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Ethan place un miroir sur la création familiale avec l’aide de son grand frère Julien et de leur maman Regula.

Une surprenante cowgirl.

Tout se recycle, rien ne se perd.

Un épouvantail artistique.

Un croque-mitaine mélancolique.

La famille Mauron fabrique son épouvantail dans le jardin.

Regula Mauron fixe une tunique jaune sur le bonhomme.

Les outils utilisés par la famille de Denens (VD).

Le grand retour des épouvantails

Tradition Les villageois de Denens (VD) présentent leurs créations dans le vignoble début août. Rencontre avec une famille en pleins préparatifs pour la fête.

À Denens, paisible village de 700 habitants entouré de vignoble surplombant Morges et le lac Léman, les familles bricolent de drôles de bonshommes dans leurs caves, salons ou jardins… La Fête des épouvantails va faire son grand retour cet été après dix ans d’absence et les organisateurs ont vu grand: ils attendent 15 000 personnes, du 8 au 16 août, pour admirer les croque-mitaines disséminés dans les vignes.

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«

On dirait un humain»

Julien (10 ans), à dr., écolier de Denens

La famille Mauron, qui vit juste à côté du château de Denens, prépare son épouvantail pour le concours. La maman Regula bricole avec ses deux fils Julien (10 ans) et Ethan (7 ans et demi) sur leur pelouse. Une vieille barrière en bois a été utilisée comme «squelette». «J’ai vu l’épouvantail du château. Il est beau», commente Julien. «On a commencé il y a un mois. Ma maman a eu l’idée de la barrière. Notre épouvantail nous ressemble, on dirait un humain. On va lui mettre une chaussure avec une fleur dedans comme s’il avait un seau à la main.» De la jute teinte en jaune et vert fait office de vêtements. «J’ai aimé le spray de couleur!» s’exclame son petit frère Ethan. Pour le moment, un miroir fait office de tête provisoire. «On a essayé avec un ballon mais il était trop petit», explique l’aîné. D’autres accessoires devraient encore venir agrémenter leur création réalisée uniquement en matériaux de récupération. À l’école, les deux garçons ont aussi imaginé un épouvantail avec leur classe pour le concours: «J’aime les activités créatrices et les maths. Notre réalisation est faite avec des capsules à café, des bouteilles en PET, des bouchons en liège et du tissu. C’est une fille avec une robe faite avec un parasol», détaille Julien. «Il y a des prix chouettes à gagner! Si on gagne, on pourrait faire un beau voyage avec l’école et aller par exemple à Europa-Park.» Ethan a lui réalisé un épouvantail «pompier» avec ses camarades.

«C’est notre troisième version de l’épouvantail. On a recommencé à plusieurs reprises. Le plus dur était de trouver une idée de départ», explique Regula Mauron. «On ne sait pas encore comment il sera au final. On fait encore du brainstorming pour le nom. Je me réjouis beaucoup de participer à la fête et d’embellir le village. On voulait participer activement à cet événement et ne pas juste visiter et consommer. Ça crée des liens. Je vais tricoter avec les vieilles dames du village. On fait de belles rencontres.» La mère de famille souligne que le village est en pleine effervescence grâce aux préparatifs de la fête: «Il y a beaucoup d’enthousiasme. C’est extraordinaire comme expérience! Un vrai moment de bonheur que je veux partager avec les enfants. C’est génial de pouvoir attirer autant de monde dans un si petit village…» Regula Mauron va travailler bénévolement durant la fête. «On va donner des coups de main.» Julien va lui servir au bar à sirops.

Faire revivre les épouvantails

Le vigneron-encaveur Pierre de Buren, qui vit dans le château de Denens, cultive 7,5 hectares de vignes. Il est à l’origine du concours d’épouvantails dont la première édition a eu lieu en 1995. Cet été, on fêtera la cinquième édition et les 20 ans de cette manifestation originale. «Ni Franz Weber ni Brigitte Bardot s’en sont occupés», plaisante le président de la Société des épouvantails et du Groupement des vignerons de Denens, qui organisent la manifestation. «Il fallait réintroduire les épouvantails dans les vignes!»
Le viticulteur trouvait triste de ne plus les voir dans le vignoble, remplacés peu à peu par les pétards ou les bandes de plastique jaune. «Avec les quotas, on produit moins de raisin par hectare et on a moins de raison de chasser les oiseaux. Ils font notre boulot!» s’exclame Pierre de Buren. Toutefois, il faut trouver un juste équilibre et une nuée d’étourneaux peut faire de sacrés dégâts: «Après les cerises, ils attendent impatiemment le raisin! On n’aime pas trop les avoir dans les vignes», commente le viticulteur. «Quand ils tapent les grappes, ils piquent partout et de la pourriture se forme. Les corbeaux sont plus malins, eux mangent les grains un par un.» Faute d’épouvantails, un garde-champêtre travaille dans le vignoble avant les vendanges et effraie les oiseaux avec des pétards. C’est moins poétique mais ça a le mérite d’être efficace…

«Mégafête» à Denens

Pierre de Buren et Sonia Monaci avec l’imposante mascotte de la fête.

Pierre de Buren et Sonia Monaci avec l’imposante mascotte de la fête.
Pierre de Buren et Sonia Monaci avec l’imposante mascotte de la fête.

«La manifestation est très attendue et se prépare depuis deux à trois ans. Ce sera la mégafête!» s’exclame Sonia Monaci, responsable communication de la Société des épouvantails. Une centaine de bénévoles vont œuvrer pendant les neuf jours de la manifestation. Une grande tente pouvant accueillir 600 personnes sera montée dans un champ à côté du village. «Il y aura un parcours pour découvrir les épouvantails dans les vignes devant le château. Nous avons plus de cent participants et nous espérons battre le record de 150 épouvantails.»
Plusieurs spectacles et animations seront proposés ainsi qu’une exposition de BD-Fil. Un forfait spécial combinant l’entrée à la fête et le parcours en train touristique entre Morges et Denens sera proposé aux visiteurs.

www.epouvantails.ch

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Basile Weber

Rédacteur

Photo:
Darrin Vanselow, SP
Publication:
lundi 27.07.2015, 15:30 heure



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