Les légendes du sport

Diego Pazos, trailer, organisateur du Montreux Trail Festival et futur papa

Diego Pazos : «Le corps est une formidable machine». Dans la discussion nourrie, à Ouchy, passionnée et vivante, Diego Pazos glisse : «C’est le voyage qui compte.» Il parle de son monde, le Trail et l’Ultra Trail, dont il a fait connaissance tardivement, en 2011. Auparavant, il a été footballeur, longtemps et c’est au FC Renens qu’il entreprit ses premières gammes. «Après je suis allé au LS, de 13 à 15 ans, puis au FC Prilly (juniors A inter). J’ai ensuite joué en 3e ligue (entraîneur Claude Vergères, ancien buteur). On est montés en 2e ligue, on aurait aimé évoluer en 2e ligue inter, mais ça ne s’est pas fait. Alors, j’ai arrêté.» Et s’il y avait eu une ascension? «Je n’aurais peut-être jamais fait du Trail.» Il était milieu défensif relayeur, un joueur résistant, très endurant, déjà. «J’ai toujours aimé courir, le corps est une formidable machine.»


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Jacques Wullschleger
écrit le 10.07.2017


Gérard Vontobel, ancien footballeur, vigneron-encaveur et président

"J'ai un employé, c'est mon papa, il a 81 ans"

Gérard Vontobel est un bon vivant, un épicurien, il aime le partage; il est vigneron-encaveur à Allaman, en face de la jolie église. "J'ai travaillé avec mon père de 1981 à 1986, après nous nous sommes associé", précise-t-il. Le vin blanc est bon, il se laisse boire comme on dit dans les caveaux. "En 1993, j'ai racheté le domaine: trois hectares en propriété plus six en location. J'ai un employé, c'est mon papa qui a 81 ans." Il sourit, on "fait" santé! Durant l'été, trois personnes donnent un coup de main aux Vontobel.
Depuis le mois de mars 2015, Gérard Vontobel est Président de l'ACVF, l'Association  cantonale vaudoise de football. "A ce jour, nous comptabilisons 138 clubs et 25'000 licenciés, dont 1400 dames", se réjouit le commandant de ce navire vaudois, qui vit bien. Un regard sur le football féminin? "Mon attention se porte, surtout, sur le haut niveau. Je suis impressionné par la qualité des matches et les filles ne trichent pas, tout le contraire de ce qui se passe chez les hommes. A ce propos, je suis pour que les arbitres sanctionnent d'un carton même à retardement, le joueur qui vient de se rouler au sol et qui juste après court comme un lapin. C'est de la simulation et c'est insupportable."


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Jacques Wullschleger
écrit le 04.07.2017


Jean-Philippe Herbert, arbitre et avocat

Jean-Philippe Herbert: de Bonaventure à bonne aventure

Grâce à l'amour de ses parents "Que de sacrifices ils ont consenti, je leur dois tout", et à son excellence personnelle, faite de savoir et de travaux assidus, Jean-Philippe Herbert, n'a jamais connu d'aube hostile. Avec cet accent si charmeur et chatoyant, il ne peut échapper au Québec, une belle Province qui se bat pour la sauvegarde du français (loi 101 au Québec). Corollaire: pour son indépendance. "À l'Université McGill, à Montréal, dit-il amusé, j'avais lancé un mouvement pour la protection de cette langue. Ça a été éphémère, mais la résolution était là." Il sourit. La force, belle, sincère, et la diversité enjouée, l'animent; des atouts de classe pour un homme qui en possède une, naturelle.


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Jacques Wullschleger
écrit le 27.06.2017


Adrian Ursea, ancien footballeur, assistant-coach à l'OGC Nice

"En une année, je ne suis allé qu'une dizaine de fois en ville."

Cette année, en septembre, Adrian Ursea soufflera 50 bougies. Depuis une saison, il vit une expérience avec l'OGC Nice (3e du dernier championnat), un dépaysement au niveau culturel et du décors, pas en ce qui concerne le football, le jeu, son éthique, la manière de le pratiquer. " L'idée du jeu est au centre de tout. Quand tu peux offrir du spectacle plaisant, dans la finesse et le plaisir, celui de progresser tous ensemble, où quand tu es en possession du ballon, il y a une intention qui guide l'action, les gens adhèrent."
En appelant Lucien Favre, un des meilleurs coach et entraîneur du continent, toujours très convoité, le président Rivère et Julien Fournier, directeur général, ont effectué le bon choix, dans cette volonté de construire quelque chose de beau. "Le président ne parle que de jeu et de spectacle. Avec Lucien, il est gâté, tout le club est gâté." Dans un premier temps, il n'a pas été trop question de résultat, plutôt d'une philosophie à installer, à respecter, à consolider, en veillant avec soin et intelligence aux choix des hommes, des joueurs. L'OGC Nice a opté pour la continuité. "Trop souvent, un club change d'entraîneur, privilégiant son CV à une philosophie de jeu, à une manière de penser et souvent ça change tout."


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Jacques Wullschleger
écrit le 20.06.2017 dans Sports collectifs


Badile Lubamba, ancien footballeur

Badile Lubamba: "Une Fondation à Kinshasa et une Association à Fétigny". Dans le monde du football, il a beaucoup reçu, et à la fin de sa carrière, il a décidé de redonner son avoir, son savoir. Badile Lubamba est à l'écoute des autres. Son allure, aujourd'hui, est celui d'un homme d'affaires. Posé, réfléchi, conscient de tout ce qui l'entoure avec ses difficultés, son discours est franc et il lui arrive de lutter contre les mots fragiles.


