Les légendes du sport

Jacques Wullschleger
écrit le 29.11.2016 dans Athlétisme


Jean-Louis Bottani, grand dirigeant, patron de la course de l’Escalade.

«Parfois, je me dis : cool Bottani, cool !…». Au terme de l’entrevue, qui a duré trois heures au lieu d’une, rencontre merveilleuse, riche, introspective, Jean-Louis Bottani, entrepreneur dans l’âme, homme d’éthique, toujours à la recherche de l’excellence «Mais existe-t-elle ?», s’interroge-t-il. D’abord dans la finance puis, étrangement dans l’immobilier. Il avait été convaincu par les arguments de son interlocuteur empressé, qui l’avait relancé. «J’ai acheté un fond de placement immobilier. Voulez-vous le reprendre, le développer ?» C’était quitter un monde connu, voulu, pour un autre inconnu et mystérieux. «J’avais 30 ans, je me suis hasardé, je me suis dit: qu’est-ce que je tu risques ? A Lausanne, j’ai suivi des cours pour l’obtention de la maîtrise fédérale de régisseur et courtier immobilier, que j’ai.»


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Jacques Wullschleger
écrit le 22.11.2016 dans Athlétisme


Joëlle Golay, ancienne athlète

Joëlle Golay : un oiseau de nuit avec un cocon. Le 10 octobre dernier, Joëlle Golay annonçait, qu’elle rangeait ses pointes, après dix années vécues au plus haut niveau. «Ça paraît loin, pourtant, ce deuil sportif n’est pas encore fait», dit-elle, un mois plus tard ; presque un aveu dans son discours riche, passionné où les mots s’additionnent rapidement comme lorsqu’elle courait sur une piste à l’affût d’un chrono, à la recherche d’une limite exigée, jamais improbable, voire jamais  inatteignable, pour pouvoir participer à un événement majeur.


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Jacques Wullschleger
écrit le 15.11.2016 dans Sports collectifs


Jean-Pierre Frei, ancien basketteur

Jean-Pierre Frei : «Je suis un citadin nature.» Il avait passé une courte nuit, pourtant rien ne l’indiquait. «Avec des amis, on a suivi la reprise de la NBA. Ça fait plus de 30 ans que ça dure, qu’on se retrouve pour vivre cet événement. Il y a quelques heures, on était chez Salvatore Rindone (il a joué à Vevey, à Lausanne). En 2014-2015 j’ai transformé toute sa maison. C’est mieux qu’au cinoche. Nous sommes 9 (il y a notamment Lorenzo De Tiani, un ancien du basket aussi, qui était à l’école avec Jean-Pierre Frei), mais au départ nous étions cinq.» Ils se retrouvent tous les mercredis. Quand arrivent les finales, ils suivent tous les matches. «On fait des pronostics, il y a un classement final et chacun est concerné. La saison dernière, j’ai terminé 6; et le 6e apporte du foie gras au repas de fin de saison organisé chez le vainqueur du concours.» Et les deux derniers classés? Jean-Pierre Frei sourit, comme s’il dégustait le moment. «Ils offrent une bouteille de  Château d’Yquem, un vin merveilleux, le seul sauternes classé premier cru supérieur.» Voilà pour la mise en bouche.


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Jacques Wullschleger
écrit le 08.11.2016 dans Sports collectifs


Alain Dénervaud, ancien basketteur

Alain Dénervaud : «J’ai toujours eu du ventre et des grosses fesses…». Il y a beaucoup d’humanité et de douceur, chez Alain Dénervaud, mais aussi un caractère fort et trempé, qui émanait du basketteur, compétiteur né et qui a combattu l’injustice. Avec Fribourg quand il y jouait, jeune, d’aucuns (lui) disaient : tu joues parce que ton papa est au comité. Idem, avec la sélection cantonale, parce que son papa Gaby - il a joué avec FR Olympic - y était entraîneur. Alain Dénervaud a été l’architecte de sa carrière de basketteur, l’auteur de ses performances, des points  marqués et mis à part l’aide de ses camarades sur le parquet, il n’a eu besoin de personne pour tracer ou dessiner son chemin. Il a souffert de la jalousie, montrée  par quelques-uns ; à moins que cela ne soit de la frustration déplacée, sur un terrain pourtant sportif.


