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Le prix moyen d’un A380 est de 350 millions de francs.










Le ciel lui
 appartient

Avion civil le plus volumineux à avoir jamais 
fendu les airs, l’A380 est déjà considéré comme un 
mythe malgré son jeune âge (moins de 10 ans).
 Nous avons goûté à la cabine du confortable 
oiseau sur un vol Paris–Los Angeles. Impressions.

Le cérémonial commence dans le flambant neuf terminal 4M dédié à l’Airbus A380 à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Lumineux, il en jette avec ses quatre murs végétaux (sur le modèle de celui du Musée du quai Branly, au centre de la capitale française).
A l’heure de l’embarquement de notre vol pour Los Angeles, les passagers pénètrent dans une sorte de couloir en légère pente orné de tapis bordeaux.

L’escalier qui conduit au pont supérieur de l’Airbus A380 et un exemple de compartiment de 1re classe.

Dans l’avion, un escalier conduit à l’«étage», soit le pont supérieur (pour se rapprocher du ciel), où se situent les 80 sièges de la classe affaires, les 38 de la classe économique Premium et 46 de la classe économique classique.
Les neuf fauteuils de la 1re classe se trouvent en bas à l’avant, sur le pont principal. Derrière, 343 autres sièges de la classe économique classique. Ça fait en tout 516 places dans l’Airbus A380 d’Air France. Mais il pourrait y en avoir plus de 800…

De l’intérieur, le plus grand avion civil – 73 m de long pour une envergure de 79,8 m – ne donne pas une impression de gigantisme, car il est très compartimenté.
En raison du poids de l’appareil, la phase de décollage semble longue. Une fois dans les airs, c’est le silence qui règne ou presque, l’A380 se singularisant par sa discrétion. En tout cas dans la cabine. Quant aux turbulences de moyenne intensité, on les ressent à peine grâce à un système d’amortissement performant. «Le principe est identique à celui d’une grosse cylindrée, peu sensible aux secousses sur la route», explique le chef de cabine Thierry Slowey. Le personnel au service des clients se compose de 21 hôtesses de l’air et stewards pour 516 passagers.

A l’avant, au niveau du pont supérieur, on peut se retrouver dans une sorte de bar (tout dépend de l’aménagement décidé par la compagnie aérienne) ou mini-salle d’exposition – c’est le cas ici où l’on peut admirer des photos de Yann Arthus-Bertrand. De quoi passer agréablement le temps.
Même s’il est encore jeune – le premier vol commercial date d’octobre 2007 –, l’A380 est déjà considéré comme un appareil mythique. «C’est vrai, confirme Thierry Slowey. Nous avons une demi-douzaine de vols sur New York, mais les clients veulent voyager avec l’A380, surtout en raison de son côté cosy.»
Le plus grand danger à bord, selon notre interlocuteur, c’est le feu, car un avion est un espace confiné. «Le feu double d’intensité toutes les 7 secondes. Vingt minutes après le déclenchement d’un incendie et s’il n’est pas maîtrisé, l’avion est au sol!» Le personnel de bord est formé pour de tels cas de figure et pour la réanimation. Il dispose d’un téléphone satellite pour entrer directement en contact avec un médecin si nécessaire.

www.airbus.com

Lire notre interview d'une pilote

Géant des airs
: écologique

L’A380 est le plus grand avion civil de l’histoire (capacitémaximale: 853 passagers contre 660 pour le Boeing 747). C’est également l’appareil le plus moderne, le plus spacieux et le plus éco-efficient en service aujourd’hui. Un A380 contient 500 km de câbles électriques et près de 4 millions d’éléments individuels, dont 2,5 millions de références produites par 1500 sociétés dans 30 pays. Pour rappel, le programme A380 a été lancé en décembre 2000, trente-quatre ans après le Boeing 747 concurrent.

Cabine calme
: silence, on vole! 

Cet avion a totalisé 259 commandes fermes de 20 compagnies aériennes. Il effectue dans le monde quelque 150 vols par jour et transporte 1,5 million de passagers chaque mois. La flotte mondiale d’A380 a cumulé plus d’un million d’heures de vol en plus de 140 000 vols commerciaux et plus de 50 millions de passagers l’ont déjà pris. L’A380 possède la cabine la plus silencieuse du ciel avec un niveau sonore en cabine le plus bas jamais enregistré sur un avion transportant des passagers. 

De l’humilité dans le cockpit de l’A380

De g. à dr.: les pilotes d’Air France Michel Thubert, Jean-Pierre Barzellino et Serge de Somow (capitaine).

Privilège que celui d’accéder au cockpit de cet avion pas comme les autres. Etonnamment, la radio parle français. «C’est parce que l’on survole le Canada, expliquent en chœur le commandant de bord Serge de Somow et son copilote, Jean-Pierre Barzellino. C’est toutefois rare que la langue de Molière soit utilisée.»
Un point fondamental pour les deux pros est la bonne entente entre eux, ainsi qu’entre la cabine et le cockpit et vice versa, pour amener les passagers d’un point A à un point B. «Plus la communication et l’information sont de qualité entre les pilotes, plus la sécurité s’accroît. Il faut donc savoir faire preuve d’humilité», insiste Serge de Somow.
Dans ce sens, les constructeurs cherchent à améliorer en permanence les instruments nécessaires à la prise de décision.
On notera encore que l’Airbus A380 est l’appareil le plus économique en termes de kilomètre/passager transporté. «Les avions modernes volent toujours mieux tout en consommant nettement moins», commente Jean-Pierre Barzellino.

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Didier Walzer

Rédacteur

.

Photo:
Airbus Industrie
Publication:
lundi 24.03.2014, 09:30 heure

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