Giulia (17 ans) et sa cousine Lydia (20 ans), d’Aracaju, au Brésil, découvrent de bons plans genevois avec Emma Drouin (20 ans) et Grégoire Gounod (26 ans).

Les villes séduisent

Essor Grâce à leur offre culturelle et à leur accès facile, les villes attirent les foules. Des «anges à touristes» sont à leur service. Reportage à Genève.

En tenue décontractée, sous le soleil, Emma Drouin (20 ans) et Grégoire Gounod (26 ans) déambulent côte à côte le long du lac, à Genève. Ce ne sont pas des vacanciers, ils sont payés par Genève Tourisme. Leur mission: renseigner gratuitement les touristes. À eux deux, ils maîtrisent cinq langues: français, anglais, allemand, espagnol et portugais. «Salut les anges gardiens!», leur adresse le conducteur du petit train panoramique en les croisant. Une bonne formule, car ils s’appellent Tourist Angels. Pionnière en Suisse à lancer cette idée en 2001, Genève l’a dès lors réitérée chaque été. Interlaken a suivi depuis 2014. Fribourg Tourisme vient de s’y mettre.
Cette année, Genève Tourisme consacre quelque 100  000 francs à ses anges.
En 2015, ils ont informé 48  000 hôtes. «On a tous envie d’avoir de bons plans donnés par des locaux en vacances. C’est ce que font nos dix-huit anges», indique Pascal Buchs, porte-parole de Genève Tourisme.

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Le prix fait la différence

Si les hôtes qui se déplacent à Genève pour des loisirs sont 80% en été contre 20% de visiteurs présents pour le business, la proportion est inversée le reste de l’année. «On fait tout pour pousser le tourisme de loisirs, notamment le week-end, lorsque les chambres d’hôtel ne sont pas toutes occupées. Ce qui fait la différence pour les gens, c’est le prix. On recommande donc aux hôtels de pratiquer un tarif doux le week-end. Les atouts de notre ville, c’est d’être une porte d’entrée vers le lac et les Alpes, avec un cadre de vie serein», détaille Pascal Buchs.
«Les Tourist Angels, une vraie bonne idée. Même avec les développements technologiques, le contact humain est très important lors de la découverte d’une ville», approuve Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme.

«

Quitter Genève en étant sûr de n’avoir rien raté»

Grégoire Gounod (26 ans), Tourist Angel

Très forte progression mondiale

Servane (22 ans), de Paris, a besoin d’aide pour prendre le bon bus.

Servane (22 ans), de Paris, a besoin d’aide pour prendre le bon bus.
Servane (22 ans), de Paris, a besoin d’aide pour prendre le bon bus.