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Jacques Wullschleger
écrit le 01.11.2016 dans Sports nautiques


Jonathan Massacand, ancien nageur

Jonathan Massacand : «Aujourd’hui, je ne nage plus du tout.» Il porte un nom, peu ou pas commun, ici. «Mes parents sont binationaux (Français et Suisse). Ma maman est Auvergnate et mon papa est Savoyard», précise Jonathan Massacand, le fils prodigue, bon prodige de la natation suisse, qui a vécu plus de 20 ans dans les bassins et plus de 10 ans avec l’équipe nationale ; il a eu donc le temps et le talent, travaillé, pour battre une dizaine de records. Encore un qui lui appartient: celui du 100m dos ; le dos, sa discipline de prédilection, une nage où on regarde le ciel bleu ou gris, ses étoiles ou alors un plafond, plutôt que le fond et ses catelles. Mais l’effort est si intense que le décor importe peu, les vagues poétiques tombent à l’eau.


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Jacques Wullschleger
écrit le 25.10.2016 dans Sports nautiques


François Kistler, ancien champion de voile 470

François Kistler : «A l’école, je me battais pour être premier de classe.» Humble et affable, déjà, compétiteur-né et amoureux de la nature, cultivé et ouvert sur le monde, il s’était juré - c’est ce qu’on pense - que dans sa vie, jamais il ne ferait mal au cœur à qui que ce soit ; ou qu’il susciterait une ire de déception dans son entourage. Cette règle du jeu a connu une faille, petite et sympathique. «A l’école, j’étais un bon élève. En latin, j’étais le meilleur mais je suis parti en scientifique. J’ai décidé ça. Ça a rendu furax ma professeure, qui a vécu cela comme un «drame.» François Kistler sourit, revoit la scène, sa prof, petite et tonique, son intérieur en feu.


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Jacques Wullschleger
écrit le 18.10.2016 dans Sports collectifs


Michel Desbiolles, ancien grand footballeur

Michel Desbiolles et le droit du regard. Dans un regard, aussi pétillant, il y a de la malice. Ancien grand buteur, servettien de cœur et dans l’âme, Michel Desbiolles s’en est servi pour briller dans le football qui lui appartenait, et avec lequel il a pris du recul, depuis longtemps.


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Gabriel Gisler, futur ex-directeur de la LN de basket

Gabriel Gisler: «Chapeau maman, tu as fait le boulot!»

Dans l’existence, il y a des personnes qui, malgré les inévitables tracas ou soucis du quotidien, vivent avec le sourire en permanence. Gabriel Gisler fait partie intégrante de celles-ci. «C’est ma nature, elle est positive mais comme tout le monde, je cache des choses.» Il sourit, bien sûr. «Directeur de la LN, c’est un job prenant parce qu’on évolue dans une petite structure basée sur le système du bénévolat. Donc, il faut être disponible 24 heures sur 24 et flexible. Cela a été neuf ans de pression continue, j’ai ressenti ça, mais j’ai beaucoup aimé ce que j’ai fait.» Il évoque son activité, un poste qu’il quittera au terme de cette année. Dans d’autres - et ô combien – plus grandes entreprises, il a aussi vécu avec de la pression, différente, il y a mis aussi de la passion, dévorante sans en avoir l’air, avec cette exigence qui le caractérise, cette fermeté articulée autour de mots sensibles, ne se baladant jamais autour du pot. «Tout ça dépend de l’éducation qu’on a reçue», souligne-t-il en gras. «Papa est décédé, il avait 37 ans. Il était poseur de câble, aux PTT. Maman, décédée en 2010, à l’âge de 83 ans, a donc assumé notre éducation - le frère de Gabriel Gisler, Pierre, est actuellement chef du service des sports de la Ville de Fribourg -. Sa volonté a toujours été de nous donner un métier. Chapeau! Elle fait le boulot.»


