Les légendes du sport

Jacques Wullschleger
écrit le 16.03.2017


Virginie Faivre, ancienne championne de freestyle

Virginie Faivre : ses mots valent plus que des maux. Pour la première fois de l’histoire de sa vie entre terre et ciel, ou dans les airs, Virginie Faivre vit un hiver «blanc» ; soit sans skis ni neige, sans émotions ni magie. C’est que la championne vaudoise soigne sa santé à cause d’une chute sérieuse survenue au printemps 2016 à Zermatt. Avec sa tête, elle a heurté un bloc de glace recouvert de neige. Commotion cérébrale - ce n’était pas la première -qui lui procure aujourd’hui encore de sérieux maux de tête, qui perturbent son quotidien. «Mais je n’ai plus de problème d’équilibre linéaire dû à un trouble de l’oreille interne», rassure, souriante, Virginie Faivre. «J’ai été soignée à Zurich, au Swiss Concussion Center, un établissement réservé surtout aux sportifs, qui a ouvert il y environ une année.» Reste les maux de tête. «J’envisage de me rendre aux Etats-Unis, dans une clinique réputée, qui accueille régulièrement des sportifs qui souffrent après avoir subi une commotion. Le problème c’est que ça coûte. Il faut que j’en parle à mon assurance.»


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Jacques Wullschleger
écrit le 14.03.2017 dans Gymnastique


Isabelle Camandona, ancienne gymnaste

Isabelle Camandona: "À 11 ans, j'ai quitté la maison pour vivre à Bienne."

On ne s'était jamais rencontrés et pourtant cela s'est passé comme si nous nous connaissions depuis des années. Isabelle Camandona respire la joie de vivre, de communiquer même si elle éprouve le besoin de se retrouver dans la nature, pour un peu de calme, pour respirer, mieux. A Corseaux, où elle vit, elle est physiothérapeute. "Je travaille chez moi, je suis indépendante, ce statut, qui privilégie ma vie de famille, me réjouit." Idéal, pour elle, de pouvoir tout combiner. Elle vient de terminer un Master en sport à l'UNIL. Dans son cabinet défilent des sportifs mais aussi Monsieur et Madame tout le monde. "Je reçois aussi des séniors, mes petits vieux comme je les appelle affectueusement, ils sont au courant que je les appelle comme ça. J'aime leur présence, ils savent un tas de chose, j'aime les écouter parler, raconter. Ils sont merveilleux." Son métier est gratifiant. "Gymnaste, j'ai souvent été blessée. J'ai vu les physios travailler. Ça me plaisait. Je trouve formidable de voir les gens aller mieux, c'est aussi ce qui rend la profession intéressante. Dans ce métier, il n'y a pas que le médical, il y a les échanges."


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Jacques Wullschleger
écrit le 07.03.2017 dans Sports de raquette


Ivan Du Pasquier, ancien joueur de tennis

Ivan Du Pasquier: un autodidacte, citoyen du monde. La vraie écriture de son nom, c'est Ivan Du Pasquier. "On a racheté la particule, il y a 300-400 ans, mais ne me demandez pas pourquoi le D est en majuscule", dit l'ancien tennisman, lequel n'a jamais quitté son sport, ce sport qu'il aime tant. "Même sur mon passeport, mon nom n'a pas toujours été écrit correctement." 

Depuis plus de 30 ans, il enseigne le tennis au Lausanne-Sports. Il est même directeur de son école. "On y dénombre une centaine de jeunes et on compte au LS 30 juniors "compétition", le travail ne manque donc pas. Tout ça me passionne. Je m'intéresse au tennis pour son jeu mais aussi pour son aspect social. Il regroupe – et c'est pareil dans d'autres sports – des personnes de conditions différentes. J'aime l'enseigner, tout entreprendre pour faire grandir les jeunes dans la vie, avec l'aide du tennis."