Le tourisme urbain connaît la plus forte progression dans le monde: +58% entre 2010 et 2015, selon l’étude IPK World Trends Reports 2015. Ceci s’explique notamment par une tendance à privilégier les courts séjours, ainsi qu’au succès remporté par les activités culturelles, à l’image des offres des musées, festivals et autres happenings.
En Suisse aussi, les villes séduisent: «En 2015, les nuitées en hôtels dans les grandes villes ont progressé de 2,2%, alors qu’elles ont diminué dans les régions de montagne et les zones rurales, et qu’elles ont globalement baissé de 0,8%. Les nuitées urbaines ont représenté l’an dernier 29% des 35,6 millions de nuitées enregistrées en Suisse. Cet été, nous nous attendons à nouveau à une progression», indique Véronique Kanel. À l’exception de Lucerne, les grandes villes suisses sont majoritairement dépendantes de la clientèle d’affaires. «Ce tourisme s’est montré jusqu’à maintenant moins sensible à la force du franc que le tourisme de loisirs. Il est primordial pour l’économie. Les visiteurs qui assistent à des congrès ou des séminaires dépensent en moyenne plus que les touristes de loisirs», observe la porte-parole de Suisse Tourisme.
Grâce à leur tee-shirt orange vif sur lequel on peut lire May I help you, signifiant «Puis-je vous aider?», on ne peut pas manquer les Tourist Angels de Genève. Les visiteurs, qui viennent principalement de Suisse (19%), de Grande-Bretagne (10%), des États-Unis (9%), de France (8%) et des Pays du Golfe (8%) selon les statistiques de l’an dernier, ne s’y trompent pas et les abordent. «Comment rejoindre notre hôtel?», «Nous sommes là pour quatre heures, que voir?» ou «Qui a réalisé les sculptures du Mur des réformateurs?» Les questions sont variées. Documents, smartphone et hotline avec l’office du tourisme leur sont utiles pour répondre. «On n’attend pas d’eux qu’ils soient des experts, mais qu’ils soient enthousiastes et curieux», précise leur responsable Hélène Noiset.
Amoureux de Genève, Emma et Grégoire adorent ce job. Elle étudie l’histoire de l’art et la littérature allemande à l’Université de Genève. Il y a suivi un cursus de management et vient de créer son entreprise de traiteur, à Nyon. «On en apprend chaque jour sur la ville, c’est super intéressant», se réjouit-elle. «J’ai beaucoup voyagé et je sais qu’on a envie de quitter une ville en étant sûr de n’avoir rien raté. C’est ce qu’on essaie d’apporter aux visiteurs», ajoute-t-il.

Dylan, Louis et Harry (tous trois 15 ans), du Kent en Angleterre, passent quatre jours à Genève avec leur classe pour visiter le CERN.

Fidéliser et soigner son image  

À Fribourg, trois anges sillonnent la cité pour la première fois. «Cette démarche, qui nous coûte environ 15  000 francs, a pour but de fidéliser les touristes et de donner une bonne image à notre ville. C’est un service rendu, sans retombées économiques», signale le directeur de Fribourg Tourisme, Cédric Clément. En basse ville de Fribourg, Arnaud Rolle (19 ans), de Posieux (FR), vit sa deuxième journée en tant qu’ange. Cet étudiant, qui maîtrise le français, l’allemand, le suisse allemand et l’anglais, a envie de devenir politologue. Il est ravi de ce job d’été: «Je suis à l’aise avec les touristes et j’adore la ville.»
Découvrir une cité à travers ses habitants. À New York, en 1992, les greeters sont apparus dans le but de montrer leur ville et de rompre avec son image de cherté et de dangerosité. Le concept a cartonné et s’est exporté en Europe. En Suisse, on trouve des associations de greeters à Genève, Lausanne ou Zurich. Sur le web, on prend rendez-vous avec un local, bénévole, qui nous fait visiter sa ville.

Arnaud Rolle (19 ans) va à la rencontre des touristes de Fribourg en vélo électrique.

Arnaud Rolle (19 ans) va à la rencontre des touristes de Fribourg en vélo électrique.
Arnaud Rolle (19 ans) va à la rencontre des touristes de Fribourg en vélo électrique.

Conseils bénévoles

Les greeters ont pris d’autres formes, via les offices de tourisme. À Lucerne, depuis 2012, des Friendly Hosts (actuellement 34) conseillent les touristes.
À Saint-Gall, huit retraités font de même en juillet et en août depuis l’an dernier. À Bâle, ce sont les Flying Concierges qui tiennent ce rôle depuis un an. Plus de 100 Bâlois offrent de leur temps. À Genève, sous l’égide de l’association Bienvenue, une douzaine de stewards urbains, en réinsertion professionnelle, orientent les touristes et les habitants une fois l’été passé.
À Zurich, qui remporte le plus de succès sur le plan du tourisme en Suisse, on mise sur les médias sociaux et sur le chat en ligne de Zurich Tourisme pour informer au mieux et au plus vite les hôtes. D’autre part, 10  000 chambres d’hôtels proposent le Digitale Concierge, un guide de séjour sous forme de tablette.
Grâce aux avions et aux trains à grande vitesse, on voyage rapidement et bon marché de ville en ville. Les offices de tourisme proposent des cartes «city» pour un, deux ou trois jours, incluant de nombreuses activités culturelles ainsi que l’accès aux transports publics, à des prix attractifs.
Les villes font tout pour gagner de nouveaux hôtes. Suisse Tourisme estime qu’elles investiront 1,5 milliard de francs ces cinq prochaines années pour développer leur offre culturelle et artistique. «Ce sera déterminant pour accroître l’intérêt des villes suisses, tout comme le développement d’offres forfaitaires ciblées, par exemple un week-end gastronomique», conclut Véronique Kanel.

