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Lolvé Tillmanns, lundi après-midi 8 décembre, à Genève, Place de Montbrillant , tout proche de la rue des Grottes de son roman.

Le collier d’argent: Lolvé l’a acquis après avoir publié son premier roman, «La Genèse du papillon», c’était en 2013.

Lolvé Tillmanns au Café de la Place (Place de Montbrillant), où Coopération l’a interviewé, lundi 8 décembre 2014.

Lolvé Tillmanns: «J’ai toujours eu le virus des histoires»

Il y a trois ans, Lolvé Tillmanns quitte son job pour avoir le temps d’écrire. Quelle passion a piqué cette jeune Genevoise? Zoom sur elle.

«

C’est une vie plus intense, en écrivant»

Vous avez fait des études universitaires, vous aviez un job dans le marketing, les choses semblaient rouler et puis, il y a trois ans, vous stoppez là et décidez de vous tourner vers l’écriture. Qu’est-ce qui vous a poussée à changer de cap?
C’est la quête de faire quelque chose qui me plaît, qui m’interpelle, me lance des défis. Mon dernier emploi était très ennuyeux et les choses se sont accélérées. Je me suis demandé ce que j’aurais envie de faire si je pouvais complètement le décider. Et c’est ça qui s’est imposé, c’est de vraiment écrire, sérieusement, pas juste un peu de temps en temps.

Mais c’est quand même assez spécial, pour une jeune femme d’aujourd’hui, de se lancer dans l’écriture…
Je crois qu’on a toujours besoin d’histoires, qu’on nous raconte, qu’on se raconte à nous-mêmes. Je ne sais pas si c’est vraiment anachronique! Il me semble que beaucoup de gens ont envie d’écrire. Et puis j’essaie d’être aussi avec mon temps, d’être présente avec des textes chaque semaine sur Internet, d’écrire des textes très courts pour ceux qui n’aiment pas lire sur une longue
période.

Écrire, qu’est-ce que ça a changé?
J’ai une vie plus intense, avec des choses plus satisfaisantes et plus compliquées.

Vous n’avez pas été piquée, ado ou très jeune, par le virus de l’écriture…
En fait, j’ai toujours eu le virus des histoires. J’en ai toujours beaucoup lu, mon grand-père m’en a lu toute petite, j’en ai inventé, mais je ne les ai pas forcément écrites. Parce que j’avais toujours cette idée que j’avais besoin de plus de temps.

Le bracelet de jade que Lolvé a ramené de Chine où elle a voyagé avec son mari, une mois, dans la province du Yunnan. C’est un double souvenir: celui du voyage de Chine et celui de son deuxième roman, «33, rue des Grottes».

Le bracelet de jade que Lolvé a ramené de Chine où elle a voyagé avec son mari, une mois, dans la province du Yunnan. C’est un double souvenir: celui du voyage de Chine et celui de son deuxième roman, «33, rue des Grottes».
Le bracelet de jade que Lolvé a ramené de Chine où elle a voyagé avec son mari, une mois, dans la province du Yunnan. C’est un double souvenir: celui du voyage de Chine et celui de son deuxième roman, «33, rue des Grottes».

Vous dites que vous écrivez «pour explorer». Après deux romans, des nouvelles hebdomadaires sur votre site, sur quel chemin vous trouvez-vous?
J’essaie toujours de me lancer de nouveaux défis. Le roman qui paraîtra en 2015, Rosa, est un roman familial, un roman historique, qui n’a rien à voir avec les deux précédents, ni celui d’après. J’expérimente sur les thèmes, les structures, les temps verbaux…

Écrire un roman aujourd’hui, qu’est-ce que ça apporte, qu’est-ce que ça peut dire du monde contemporain?
Le roman pour moi est la façon la plus efficace de raconter une histoire. Parce qu’on peut vraiment la raconter, donner beaucoup d’indicateurs, être assez clair, mais il y a beaucoup qui est laissé à celui qui lit. Et dans les romanciers d’aujourd’hui, on peut lire notre époque et espérer que certains y laisseront une trace. Comme au XXe, au XIXe, au XVIIIe. Le roman changera sans doute de forme, mais son essence, qui est de raconter des histoires dans une époque, je ne vois pas pourquoi ce ne serait plus actuel.

Vous ne vivez pas (encore) de votre plume. Pour vivre au quotidien que faites-vous?
J’enseigne le français aux adultes et je travaille encore un peu dans l’énergie, dans le comité d’une coopérative agricole qui fait du solaire photovoltaïque sur les toits agricoles de Suisse romande.

Le deuxième roman de Lolvé, «33, rue des Grottes» paru cette année 2014 aux éditions genevoises Cousu Mouche.

Le deuxième roman de Lolvé, «33, rue des Grottes» paru cette année 2014 aux éditions genevoises Cousu Mouche.
Le deuxième roman de Lolvé, «33, rue des Grottes» paru cette année 2014 aux éditions genevoises Cousu Mouche.

Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement dans l’énergie?
Depuis que je suis à l’université, c’est le thème qui m’a le plus intéressée. Parce que c’est un sujet qui est au cœur des sociétés, qui est important pour l’environnement, pour l’économie, pour la géopolitique, qui se lit dans l’histoire… C’est un thème passionnant, qui est totalement stratégique.

Vous décrivez parfois des êtres au début de leur journée. Et vous, pourquoi vous levez-vous le matin?
Pour écrire. Pour être avec mes proches. Pour essayer de découvrir de nouvelles personnes. Pour apprendre aussi.

Une journée réussie, c’est quoi?
C’est une journée où j’ai un petit peu souffert, parce que ça veut dire que je suis allée un peu plus loin que ce qui était facile, où j’ai pu travailler, mais où il y a une soirée relaxante avec mon mari, avec des amis, ou les deux, et un bon verre de vin, quelque chose de bon à manger.

Parce qu’on mange aussi dans votre dernier roman, c’est important la nourriture pour vous?
Oui, j’aime cuisiner, manger, le bon vin aussi, et je pense que dans la littérature, la nourriture, les objets, ce sont des éléments qui font qu’on est plus dans un roman, avec les personnages.  

Les trois livres que vous emportez sur une île déserte?
Dans les livres de jeunesse que j’ai aimés, il y a Jane Eyre. Dans ce qui est un peu pour moi la quintessence du roman, celui de Philip Roth, Goodbye, Columbus. Et puis dans la littérature romande, cette voix vraiment spéciale, le fils spirituel de Proust et de Bukowski, Florian Eglin.

4 dates dans la vie de la jeune romancière

1982 Naissance. Son prénom, Lolvé, lui vient d’un livre de Marguerite Duras.

2011 Elle se marie en mars. En septembre, elle quitte son emploi et se consacre essentiellement à l’écriture.

2014 Un deuxième roman, «33, rue des Grottes», après «La Genèse du papillon». www.lolvetillmanns.ch

2015 Parution de son roman «Rosa», également aux éditions Cousu Mouche. www.cousumouche.com

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Charly Veuthey

Rédacteur

Photo:
Darrin Vanselows
Publication:
lundi 15.12.2014, 15:45 heure



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