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Jacques Wullschleger
écrit le 04.10.2016 dans Cyclisme


Auguste Girard, ancien champion cycliste et directeur sportif

Auguste Girard est l’architecte de sa vie

Il a été, Auguste Girard, serrurier en bâtiment; dans la construction. «Un beau et dur métier», dit-il, dans un café-boulangerie, à Villars-sur-Glâne, le jour de ses 73 ans, qu’il ne fait pas. «Tout au long de mon existence - riche -, j’ai eu la chance d’avoir une santé formidable.» Il sourit, évoque le passé, le sien, qui l’a construit, guidé. «On était six enfants. Papa était tailleur en vêtement. Maman s’occupait de nous. Je suis issu d’une famille pauvre.» Auguste Girard n’oublie pas d’où il vient. Cette éducation dans la modestie lui a été bénéfique dans tout ce qu’il a entrepris. Autour d’elle, il a construit sa vie, une honnêteté sans faille, reconnue, qui lui a ouvert des portes. «Coureur cycliste, j’ai toujours été aux services des autres; des leaders. J’étais un équipier. J’ai tout de suite compris que j’en serai un. Ce statut, je l’ai accepté peut-être plus qu’un autre coureur, parce que j’ai été élevé dans l’humilité, dans la discrétion et la pudeur.» Malgré tout, n’y-a-t-il pas eu de la frustration, à considérer toutes les victoires obtenues chez les juniors et amateurs, lesquelles auraient pu ou dû déboucher sur une suite de carrière différente? «Il y a eu une mixité au niveau des sentiments», admet Auguste Girard mais j’étais tellement heureux d’être chez les professionnels, de me confronter aux grands du vélo, d’avoir atteint un rêve, que ça m’a beaucoup aidé. Un équipier participe à l’élaboration d’un succès. La frustration a donc été relative. Très rapidement, ajoute-t-il, j’ai aussi compris que le cyclisme est un sport individuel qui se court en équipe.» Un rêve? «C’était en 1960. Je me trouvais à la Sonnaz - une bosse redoutable entre Morat et Fribourg, redoutée par les participants de cette course à pied commémorative -. J’assistais au passage des coureurs du Tour de Suisse. C’est là que je me suis dit: «Un jour, Auguste, tu seras là, dans le peloton.»


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Jacques Wullschleger
écrit le 27.09.2016 dans Sports de glace


Ludwig Lemmenmeier, ancien hockeyeur

Ludwig Lemmenmeier est un homme de lettres. Son fils, Mikaël, qui a joué au hockey et qui caresse le rêve d’être entraîneur, reproche parfois gentiment à son papa de ne pas parler plus de sa société Help Consulting, basée à La Chaux-de- Fonds. Mais Ludwig, le père, n’est pas du genre à se mettre en avant. Par pudeur. Par humilité. Affaire de caractère, surtout. Son fils y travaille, à 50%. Il détecte des talents. Il est scout, il «fait» du scouting.


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Jacques Wullschleger

 

Un fou de sport. Et le mot est faible. Jacques Wullschleger (62 ans) a consacré sa carrière au journalisme sportif, d’abord pour la «Feuille d’avis de Lausanne» (devenue «24 heures»)dès 1972, puis au «Matin» dès 1984. Son palmarès parle pour lui: plusieurs Coupes du monde de football, des Tours de Romandie et d’innombrables championnats de hockey, tennis, natation, patinage artistique… Au final, des milliers d’articles, mais aussi des événements et des rencontres qui ont marqué l’homme.

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