Dominique (67 ans) et Roselyne (64 ans), Français établis à Lausanne, à la découverte des balades de Fribourg.

L’envolée de six grandes villes

Un boom des nuitées s’observe entre 2005 et 2015, aussi bien avec les hôtes de l’étranger que de la Suisse.

Que doit offrir une ville pour vous charmer?

Giuseppe (41 ans), Genève

Giuseppe (41 ans), Genève
Giuseppe (41 ans), Genève
«

Des monuments c’est bien, mais les expériences avec les personnes représentent un plus. La gentillesse et l’accueil des gens sont primordiaux.»

Giuseppe (41 ans), Genève

Alina (33 ans), Genève

Alina (33 ans), Genève
Alina (33 ans), Genève
«

J’apprécie un bon rapport qualité-prix et un accueil de qualité. Pour ce qui est du nombre de choses à voir, je trouve que Londres est fabuleuse.»

Alina (33 ans), Genève

Gilles (57 ans), Genève

Gilles (57 ans), Genève
Gilles (57 ans), Genève
«

La meilleure façon de ne pas connaître un endroit, c’est d’y habiter… Les villes que je ne connais pas m’attirent toutes, à conditions qu’il y ait des choses à y faire et que l’accueil soit bon.»

Gilles (57 ans), Genève

Jérôme (30 ans), Tavel (FR)

Jérôme (30 ans), Tavel (FR)
Jérôme (30 ans), Tavel (FR)
«

La propreté dans une ville, c’est ce qui est le plus important pour moi. S’il y a trop de déchets, ça gâche tout.»

Jérôme (30 ans), Tavel (FR)

Antonella (39 ans) et Vincenzo (33 ans), Genève

Antonella (39 ans) et Vincenzo (33 ans), Genève
Antonella (39 ans) et Vincenzo (33 ans), Genève
«

On aime les villes qui bougent! Notre ville préférée c’est Barcelone, car il y a plein d’animations, de jour comme de nuit!»

Antonella (39 ans) et Vincenzo (33 ans), Genève

Romy (32 ans), Tavel (FR)

Romy (32 ans), Tavel (FR)
Romy (32 ans), Tavel (FR)
«

J’aime voir des monuments car le charme de l’ancien me captive. Je me plais beaucoup à Prague, son histoire est très intéressante.»

Romy (32 ans), Tavel (FR)

Vincent (35 ans), Fribourg

Vincent (35 ans), Fribourg
Vincent (35 ans), Fribourg
«

L’esthétique d’une ville compte à mes yeux, mais aussi sa culture. J’ai envie d’y apprendre quelque chose. Paris me plaît beaucoup.»

Vincent (35 ans), Fribourg

Klaudia (23 ans), touriste polonaise en Suisse

Klaudia (23 ans), touriste polonaise en Suisse
Klaudia (23 ans), touriste polonaise en Suisse
«

Je voyage avec des amies, nous sommes étudiantes. Lorsque nous faisons du tourisme en ville, nous cherchons d’abord de beaux endroits à découvrir.»

Klaudia (23 ans), touriste polonaise en Suisse

Veronika (31 ans), touriste allemande en Suisse

Veronika (31 ans), touriste allemande en Suisse
Veronika (31 ans), touriste allemande en Suisse
«

En zone urbaine, je me plais à découvrir la vieille ville et je suis friande des animations qui y sont proposées.»

