vent puissant épousant un ciel orageux, les ruelles étroites du centre-ville bien animées, telle est la toile de fond de ma première rencontre avec Biarritz en ce début d’été. L’air iodé dépoussière mes poumons, me remplissant d’une énergie nouvelle. Je suis prête à croquer à pleines dents cette ville branchée et festive.

Première ville d’Europe à accueillir le surf dans les années 1950, Biarritz attire toujours autant d’adeptes de la vague.

Les rois de la glisse

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Autour de moi tout respire le surf. Nombre de boutiques spécialisées, des restaurants décorés selon cette thématique, des combinaisons qui sèchent
sur les balcons… Le surf est omniprésent dans cette «Californie française». L’amour entre ce sport et les Biarrots remonte aux années 1950, lorsque Peter Viertel, mari de l’actrice Deborah Kerr, en tournage dans la région à l’époque, débarque à Biarritz avec une planche de surf. C’est la première fois que ce sport s’invite en Europe! Biarritz devient alors «LA» destination pour les pros de la glisse. Je suis ainsi au bon endroit pour prendre mon premier cours de surf.
Le lendemain matin, la pluie me réveille. Cela ne pose aucun problème pour surfer me dit-on. Mais hélas, la météo orageuse des jours précédents a rendu l’océan impraticable pour cause de pollution. «Un autre jour peut-être», propose mon prof Alex Lerga, désolé.
Pour tenter d’oublier cette frustration, je décide de me rendre là où bat le cœur des Biarrots, aux Halles. Dans ce marché couvert se mêlent parfums de fromages, de jambons, de fruits de mer et d’épicurisme. Je me pose dans un café pour boire un expresso et fais la connaissance de la sympathique patronne. Mon voisin de droite, un retraité parisien, journaliste, installé à Biarritz, partage avec moi ses souvenirs de la Suisse et de ses rencontres marquantes comme celle avec Claude Nobs. En partant, il me présente un autre ami retraité qui me tient compagnie à son tour. L’ambiance est si conviviale que je perds rapidement la notion du temps.

Dégustation d’huîtres aux Halles, au stand de Carla et Marc. On ne plaisante pas avec la gastronomie au Pays basque.

Destination golf

La région compte 16 golfs dans un rayon de 100 km. De quoi se faire quelques trous.

La région compte 16 golfs dans un rayon de 100 km. De quoi se faire quelques trous.
http://www.cooperation.ch/Lae+oue+bat+le+c_ur+basque La région compte 16 golfs dans un rayon de 100 km. De quoi se faire quelques trous.

En plus du surf, la région de Biarritz est un paradis pour les golfeurs. On y recense 16 golfs, praticables à l’année, dans un rayon de 100 km. Contrairement à l’image qu’on en a en Suisse, ici ce sport n’est nullement réservé à une élite. Pour un cours privé d’une heure chez Golf Altitude, par exemple, il faut compter 45 euros (60 euros pour deux personnes), tandis que le green-fee 9 trous au Centre International d’Entraînement au Golf d’Ilbarritz, pour les golfeurs confirmés, s’élève de 25 à 48 euros par personne selon les saisons.
Je décide de tenter l’expérience au Golf d’Ilbarritz. Le green porte bien son nom. Vert pimpant, doux comme un tapis, il s’étire au loin pour épouser l’océan déchaîné. Je pense qu’il est difficile de trouver un cadre plus idyllique pour tester ce sport qui m’a immédia­tement plu. Concentration, précision, choix du matériel, position du corps, tous ces éléments doivent être réunis pour réussir son coup. Et tout cela dans une atmosphère sereine. Zen et parfaitement détendue, je sors enchantée de cette première expérience en me disant que je préfère de loin le golf au yoga.

Célèbre pour ses fêtes, Bayonne dévoile une âme conviviale, authentique et gourmande.

Bayonne, coup de cœur absolu

Le guide de Bayonne, Andy Fisher

Le guide de Bayonne, Andy Fisher
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Depuis Biarritz, de nombreuses villes sont accessibles en seulement quelques minutes en voiture ou en bus. Je décide de quitter la cité branchée pour faire un saut à Bayonne, une ville qui respire l’art et la culture. Est-ce grâce à la beauté de son architecture harmonieuse ou au délicieux accent anglais du guide Andy Fisher, mais une chose est sûre: la bayonnaise a pris. Andy, un Néo-Zélandais de 61 ans qui vit à Bayonne avec son épouse est un vrai passionné d’histoire. Dans ses yeux, cette cité au patrimoine riche devient la plus belle ville du monde.
Il passe me chercher à la Brasserie du trinquet Saint-André, qui abrite l’un des plus anciens «trinquets» (lieu où l’on s’adonne à la pelote basque) de France
datant du XVIIIe siècle. Justement, des locaux y jouent durant leur pause de midi.
Le guide m’emmène en balade en me présentant quelques célèbres monuments telle la cathédrale Sainte-Marie avec ses deux flèches qui s’élancent au loin. On poursuit le tour dans les rues piétonnières avec les maisons à colombages du centre historique en passant devant les innombrables commerces qui font la part belle à l’artisanat. Antiquaires, brocanteurs, magasins vendant du linge basque ou des espadrilles (originaires du Pays basque aussi), restaurants ou chocolateries, l’offre foisonne.
Pour ceux qui l’ignorent, en plus du jambon, Bayonne est la capitale du chocolat. Cette tradition remonte au XVIIe siècle lorsque les juifs espagnols et portugais pourchassés par l’Inquisition s’installent dans la région. Ils sont  parmi les premiers artisans en France à travailler la fève de cacao. Leur savoir-faire s’impose. On pousse la porte de Cazenave pour déguster un chocolat mousseux, monté à la main, l’une des spécialités de cette maison réputée.

Le guide de Bayonne, Andy Fisher, m’a fait découvrir l’une des spécialités de cette capitale du cacao: le chocolat mousseux, une boisson montée à la main, dégustée à la maison Cazenave.

Du surf et encore du surf

De retour à Biarritz, on m’informe que mon cours de surf est confirmé. Je savais qu’il s’agissait d’un sport physique, mais j’ignorais que je n’avais pas le physique pour. Et ma myopie n’arrangea pas les choses, car je n’avais pas pensé à prendre des lentilles de contact. Après plusieurs essais fort burlesques, sans parvenir à me mettre debout sur la planche alors que «la mer est calme», je décide de faire une pause. En m’installant dans un bar qui surplombe la plage pour boire une bière bien fraîche, je constate que je préfère de loin regarder les surfeurs que surfer. A chacun son truc.

Infos pratiques

Bons plans à Biarritz

Où dormir: Hôtel Le Saphir ou la chambre d’hôtes Arima (coup de cœur)
Où manger: Bar Jean, restaurant Chistera & Coquillages...
Où faire une thalasso: Hôtel Sofitel, Biarritz Le Miramar Thalassa Sea & Spa
Cours de surf: Private Surf School
Cours de golf: Centre International d’Entraînement au Golf d’Ilbarritz

Plus de renseignements
Informations sur le golf
Cours de golf
Informations sur le surf
Cours de surf
Jasmina Slacanin

Rédacteur

Photo:
Getty Images, Jasmina Slacanin, Rèsgis Guichenducq, JM Decompte; carte: DR
Publication:
lundi 06.08.2018, 11:50 heure



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