Un exemple des conditions difficiles en sauvetage. Chiens et conducteurs doivent être en pleine forme.   

Les chiens sortent le grand jeu

Sauvetage Après une avalanche, labradors ou retrievers peuvent sauver des vies, un acte qu’ils associent à un jeu. Leurs conducteurs suivent une formation spéciale.

Qui ne les a pas vus un jour, à la télévision, en plein travail: renifler une odeur humaine afin de sauver une personne enfouie sous la neige? Bien qu’il puisse se révéler un vrai stakhanoviste, le chien d’avalanche, lui, est simplement en train de jouer. Belle philosophie de l’existence, dont les hommes devraient s’inspirer!
«Pour le conducteur de chien, affirme Pierre Theytaz à Haute-Nendaz, responsable de la formation pour les chiens d’avalanche côté Valais romand, c’est un gros investissement personnel que s’engager avec son chien. Traditionnellement, nous sommes des miliciens. Certains sont davantage cynologues, d’autres plus montagnards. Peu importe. Au départ, la formation dure quatre ans, à raison d’une semaine complète par an. Le conducteur doit ensuite s’entraîner neuf à dix jours durant la saison d’hiver. Six entraînements minimum. Ensuite, il passe «professionnel» (de fait, tous restent amateurs… très performants). Tous les deux ans, il repasse un examen d’aptitudes.»
Une excellente forme physique est nécessaire, car parfois, dans la haute neige, le conducteur est appelé à porter son chien.

Pierre Theytaz, responsable de la formation pour les chiens d’avalanche dans le Valais romand

La taille et le poids importent

Il doit également être un excellent skieur, quelle que soit la qualité de la neige. Une marche d’endurance est au programme avant d’entamer la formation. Pour être candidat, les bases d’éducation canine sont exigées, l’obéissance du chien est testée. «L’animal doit avoir entre 1 et 3 ans. Avant 1 année, il est trop jeune; en ajoutant les années de formation, s’il a 3 ans quand il débute, on arrive à 7 ans. Un chien d’avalanche ne travaille guère au-delà de 10 ans.»
Les femelles sont tout aussi efficaces que les mâles, mais «il est préférable de les stériliser. Une femelle en chaleur ne peut pas travailler et perturbe gravement les mâles.» La taille du chien entre en ligne de compte. Le poids idéal se situe entre 15 et 30 kg. Non que les chiens de 50 kg ne soient pas performants, mais ils sont trop lourds s’ils doivent être portés ou transportés en hélicoptère (à l’image du saint-bernard). Les poils longs sont déconseillés à cause du poids de la neige qui s’accroche à eux. Les races sont diversifiées: labrador, retriever, bergers allemand ou australien, malinois, et les croisés. Autre condition, l’animal doit être résistant au froid. «Selon la gravité de l’avalanche, trois à huit chiens peuvent se retrouver sur le terrain. Après quarante minutes de recherches, travail épuisant, ils peuvent se reposer. Ils récupèrent très vite.»

Après quarante minutes de recherches, le chien se repose.

Sauveteurs de tous horizons

Les conducteurs et leurs chiens sont employés, patrouilleurs, enseignants. Seuls comptent l’engagement et la disponibilité – ce qui peut poser problème avec le travail alimentaire: être une semaine par mois de piquet durant la saison hivernale et arriver sur le terrain avec le chien en dix minutes, un quart d’heure maximum. Les femmes participent également à des sauvetages. Elles représentent environ 30% des effectifs.

Critère

Au plus près d’une catastrophe

Une bonne moitié des sauvetages se déroulent en Valais, l’autre moitié se répartissant dans les autres cantons alpins. «En Valais, la formation est gratuite pour ceux qui s’engagent ensuite dans le service de piquet pour les sauvetages», indique Pierre Theytaz. Vaud et Fribourg ont leur propre cours de formation depuis 2006. Auparavant, celle-ci se déroulait à Siviez-Nendaz. «Une dizaine de personnes sont formées en Valais chaque année. Chacune vient avec un seul chien à la fois. Actuellement, je gère une vingtaine de conducteurs, répartis dans les vallées. En cas d’avalanche, c’est essentiel d’être le plus près possible de la catastrophe.»

Pierre Theytaz, resp. formation chiens d’avalanche Valais romand: 078 602 15 62.
Instructeur chiens d’avalanche Vaud/Fribourg: Fernand Pilet, 079 224 42 72. Pour le reste de la Suisse, passer par la Rega: tél. 1414.

www.chiendavalanche.ch

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Pierre Theytaz, SP
Publication:
lundi 01.12.2014, 13:15 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?