Julie et Michaël Monney, la jeune génération, entourent leur père Jean, fondateur de Laurastar. Le fer Lift s’utilise sur un veston posé sur un cintre.

Laurastar: la firme qui ne fait pas un pli

Vapeur La marque suisse de repassage fête ses 35 ans. Retour sur l’histoire d’une entreprise qui doit sa bonne étoile au hasard et au génie de son fondateur, Jean Monney.

C’est l’histoire d’un homme qui vendait des bijoux fantaisie, et qui cherchait de nouvelles idées pour développer son entreprise. «Je suis allé à une foire en Italie, en 1980 dans l’idée de trouver des machines à café, raconte Jean Monney, aujourd’hui âgé de 63 ans. Je suis tombé sur un inventeur italien qui présentait un nouveau concept de station de repassage.» Le marché est vite conclu et l’entrepreneur vend en Suisse cet outil révolutionnaire. La première semaine, il vend six pièces, la seconde 31, quand bien même le système de repassage coûte dix fois plus qu’un fer normal.

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Le Morgien, qui a auparavant travaillé dans l’horlogerie et la mode, se dit amoureux des belles choses et du design. Suite à une collaboration avec Laura Biagiotti, il décide de baptiser son entreprise Laurastar. Et aura sans cesse soin de la faire rimer avec technologie et innovation, avec l’intention affichée de devenir la «Nespresso du repassage». D’ailleurs, le designer des machines Nespresso, Antoine Cahen, a travaillé sur le modèle Lift.

«

La deuxième semaine nous avions déjà vendu 37 pièces »

Jean Monney, fondateur de Laurastar

Un fer à repasser rose

Lorsque Julie, l’aînée des enfants rejoint l’entreprise en 2011, deux ans après son frère Michaël, les fers se mettent à jouer sur les couleurs. «En Suisse, les clients préfèrent le noir. Mais à notre grande surprise, en Chine et en Malaisie, le rose marche très bien», sourit-elle.
Présente dans une quarantaine de pays, Laurastar doit s’adapter aux spécificités locales. Mais surtout à la dureté de l’eau, très différente d’une région à l’autre. Dans le centre de recherche et développement, au siège de Châtel-Saint-Denis (FR), des tests sont menés pour trouver des solutions à ce problème, avec par exemple l’ajout d’un filtre anti-calcaire.

Une loyauté sans faille

En Suisse, au moment d’acquérir une nouvelle station, souvent, l’on transmet la plus ancienne à ses enfants, créant ainsi une deuxième génération de fans. «Certains clients changent de station de repassage à chaque nouveauté, comme pour les smartphones. D’autres l’utilisent pendant près de quinze ans, note Michaël Monney. Nous sommes contre l’obsolescence programmée et cela paie, puisque dans notre pays, la loyauté à notre marque est de 85%.»
Ce résultat ne doit rien au hasard. En effet, Laurastar a développé un savoir-faire propre, auquel la marque suisse apporte sa crédibilité. Si la production s’effectue en Europe, tout le reste est piloté depuis Châtel-Saint-Denis.

Dans les ateliers de recherche et développement, on teste les améliorations pour les systèmes de repassage vapeur.

Face à la crise de l’euro

Laurastar exporte 70% de sa production, dont 50% en Europe. Elle a donc été touchée de plein fouet par la baisse de l’euro. «Mais nous ne sommes pas les seuls, tempère Jean Monney. Tout est devenu plus cher dans la zone euro, y compris les importations chinoises. Nous avons dû augmenter nos prix de 8% en Europe et prendre sur nos marges, car le coût de fabrication est, lui, resté identique.» Néanmoins, l’entreprise demeure confiante pour son avenir.

Un avenir en rose corail

Les prochaines années de Laurastar vont être passionnantes. La marque vient de lancer une housse de repassage ignifuge, de couleur corail. Désormais, qui oubliera de reposer le fer sur son support ne risquera plus l’incendie. Elle travaille aussi à la baisse de la consommation d’énergie et à des stations de repassage portables, sans fil. Mais surtout, verra-t-on aussi un jour des robots effectuer le repassage à sa place? «Nous suivons les recherches dans ce sens, mais pour l’instant, elles sont peu concluantes, car les robots ne peuvent traiter qu’une seule sorte de tissu, et qu’une seule coupe par machine, explique Michaël Monney. Et puis, ajoute-t-il, les études montrent que 17 à 20% des gens aiment repasser. Les hommes s’y mettent et sont désormais un quart à le faire régulièrement.»
Jean Monney se retirera peu à peu, au profit de ses enfants, aujourd’hui directeur commercial pour Michaël, 37 ans, et directrice marketing pour Julie, 38 ans. Néanmoins une règle persistera: «Il est interdit de parler de Laurastar lors des fêtes de famille», rient-ils.

