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«Ce cheval vient d’arriver et nous n’avons pas encore fait vraiment connaissance.»



Larissa Notz: «Je vais tout donner pour être prête»

Équitation Championne d’Europe en 2009 dans la catégorie Children, la Fribourgeoise Larissa Notz rejoint aujourd’hui les concours des tout grands. Rencontre.

«

Dans ma vie, il y aura toujours une place pour les chevaux»

Comment allez-vous Larissa?
Très bien. J’ai terminé mon bac et, comme j’ai un super cheval, j’ai décidé de prendre une année pour les concours. Esqydo m’a ouvert la porte du Concours hippique international de Genève (ndlr: CHI) et je suis contente de le voir faire de bons résultats. Mais je suis consciente que plus il gagne, plus vite je devrai peut-être m’en séparer. Mon avenir de cavalière dépend des chevaux que j’ai à disposition. Et mon père est commerçant…

Le manège, c’est une grande famille?
Je suis fille unique et j’ai toujours vécu ici. J’allais déjà dans les écuries quand j’étais petite. Aujourd’hui, la moitié des chevaux sont des chevaux de commerce. Les autres sont en pension. Ce qui fait qu’il y a toujours beaucoup de monde ici. Il se passe toujours quelque chose dans le manège et j’aime bien parler avec les gens. À midi, nous sommes une dizaine autour de la table à partager le repas que mon père a préparé. J’ai la chance d’avoir un papa qui cuisine super bien.  

Vous avez bouclé l’année 2014 par le CHI de Genève.
C’était ma première participation et j’ai vécu une expérience incroyable. D’autant plus que Genève est considéré par tous les cavaliers comme le meilleur concours indoor du monde. On y est vraiment traités comme des stars. J’ai participé à deux épreuves, en obtenant respectivement les 11e et 13e places.

Sa médaille de championne d’Europe Children

Et vous avez côtoyé les meilleurs cavaliers du monde.
J’ai notamment rencontré l’Allemand Marcus Ehning, qui m’a donné quelques bons conseils. J’ai apprécié sa manière de travailler et de s’entraîner avec ses chevaux. Et Steve Guerdat que je connaissais déjà car il a travaillé chez nous autrefois.

Comment pousse-t-on la porte d’un tel concours?
J’ai obtenu une wild card en remportant l’été dernier le Grand Prix à Saignelégier. Après l’épreuve du samedi, j’étais assez mitigée et je me demandais même si j’allais courir le lendemain. Si quelqu’un m’avait dit que j’avais des chances de gagner, je l’aurais traité de fou. Mais, une fois en piste, j’ai tout donné. Au barrage, j’étais la seule avec un sans-faute. Et avec le meilleur temps. C’était vraiment top.

C’est aussi le fruit d’années de travail.
J’essaie de passer le plus de temps possible avec les chevaux. Pour découvrir leur caractère et mieux les connaître. Ici, je monte neuf chevaux chaque jour. Quarante minutes suffisent si le cheval est super. Il faut compter plus d’une heure s’il a du tempérament. Je passe matin et soir dans les écuries leur distribuer des carottes.

Reste-t-il une place pour les loisirs?
Je vais parfois au cinéma. Je regarde surtout des comédies, car j’aime bien rire. Comme les films tristes me font parfois pleurer, je les regarde à la maison. Il m’arrive aussi de sortir boire un verre avec d’autres concurrents si j’ai un jour de libre lors de concours. Autrement, je n’ai pas le temps. Les amis qui partagent ma passion me comprennent. C’est parfois plus difficile pour les autres.

Sa cravache porte-bonheur

À quand votre prochain concours?
Là, avec un groom, nous partons en Espagne avec cinq chevaux. Cela demande toute une organisation car on essaie d’emporter la nourriture pour que nos chevaux n’aient pas à changer de régime alimentaire. On va dans la région de Málaga, avec un arrêt à Barcelone pour permettre à nos chevaux de bouger et de se refaire les muscles. Une fois sur place, après deux jours d’adaptation, je monte presque tous les jours en concours.

Vous partez avec le grand camion?
Avec le camion et la remorque. C’est mon père qui conduit. Il nous laisse là-bas et rentre en avion. Pour revenir nous chercher cinq semaines plus tard. Ma mère a aussi le permis poids lourd. Moi, je suis en train de travailler la théorie, mais ça prend un peu plus de temps que pour la voiture. Je vais essayer de me dépêcher. Cela soulagerait vraiment mes parents.

Comment voyez-vous votre avenir?
Mon rêve serait bien sûr de faire des concours comme celui de Genève tous les week-ends. Mais le chemin est long et difficile. Il faut beaucoup de chevaux, donc beaucoup de moyens. Sans compter la chance d’être au bon endroit au bon moment, mais je vais tout donner pour être prête comme cavalière.

Avez-vous un plan B?
Si je reprends mes études, je choisirai l’économie. Mais je n’envisage pas ma vie sans la présence des chevaux. J’aime aller avec eux en promenade, travailler le dressage, le saut d’obstacles évidemment. Quel que soit le chemin que prendra ma vie, il y aura toujours une place pour les chevaux, même si je dois un jour me contenter de les brosser…

Larissa lors d'un concours

4 dates dans la vie d’une cavalière

1995 Naît le 2 mai. Ses parents, cavaliers, lui transmettent bien vite le virus.

2002 Elle commence les concours de saut avec le poney que son père lui a acheté.

2009 Elle décroche le titre de championne d’Europe dans la catégorie Children (12–14 ans).

2014 Elle obtient sa maturité fédérale et une première participation au CHI de Genève.

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Anne-Marie Cuttat

Rédactrice

Photo:
Charly Rappo/arkive.ch
Publication:
lundi 23.02.2015, 14:50 heure



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