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Jacques Wullschleger
écrit le 13.06.2017 dans Sports collectifs


Mathias Fernandez, ancien basketteur, aujourd'hui coach sportif personnel

Mathias Fernandez: "Je suis un artisan de la santé." Il y a de la douceur dans sa voix. Elle contraste avec l'intensité de son regard. Mathias Fernandez est un ancien sportif de haut niveau ; c'est un perfectionniste, un gagneur, qui a des valeurs (et pas que pour la rime) apprises grâce au sport, puis cultivées dans son âme, sa conscience.


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Jacques Wullschleger
écrit le 06.06.2017 dans Sports collectifs


Slobodan Novakovic, arbitre de basket-ball et artiste-peintre

Slobodan Novakovic: " Je viens d'un pays qui n'existe plus." Il est constamment dans la réflexion, se pose des questions et en impose aux personnes qui l'entourent. Slobodan Novakovic, Genevois, originaire d'ex-Yougoslavie, habitant Bâle, prend des libertés assumées, dans la vie, dans ses toiles, sujets par excellence de ses interrogations. Quand on lui demande: " Quelle est votre liberté principale?", il répond, du tac au tac dans un sourire entendu, les mains jointes. "C'est moi et ça me colle à la peau."  "C'est vous? " "Oui, Slobodan, ça veut dire être libre et Sloboda signifie liberté." 


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Jacques Wullschleger
écrit le 30.05.2017


Mike Aigroz, ancien triathlète et Ironman

Mike Aigroz: "Je me suis pris une claque dans la gueule..." Chez lui, dans sa maison, il raconte son parcours, ses dernières émotions, sa vie, aujourd'hui différente. On l'écoute, il est un homme écouté, il est passionnant et passionné. C'est aussi un conférencier, demandé. Mike Aigroz est un sportif hors-norme, un homme brillant, intelligent à la personnalité à la fois forte et attachante.

Son chapitre de grand sportif, sa carrière durant laquelle il a tout connu, des trucs fous, à la limite humains, a duré 22 ans. En novembre 2016, Mike Aigroz a dit stop. "Mon moteur, c'était ma liberté -sa raison de vivre - des émotions incroyables. En arrêtant, j'ai perdu les deux trucs. Et le téléphone a moins sonné, beaucoup moins sonné. C'est aussi  ça, l'autre réalité." On est dans sa cuisine, et il boit une gorgée d'un café, matinal. L'atmosphère est lourde de sens. "Je savais que rien ne serait facile. Je me suis pris une claque dans la gueule, c'est pire que ce que je m'étais imaginé, pourtant je m'y étais  préparé, à cette retraite."


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Jacques Wullschleger
écrit le 23.05.2017


Pierre Jobin, médecin du sport

"J'ai commencé la médecine à cause d'une dent". Il y a beaucoup de douceur chez Pierre Jobin, dans le regard aussi. Être à l'écoute des gens favorise cette fraîcheur rassurante, régénératrice qui se transmet jusque dans la voix, précise-t-il.

Il est médecin du sport, connu et reconnu dans le milieu où les lésions ne sont pas qu'étrangères. Il n'opère pas, sinon des diagnostics, puis désigne une voie à suivre, avant de revoir le patient pour constater les progrès ou une guérison. " On est plutôt dans la traumatologie, on est des médecins qui réparons" souligne-t-il.


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Jacques Wullschleger
écrit le 16.05.2017 dans Sports de combat


Maurizio Bittarelli, ancien boxeur

"Maurizio,  vous êtes un jeune homme!" Il porte une barbe, il "fait" prof de philo ou écrivain latin. "Je me suis laissé pousser la barbe pour cacher mes rides", dit en souriant Maurizio Bittarelli, ancien boxeur italo-suisse de renom, qui s'est produit un peu partout en Europe. "Grâce à mon sport, j'ai pu voyager en avion."

Il est arrivé en Suisse un samedi de 1963, avec ses parents. "Et le lundi, je suis allé à l'école. "D'abord aux Croix-Rouges, où ça a été dur, puis à Saint-Roch." Il raconte et l'émotion est encore palpable. "Aux Croix-Rouges, on m'a insulté, traité de charogne d'Italien, de magut. J'étais un peu bronzé." C'était l'ère James Schwarzenbach auteur d'une initiative contre l'emprise étrangère, rejetée le 7 juin 1970. "Ces insultes, elles m'auront marqué à vie. Je suis resté ici, parce qu'on trouvait du travail, parce qu'on vivait mieux. J'aime la Suisse et l'amour que je lui porte a grandi en moi. Je suis très content d'être là, j'apprécie cette chance, d'y avoir 5 petits-fils merveilleux. Mais, je ne me suis jamais naturalisé. Jamais. La faute sans doute à ce traumatisme, que j'ai vécu jeune." Ce racisme qu'il abhorre.


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Jacques Wullschleger

 

Un fou de sport. Et le mot est faible. Jacques Wullschleger (62 ans) a consacré sa carrière au journalisme sportif, d’abord pour la «Feuille d’avis de Lausanne» (devenue «24 heures»)dès 1972, puis au «Matin» dès 1984. Son palmarès parle pour lui: plusieurs Coupes du monde de football, des Tours de Romandie et d’innombrables championnats de hockey, tennis, natation, patinage artistique… Au final, des milliers d’articles, mais aussi des événements et des rencontres qui ont marqué l’homme.

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