Lea Sprunger au bord du Léman, avant les Mondiaux de Pékin.

Lea Sprunger en route vers les mondiaux de pékin

Rencontre Lea Sprunger est rapide, a de belles ambitions pour les Mondiaux de Pékin et cuisine volontiers. Elle nous dit aussi comment elle voit son avenir.

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Pour que mon grand rêve de médaille se réalise, je suis passée au 400 m haies »

Elle a fait la une des journaux aux Européens de Zurich l’an dernier avec l’équipe de relais 4 × 100 m. Maintenant, la Vaudoise de 25 ans, qui a décidé de passer du 200 m au 400 m haies, a déjà décroché haut la main les minima pour les JO de Rio et pour les Mondiaux de Pékin qui commenceront cette fin de semaine.

Vous avez épaté le monde de l’athlétisme avec votre exploit – et vous-même aussi?
Oui, c’est fou! Je savais que j’ai le potentiel dans ce domaine, mais on m’incitait à m’armer de patience après mon changement de discipline. On me disait qu’acquérir la technique et la rigueur nécessaires pour accomplir des prouesses pourrait prendre un à deux ans.

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Pourquoi avez-vous changé de discipline pour la deuxième fois de votre carrière?
J’adore l’athlétisme, mais je me fixe toujours certains objectifs. En 2012, je voulais absolument me qualifier pour les Jeux olympiques. Mais je me suis rendu compte que j’aurais du mal à y parvenir en heptathlon, alors j’ai opté pour le 200 m. Avec succès. Et pour que mon grand rêve de médaille aux Championnats d’Europe ou en finale des Championnats du monde puisse se réaliser, je suis passée au 400 m haies.

Le plus grand défi?
La distance. C’était la grande inconnue: entre les 800 m que je connaissais de     l’heptathlon et les 200 m que je pratiquais auparavant. Pour le 400 m haies, j’ai dû apprendre à courir les derniers mètres avec des muscles acidifiés. C’est extrêmement difficile, aussi mentalement. Surtout quand on est dans les starting-blocks et qu’on sait déjà que la fin sera très douloureuse!

Mon outil de travail: les chaussures à pointes.

Qu’attendez-vous des Championnats du monde à Pékin?
C’est difficile à dire. Je suis 25e au classement annuel mondial, mais toutes les athlètes devant moi ne vont pas nécessairement participer. Si j’atteins mon meilleur temps, une qualification pour la demi-finale est à ma portée. Lorsqu’on fait la course contre des concurrentes beaucoup plus rapides, ça reste difficile. On reste déconcertée par le manque de repères dans les couloirs parallèles.

Quelle influence votre sœur, de quatre ans votre aînée et pratiquant le même sport, a-t-elle eue sur vous?
Au début, je me contentais de l’accompagner à son entraînement d’athlétisme et je voulais faire la même chose qu’elle, avec autant de succès.
Et puis, un jour, je n’ai plus voulu être seulement «la petite sœur d’Ellen» et j’ai décidé de me construire ma propre réputation. C’est précisément parce que nous sommes l’une et l’autre assez différentes que c’est un privilège de pouvoir partager des moments intenses en tant qu’athlètes.

À quoi repensez-vous notamment?
Les réussites communes avec l’équipe de relais étaient des expériences riches en émotions. Mais aussi la cérémonie d’ouverture des JO de Londres, où j’ai fait mon entrée dans le stade aux côtés de ma sœur; et je savais que le reste de la famille était dans les gradins.

En famille: souvenir des JO 2012.

Pourquoi, malgré tout, représentez-vous toutes les deux votre club d’origine, le COVA Nyon?
Il s’agit certes d’un petit club aux moyens financiers très limités et avec peu d’athlètes, mais nous voulons ainsi montrer que nous y sommes encore attachées. Nous souhaitons remercier notre entraîneur de là-bas, Jacques Binder, à qui nous devons les bases de nos carrières.

Qu’appréciez-vous en dehors de l’athlétisme?
Lorsque j’ai du temps libre, je rends visite à mes parents, à mon frère, à ma petite sœur ou à des amis. C’est pour moi essentiel d’avoir aussi des activités avec des gens qui ne sont pas forcément issus du monde du sport. J’adore la nature, surtout les plantes, et j’aime aussi la pâtisserie! Sauf que malheureusement, ce type de plaisir est incompatible avec mon régime alimentaire de sportive de haut niveau…

Qu’est-ce que vous préférez?
Tout ce qui est au chocolat, le chocolat me rend heureuse! (rires)

Et qui d’autre vous rend heureuse?
Ça, je le garde pour moi.

Comment vous voyez-vous dans dix ans?
J’aimerais avoir une maison, une famille, un métier qui me plaît et des enfants qui s’amusent dans mon jardin en fleurs! (rires) Cela peut paraître cliché, mais j’ai vécu une très belle enfance dans un chalet à la lisière d’une forêt et, un jour, j’aimerais que mes enfants puissent profiter de quelque chose de similaire.

Quatre dates dans la vie d’une athlète

1990 Naissance le 5 mars à Nyon (VD). Lea est le troisième enfant de la famille.

2009 Elle est médaillée de bronze en heptathlon aux Championnats d’Europe des moins de 20 ans (U20).

2014 Record suisse au 4 × 100 m en 42 secondes et 94 centièmes à Athletissima, à Lausanne.

2015 Lea Sprunger se qualifie pour les Championnats du monde de Pékin (dès le 22 août).

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texte:
Reinhold Hönle
Photo:
Marius Affolter
Publication:
lundi 17.08.2015, 14:50 heure



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