Veronika (31 ans), touriste allemande en Suisse

Idées d’escapades dans les quatre villes suisses les plus fréquentées par les helvètes en 2015

Zurich

  • Une activité extérieure en famille. Découvrir la vieille ville depuis un bateau à moteur sur la Limmat. On navigue du Musée national jusqu’au lac de Zurich et retour. Compter environ une heure.
  • Une baignade. Au Flussbad Oberer Letten (Lettensteg 10), pour nager dans la Limmat en pleine ville. Canal de natation de 400 mètres et tremplin de 2 mètres.
  • Une exposition. Le dadaïsme est né à Zurich, au «Cabaret Voltaire» (Spiegelgasse 1). Ce mouvement artistique fête ses 100 ans cette année. Pour l’occasion, le musée d’art moderne Kunsthaus Zürich (Heimplatz 1) consacre une exposition à l’artiste français Francis Picabia (1879-1953), de ses tableaux impressionnistes à ses pin-up controversées.

Bâle

  • Une activité extérieure en famille. Au zoo de Bâle (Binningerstrasse 40), avec sa plaine africaine dans laquelle on peut notamment voir le zébreau Nyati, né le 19 juin dernier. Éléphants, gorilles, oiseaux, manchots ou crocodiles: près de 6600 animaux de 598 espèces vivent dans ce zoo.
  • Une baignade. Dans le Rhin, depuis une structure sur l’eau (Rheinbad Breite, St. Alban-Rheinweg 195). L’occasion de boire un verre ou de manger au restaurant Veronica surplombant les bains.
  • Un musée. Jean Tinguely est né à Fribourg au printemps 1925 et a vécu à Bâle depuis l’été de la même année. L’occasion de découvrir ses machines surprenantes au musée Tinguely (Paul Sacher-Anlage 2).

Lucerne

  • Une activité extérieure en famille. Au Jardin des glaciers (Denkmalstrasse 4), en passant par le monument du Lion, qui commémore la mort héroïque de la Garde suisse lors de l’attaque des Tuileries en 1792. La montée de la tour panoramique offre une vue splendide sur la ville et les montagnes.
  • Une baignade. Au Seebad Luzern (Nationalquai), pour se baigner dans le lac des Quatre-Cantons au cœur de Lucerne, faire de la bronzette, boire un verre ou se restaurer.
  • Un musée. À 30 minutes à pied depuis la gare, une jolie balade le long des quais, le Musée suisse des transports nous emmène sur les routes, les rails, l’eau et dans les airs, afin de mieux connaître les transports d’hier, d’aujourd’hui et de demain. 20% de rabais sur le billet d’entrée avec la Supercard Hello Family.

Lausanne

  • Une activité extérieure en famille. Ouverte au public depuis fin 2003, la Tour de Sauvabelin, à deux pas du lac de Sauvabelin, en bois massif et en escaliers
    à vis, offre un magnifique panorama sur Lausanne, le Léman et les montagnes.
  • Une baignade. Dans le lac, le long de la plage de Vidy (tout près du camping de Vidy). Avec une longue plage de sable, de la pelouse et des jeux pour les enfants.
  • Un musée. Le Musée olympique (quai d’Ouchy 1), inauguré le 23 juin 1993, a vocation à faire découvrir le Mouvement olympique et à transmettre ses valeurs. Jusqu’au 25 septembre, un programme 100% brésilien célèbre Rio 2016, à travers un parcours à la découverte de la culture de ce pays et de la présentation des Jeux.

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Des offres à moitié prix dans de nombreuses villes et autres destinations touristiques de Suisse, ça vous tente? Le Swiss Coupon Pass 2016 – qui existe en allemand ou en anglais, mais pas en français – propose 85 bons «2 pour le prix d’1». Il coûte 59 francs et les lecteurs de Coopération peuvent l’obtenir à moitié prix avec le code promotionnel «STCCOOPHKF16».

