Le spectacle explore l’univers des insectes qui travaillent, jouent, luttent et se courtisent dans une perpétuelle explosion d’énergie et de mouvement. 

Le microcosme comme une douce rêverie

Cirque du Soleil Le spectacle «Ovo» prouve deux choses: en amour, les insectes aussi connaissent des déboires. Et dans la célèbre compagnie, tout grouille rond. En octobre, la troupe sera à Genève.

Devant le stade, deux gigantesques camions donnent à voir des artistes au maquillage coloré, déguisés en insectes. Certains d’entre eux soulèvent une forme ovale arborant l’inscription «Ovo» («œuf» en portugais). Les spectateurs se ruent pour les photographier et faire des selfies. Puis la foule s’engouffre à l’intérieur.
En temps normal, le stade est plutôt le temple du hockey, de l’équipe des Bulldogs de Hamilton. Mais ce mercredi soir, changement de décor et place à l’acrobatie: dans le stade de la petite ville canadienne d’Hamilton, ce sont les artistes du Cirque du Soleil qui divertiront le public. L’équipe composée de 100 personnes, dont pas moins de 50 artistes, est arrivée la veille.

Responsable des costumes, Luana Ouverney montre celui de Jan Dutler après la lessive (à g.) et prêt à l’emploi (à dr.).

La première européenne à Zurich

Dans le stade, les rangs se remplissent petit à petit. Les spectateurs, les mains chargées d’énormes baquets de pop-corn et de soda, portent des shorts et des tongs. Pendant les minutes qui précèdent le début du show, c’est un flot de paroles animées qui s’échange entre voisins de siège. À l’origine, «Ovo» se jouait sous chapiteau mais après six années de tournée, le conte qui met à l’honneur les insectes a voulu s’en affranchir. «C’est ce qui nous permet de nous produire dans des lieux inédits, par exemple dans des arènes ou en salle, devant un tout nouveau public», explique Heather Reilly. La responsable d’«Ovo» en est déjà à sa sixième production pour le Cirque du Soleil, où elle évolue depuis seize ans. Zurich inaugurera la tournée européenne. Et après Genève, la troupe prendra la route de Salzbourg, Berlin et Londres. Actuellement, neuf spectacles du Cirque du Soleil tournent dans le monde entier, auxquels s’ajoutent quatre spectacles fixes à Las Vegas. Quant à la toute dernière création, «Crystal», elle connaîtra sa première en octobre et constituera le premier spectacle sur glace de la compagnie fondée en 1984. «Un grand nombre de nos artistes sont d’anciens sportifs professionnels», déclare Tim Bennett, le directeur artistique d’«Ovo». Ce dernier veille à ce que la mise en scène soit fidèle à la version initiale. Et pour cela, il s’agit de peaufiner encore et encore les mouvements: «Se mouvoir comme un insecte, c’est moins facile que ça n’y paraît.»
Sur scène, fourmis, coccinelles, araignées et papillons exécutent des acrobaties spectaculaires, mimant à la perfection les insectes. Les acrobates déguisés en araignées et en libellules, montrent toute leur souplesse de contorsionnistes. Ensuite, c’est au tour des protagonistes de faire leur apparition. Gémissant et ahanant, une mouche porte sur son dos un œuf qu’elle emporte avec elle dans le monde microcosmique. Réaction de rejet de la tribu: qui est cet inconnu et que transporte-t-il donc?

Jan Dutler en plein maquillage avant le spectacle. Ici, chacun se prépare seul.

La mouche incarnée par un Suisse

Sous le costume de la mouche se cache Jan Dutler. Ce Suisse de 31 ans fait partie de la troupe d’«Ovo» depuis novembre dernier, après une formation diplômante à l’École de Clown au Québec. «Quand j’étais encore en Suisse, je faisais souvent de la musique de rue», se rappelle-t-il dans sa loge, en plein maquillage. Au Cirque du Soleil, tous les artistes se maquillent eux-mêmes. Pour notre clown professionnel, cela prend 45 minutes. Financièrement, il se maintient à flot en faisant de la charpenterie. Mais pour l’heure, il s’apprête à faire son retour dans sa ville d’origine, Zurich, au grand Hallenstadion, lui qui chantait sur les quais. «C’est de la folie pure!», s’exclame-t-il, ses yeux bleus brillants.
Entre-temps, sur scène, la mouche a jeté son dévolu sur la coccinelle. Ses tentatives d’approche maladroites dans une langue imaginaire amusent le public: entre un «schnusibusi» (ndlr: le petit mot suisse-allemand pour «chouchou») et un «saperlotte», le voilà qui montre son cœur battant à tout rompre. Mais il n’est pas le seul à être attiré par la beauté: le scarabée multicolore, chef des insectes, cherche lui aussi à s’attirer les faveurs de la coccinelle. Son costume rose et orange flashy en met plein la vue.

Dans les locaux de la compagnie, les masques et costumes sont fabriqués à la main, 
telle la tenue de 
la luciole maléfique (photo ci-dessous).

30 000 costumes par an

Avant la représentation, Luana Ouverney et son équipe s’affairent autour des costumes. À la main ou à l’aide de leur machine à coudre Bernina, tout ce beau monde répare en vitesse les coutures défaites et les traces d’usage. Les costumes ont été taillés et cousus au siège du cirque, à Montréal. Coût du costume du grillon: la bagatelle de 9000 francs. Chaque année, environ 30 000 costumes y voient le jour. Et ils plaisent: la chanteuse allemande Helene Fischer fait confectionner les tenues de scène de sa prochaine tournée par l’équipe du Cirque du Soleil.
À la fin de ce Roméo et Juliette moderne et végétal, les applaudissements fusent, le public se lève, crie, hurle. Sur scène, les artistes enlèvent, fidèles à la tradition, leur couvre-chef ou leur perruque. Le spectacle est fini, mais les personnages à «1001 pattes» poursuivent leur route avec le Cirque du Soleil…

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  • Jeudi 5 octobre, 19 h 30, Hallenstadion de Zurich
  • Dimanche 8 octobre, 15 h 30, Hallenstadion de Zurich
  • Mercredi 11 octobre 19 h 30, Arena de Genève
  • Dimanche 15 octobre, 17 h, Arena de Genève
www.coop.ch/cirque

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texte:
Carole Gröflin, Montréal
Photo:
Carole Gröflin, DR
Publication:
lundi 04.09.2017, 13:22 heure



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