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Jacques Wullschleger
écrit le 28.02.2017 dans Sports de raquette


Manuela Maleeva-Fragnière, ancienne championne de tennis

Manuela Maleeva-Fragnière : cette grande dame n’a pas (vraiment) aimé le tennis. Elle a été la première sportive professionnelle de son pays. Elle a ouvert une porte dans ce sens et contribué à l’essor du tennis en Bulgarie. Avec ses deux sœurs, Magdalena (4e) et Katerina (6e), elle a figuré avec elles, en même temps parmi les 10 meilleures joueuses mondiales, durant de nombreuses années. «C’était, rappelle-t-elle, à la fin des années 1980, début 1990. Pour rester 10 ans dans les dix premières, il  faut tout le temps progresser parce que derrière les jeunes arrivent.» Le 4 février 1985, Manuela Maleeva a figuré au 3e rang grâce à de formidables résultats, derrière Martina Navratilova et Chris Evert. En 1987 elle se marie avec François Fragnière, dont elle est aujourd’hui séparée.


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Jacques Wullschleger
écrit le 21.02.2017


Daniel Perroud, organisateur d'évènements sportifs

Daniel Perroud : un metteur en scène qui aime les acteurs. Hier, Daniel Perroud, metteur en scène, qui a, à son palmarès plus d’une centaine d’organisations de grands événements sportifs, était entouré de collaborateurs. «A l’époque de DPO – Daniel Perroud Organisations –, que j’ai vendu, j’étais entouré de 6 personnes fixes, d’environ 40 pour le Supercross et de 250 pour le Tour de Romandie.» Aujourd’hui, cet homme exceptionnel, au look d’acteur, très attachant, humble et sensible car il est à l’écoute des autres, est tout seul et son bureau est beau. Sa société Daniel Perroud Management SA se trouve à Nyon. Elle a pour but toute activité commerciale dans les secteurs de l’automobile – un domaine qui le passionne –  et du sport – sa vie, ou presque – ainsi que le développement, la réalisation et la commercialisation de projets immobiliers. «Chapitre sportif, je ne fais plus que le Jumping.» Daniel Perroud qui n’a jamais «fait» de cheval, parle du Jumping Longines de Crans-Montana, qui a eu lieu en 2016, et appelé à avoir son histoire. Il est le directeur de cet événement, qu’il organise avec François Besençon.


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Philippe Bonzon, ancien hockeyeur, actuel co-président du Villars HC

Philippe Bonzon : «Je suis libéral, je resterai libéral…» Philippe Bonzon est un passionné d’histoire, plus spécialement de l’histoire romaine et celle d’Egypte. «L’histoire me ramène à la réalité des choses. L’homme n’en a pas tiré des leçons. Aujourd’hui encore, je ne comprends pas pourquoi. L’homme oublie vite, nous répétons les mêmes erreurs.»  

Dans sa bibliothèque, il possède l’histoire romaine, en français et en  latin. Il cite Tite Live (Titus  Livius en latin) historien de la Rome antique, né à Padoue en 59 avant J.-C., et mort en 17 après J.-C. «Comme métier, je voulais être archéologue mais mon père m’avait dit que c’était un métier de crève la faim. Il me voyait comme mécanicien sur camion. Avec son frère, mon père avait une entreprise de transports. Ceci explique peut-être cela. Chez Zwahlen & Mayr, j’ai effectué mon apprentissage. J’étais dessinateur en construction métallique et ça me plaisait beaucoup plus.»


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Alain Coppey, ancien champion de kick-boxing

Alain Coppey: «L’Institut, c’est notre truc». Alain Coppey ne vit plus avec son épouse mais tous deux travaillent ensemble au Lausanne Wushu Institut couplé au Lausanne Boxing Institut. «Avec Corinne, précise d’emblée l’ancien champion du monde de kick-boxing, les relations sont bonnes. L’Institut, c’est notre truc. Nous entamons notre sixième année ici.» Et le succès est croissant. Un code de conduite naturel a été mis sur pied basé sur le respect et l’éducation. «Aujourd’hui, on dénombre environ 300 inscrits (enfants et adultes). Une centaine sont des assidus et on a «sortis» des champions.»