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«Les villes de plus en plus vivantes»

Rafael Matos-Wasem (55 ans), chercheur à l’institut de tourisme de la HES-SO Valais-Wallis

Rafael Matos-Wasem (55 ans), chercheur à l’institut de tourisme de la HES-SO Valais-Wallis
Rafael Matos-Wasem (55 ans), chercheur à l’institut de tourisme de la HES-SO Valais-Wallis

Selon ce chercheur, les offices du tourisme ont tout à gagner en collaborant.

Comment expliquez-vous que les courts séjours dans les villes ont de plus en plus de succès?
Notamment par l’arrivée des compagnies aériennes low-cost, à partir des années 1980 en Europe. Et plus récemment par les bus interurbains extrêmement bon marché. On trouve des billets Berlin-Zurich pour 20 francs! D’autre part, il y a une montée en puissance des villes, qui deviennent de plus en plus vivantes, de jour comme de nuit.

Quand la Suisse est-elle passée d’un pays de nature et de paysages pour les touristes à un pays également attractif sur le plan urbain?
Certaines villes suisses ont de tout temps intéressé les voyageurs dont, notamment, Zurich et Genève. Mais cet intérêt est allé crescendo, grâce à la multiplication des événements comme les festivals et les expositions, ainsi que les facteurs que je viens d’évoquer.

Quels sont les principaux atouts des villes suisses?
Leur architecture, leur qualité de vie et leur offre culturelle. Il n’y a, par exemple, jamais eu autant de musées en Suisse: plus de 1100. Il y en a de nombreux gratuits et leurs visiteurs sont en augmentation.

Comment une ville peut-elle se démarquer des autres?
Par quelque chose de fort, comme des symboles tels que la tour Eiffel de Paris ou le jet d’eau de Genève. Certaines villes misent sur un nouveau bâtiment, comme Bilbao, en Espagne. Cette cité industrielle sur le déclin attire des hordes de touristes depuis l’ouverture du musée Guggenheim en 1997.

Quelles sont les conséquences du terrorisme sur le tourisme urbain?
Tout acte sanglant porte clairement atteinte au tourisme. Malgré le fait qu’elle est un îlot de cherté, si la Suisse garde sa neutralité, elle pourrait en tirer son épingle du jeu. Elle se trouve au centre de l’Europe et la sécurité y règne.

Les villes suisses sont loin de rivaliser avec Paris, Londres, Berlin ou Barcelone…
Oui, mais c’est normal. Zurich est prisée, mais il n’y a qu’un million d’habitants dans toute l’agglomération. Si l’on prend Londres et son agglomération, c’est dix fois plus! Cette métropole peut potentiellement héberger beaucoup plus d’hôtes que Zurich.

Pourquoi Zurich dépasse toutes les autres villes de Suisse en termes de tourisme?
C’est la capitale économique et intellectuelle. Son offre culturelle est très intéressante, c’est une ville très agréable, au contact de l’eau et qui dispose d’un système de transports performant. Son centre est vivant, sa vieille-ville bien préservée et son aéroport un hub très dynamique.

Comment encore mieux gérer le tourisme urbain en Suisse?
Il faudrait que les offices de tourisme collaborent davantage, provoquent un effet billard en envoyant leurs hôtes ailleurs dans le pays. Et il serait judicieux de réussir à garder les gens qui viennent pour affaires pour quelques jours de tourisme de loisirs.

Le revers de la médaille du boom du tourisme urbain?
Sur le plan de la consommation d’énergie, les courts séjours en avion représentent une aberration, on n’a qu’une seule planète… Il faudra composer entre notre propension à voyager, les considérations environnementales et le bien-être des locaux. C’est un jeu d’équilibriste.

Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Patrick Gilliéron Lopreno, Joëlle Challandes, Zurich Tourisme/Gaëtan Bally, Bâle Tourisme, Lucerne Tourisme, Lausanne Tourisme/Bernard-H.Bissat, Pascal Gertschen, DR
Publication:
lundi 08.08.2016, 14:30 heure