Plutôt fer ou système de repassage?

Au moment de renouveler votre installation de repassage, demandez-vous ce qui est le plus approprié entre un fer à repasser classique ou un système de repassage. Le fer a l’avantage du prix, d’être très rapidement prêt à l’emploi et de ne prendre que peu de place. Son utilisation s’avère simple. Le système (ci-contre la Laura-star Pulse anniversary edition, ignifuge, disponible chez Fust) permet d’obtenir un résultat digne d’un pressing: plus rapide, il ne laisse pas un pli et épouse la forme du vêtement grâce à un système de soufflerie et aspiration. Le poids du fer est moindre car le réservoir d’eau est séparé, ce qui, sur certains modèles, permet un remplissage durant l’emploi. Enfin, il offre une vapeur ultrafine qui s’adapte aux tissus les plus délicats.

Demandez une démonstration sur: www.laurastar.ch

Repasser une veste

Etape 1 – Le revers: partie que l’on observe en premier, important mais délicat. Repasser d’abord à l’envers et si ce n’est pas assez net, repasser à l’endroit en restant léger, puis sécher.

Etape 2 – Le devant: parfois pas net car le tissu est décollé de son support. Repasser en un seul passage avec la vapeur, puis sécher très lentement pour «recoller» le tissu à son support.

Etape 3 – La manche: défroisser la manche verticalement en introduisant un linge dans la manche car les plis disgracieux sont difficiles à éliminer surtout sur le haut de la manche, vers la couture avec l’épaule.

Etape 4 – La couture: parfois un peu gondolée dans le dos. Repasser rapidement tout le dos, grâce au coussin d’air il n’y a aucun risque d’écraser la couture. Ainsi on ne fait plus de marque.

Etape 5 – La doublure intérieure: repasser rapidement la doublure en marquant le pli intérieur positionné en tirant dessus. Refaire également le plis d’aisance, donne une élégance discrète mais raffinée.

Repasser un pantalon

Défroissage – Suspendre le pantalon par le bas :

Défroisser avec des mouvements verticaux de haut en bas. La vapeur extra-fine de Laurastar permet de rafraîchir le tissu en même temps. Souvent, le défroissage suffit et le vêtement est donc rapidement impeccable.

Repassage « Finition » – Sur la table :

Etape 1 – En mode soufflerie: enfiler le haut du pantalon sur la pointe de la table et repasser la ceinture. La soufflerie permet de ne pas marquer les poches. Positionner et repasser rapidement une jambe après l’autre.

Etape 2 – En mode aspiration: marquer chaque plis d’un seul passage assez lentement sur toute la longueur. Avant de ranger le pantalon sur la pince, vérifier et faire des rectifications si nécessaire.

Repasser une cravate

Etape 1: une cravate ne doit pas être écrasée! Repasser en l’effleurant en allégeant le poids du fer, d’abord à l’envers puis à l’endroit.

Etape 2: redonner ensuite du volume à la vapeur. Souffler de la vapeur à l’intérieur depuis sa pointe afin de la gonfler.

Etape 3: terminer en vérifiant la pointe.

Les premiers fers ont été utilisés en Chine, il y a 2000 ans. Il s’agissait en réalité de casseroles remplies de braises, que l’on faisait circuler sur un vêtement. Plus tard, les fers en bois ou en marbre lissaient à froid. Ce n’est qu’il y a 500 ans que le fer dans sa forme actuelle apparaît. On le met au feu, on le remplit de braise ou on le chauffe sur un fourneau.

En 1852, l’Américain Henry Seely dépose une patente de fer à repasser électrique, alors qu’à la même époque, des fers à gaz, à charbon ou à essence sont employés. Le succès de la version électrique ne vient qu’au tournant du siècle, et ne se démentira plus. Le premier fer à vapeur arrive en 1926 sur le marché. En Suisse, en 1932, 17,5% des ménages possèdent un fer électrique. Il faut attendre les années 80 pour voir apparaître les stations de repassage.

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Mélanie Haab

Rédactrice

Photo:
Charly Rappo
Publication:
lundi 27.04.2015, 15:40 heure



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