En vrac : deux champions de Suisse, en kick-boxing ; et un en boxe. «C’est pas mal», sourit Alain Coppey, fier mais qui ne le montre pas... «Au Wushu, nous avons également quelques médaillés ; même un champion du monde, au Wushu traditionnel. Des juniors arrivent et nous les suivons de près», ajoute l’ex-champion, qui compte aussi des compétiteurs en Tai Ji.


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Jacques Wullschleger
écrit le 31.01.2017 dans Sports de cible


Michel Boulaz, champion de billard

Michel Boulaz : «La magie existe dans mon métier et au billard.» La carrière professionnelle de Michel Boulaz est droite.  Elle n’est pas comme les boules qu’il vise,  qui ont des variations énigmatiques pour le commun des mortels, qui voyagent sur un tapis, avec réussite ou pas. «Avec l’école, se souvient-il, nous avions rendu visite à un des commerçants du quartier, M. Python, un boulanger-pâtissier de l’Avenue de Cour, à Lausanne. Cette visite m’avait captivé. J’avais trouvé magique le fait de transformer la farine, l’eau, le beurre pour en faire une crêpe. Je me suis dit que ça sera un jour mon métier, boulanger-pâtissier.» Environ un an après, Michel Boulaz effectua un stage de 2-3 jours chez M. Python ; puis un apprentissage, au même endroit. Ensuite, il partit travailler dans le canton de Vaud.


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Jacques Wullschleger
écrit le 24.01.2017 dans Sports collectifs


Florian Etter, ancien arbitre de football

Florian Etter : «J’ai commencé l’arbitrage à 23 ans…» Il a commencé l’arbitrage à 23 ans. Très tardivement. «Le premier match que j’ai arbitré, c’était des juniors C, à Thierrens», se souvient Florian Etter. Ensuite, de manière naturelle, il a gravi les marches qui l’ont amené jusqu’au haut de l’échelle suisse. «A l’époque, la progression était plus lente. Depuis, la SFL (Swiss Football League) a diminué l’âge pour rentrer dans son giron. Si à 25 ans, un arbitre n’est pas entré dans le cadre des arbitres de niveau national, il devient difficile de faire carrière. Il faut éviter qu’un directeur de jeu stagne trop longtemps dans une ligue. On essaye de les repérer assez tôt (avant 20 ans, si possible) pour pouvoir les promouvoir rapidement.» Comme dans tout, il arrive un moment où il faut faire un choix. «Concilier les études, ou le travail, avec l’arbitrage n’est pas une chose facile. Le moment critique, c’est quand un arbitre entre dans la vie professionnelle. Il y a des arrêts, forcément ; on perd, peut-être, des talents.»


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Jacques Wullschleger
écrit le 17.01.2017 dans Sports collectifs


James Derivaz, ancien footballeur

James Derivaz : «Avec Dame Coupe, on s’est croisés…» Petit, James Derivaz était subjugué par la grandeur des barrages, leur immensité. «Ils m’ont toujours fasciné. En Valais, il y en a pas mal. Le Valaisan-montagnard est attaché à ces éléments-là.» Il détaille. «Un barrage est constitué de blocs de béton empilés les uns sur les autres.» Des «anciens», qui ont vécu leur construction, lui en parlaient. «Les écouter, c’était impressionnant.»


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Jacques Wullschleger

 

Un fou de sport. Et le mot est faible. Jacques Wullschleger (62 ans) a consacré sa carrière au journalisme sportif, d’abord pour la «Feuille d’avis de Lausanne» (devenue «24 heures»)dès 1972, puis au «Matin» dès 1984. Son palmarès parle pour lui: plusieurs Coupes du monde de football, des Tours de Romandie et d’innombrables championnats de hockey, tennis, natation, patinage artistique… Au final, des milliers d’articles, mais aussi des événements et des rencontres qui ont marqué l’homme.

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