Silvia et Jérôme Lambercy (tous deux 38 ans), quelques jours avant la naissance de leur troisième enfant, Livio, qui a vu le jour à Vevey le 15 octobre.

Le contact n’attend pas la naissance

Sages-femmes L’haptonomie propose d’établir une relation affective entre bébé et ses parents pendant et après la grossesse. Cette méthode entre à la maternité de Vevey.

À la maternité du Samaritain, à Vevey, un projet se prépare pour le début de l’année prochaine. En plus des cours traditionnels de préparation à la naissance, il sera possible de consulter des sages-femmes qui travaillent avec des approches complémentaires, telles que l’hypnose, la réflexologie ou l’haptonomie. «On a un taux de césariennes de 22%, ce qui est bas par rapport à la moyenne suisse. On peut encore s’améliorer pour diminuer les accouchements provoqués, en accompagnant au mieux les patientes», considère Rosaria Vorlet Crisci. Cette cadre de l’hôpital Riviera-Chablais, sage-femme depuis 1986, s’est formée en haptonomie à la fin des années 1990 et a pratiqué durant dix ans en cabinet. Elle se réjouit que cette pratique rejoigne le milieu hospitalier. Et n’est pas la seule. «On a pu faire deux séances d’haptonomie dans une des salles d’accouchement de la maternité pour s’approprier l’endroit et se mettre en situation. On a trouvé ça super», racontent Silvia et Jérôme Lambercy, parents pour la troisième fois depuis le 15 octobre!
L’obstétricien néerlandais Frans Veldman (1921-2010) est à l’origine de cette approche. Elle consiste à faire naître un contact affectif grâce au toucher. Connue en obstétrique, elle est aussi utilisée en physiothérapie ou en psychiatrie. «On n’est pas dans l’intellectualisation ou la maîtrise, on travaille avec notre deuxième cerveau, qui est dans le ventre, et qui fait qu’on réagit avant d’avoir analysé ce qui se passe», explique Rosaria Vorlet Crisci.

En salle d’accouchement, Amélie Theunissen auprès d’une patiente.

Géraldine Debétaz, maman d’un petit Arthur de 3 ans et enceinte, confirme: «Intéressée par l’idée de communiquer avec le bébé par le toucher, j’ai eu recours à l’haptonomie avec mon ami. Je suis quelqu’un d’assez cérébral et il m’a fallu du temps pour ressentir les choses. Une fois observé qu’en positionnant ma main d’une certaine façon le bébé s’approchait, j’ai trouvé cela extraordinaire!»

Les sages-femmes en discussion dans la nurserie de la maternité du Samaritain, à Vevey (à gauche: la responsable Rosaria Vorlet Crisci).

Les papas pas juste spectateurs

L’haptonomie se pratique en couple, avec une sage-femme. Le suivi est trop personnel pour être effectué en groupe. Les séances (d’une heure à peu près, pour environ 100 fr.) ont lieu durant
la grossesse et la première année de vie de l’enfant, pour le rendre le plus autonome possible.
Les papas sont inclus dans tout le processus. «On donne de sa personne dans cet accompagnement, qui comprend du développement personnel. Tout le monde n’est pas prêt à le faire», précise Rosaria Vorlet Crisci. «Associer le corps à l’esprit. Ça m’a rappelé une formation théâtrale que j’ai suivie», témoigne Yves Putallaz, l’ami de Géraldine. Être à l’aise avec la sage-femme est un impératif. «Ce sont des moments très sympathiques, sans chichi ni pression. L’occasion aussi de bien rigoler», se réjouit Géraldine.
Pour Simone Fischer Leupin, maman de deux enfants, le seul moment de gêne en haptonomie a été un mal pour un bien. «C’était la première fois où j’ai dû me mettre en sous-vêtements. Une mise à nu qui m’a préparée à celle de la salle d’accouchement!»

Bébé, maman et papa font connaissance par le toucher.

Paroles de papas

Jérôme Lambercy, de Châtel-Saint-Denis, père d’une fille et de deux garçons (des jumeaux de 2 ans, un bébé de treize jours): «Au deuxième accouchement de mon épouse, on a fait de manière spontanée un peu d’haptonomie pour l’accompagner dans ses contractions douloureuses.»
Yvan Leupin, de Saint-Légier, père de deux garçons (2 ans et demi, 4 mois): «J’ai toujours été étonné des effets de cette pratique. Pendant la grossesse, c’est comme si on sonnait à la porte et qu’on nous répondait!»
Yves Putallaz, de Corsier-sur-Vevey, père d’un garçon de 3 ans. Sa compagne attend leur deuxième enfant: «L’haptonomie redonne une place équilibrée à l’homme dans le mécanisme de la naissance.»

Moyennes cantonales des taux de césariennes entre 2008 et 2010

Entre 1998 et 2010, le taux de césariennes est passé de 22,7% à 32,6% en Suisse.

www.hapto.ch

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Joëlle Challandes

Rédactrice

Source: Office fédéral de la santé publique

Illustration: Fotolia

Photos: Charly Rappo/arkive.ch, Patrick Gilliéron Lopreno

Publication:
lundi 27.10.2014, 14:00 heure



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