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Le château de Chillon est l’un des monuments suisses les plus prisés avec plus de 370 000 visiteurs chaque année.

Lord Byron se lance dans le tour du lac Léman sur les traces des lieux marquants du roman de Jean-Jacques Rousseau, Julie, ou La Nouvelle Héloïse. Peinture de Charles-Edouard Le Prince, Promenade de Julie et de Saint-Preux sur le lac de Genève, 1824.



Merveilleuses promenades au bord du lac depuis le château.









Le débarcadère du château de Chillon.

Lord Byron, poète du tourisme

Commémoration Oui, un homme et sa plume peuvent donner une aura mondiale à une région. Comme Byron et le Léman. Le château de Chillon lance une expo célébrant son séjour en 1816. 

Vous dites, lord Byron? Un météore! Une idole littéraire du début du XIXe siècle au même titre qu’une rockstar aujourd’hui. Son séjour helvétique de mai à octobre 1816 donnera naissance à trois œuvres majeures (Le Prisonnier de Chillon, Le Pèlerinage du chevalier Harold – Chant III et Manfred), véritables cartes de visite de la Riviera vaudoise et des Alpes bernoises. Pour corser encore un peu le mythe, ce noble Écossais quitte sa patrie après quelques scandales peu vertueux en 1816 sans jamais y remettre les pieds avant sa mort prématurée en Grèce, en 1824, à l’âge de 36 ans.

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Byron incarne, autant par sa vie que par ses personnages littéraires, le héros romantique par excellence. Et inspirera nombre de ses contemporains européens, d’Alexandre Dumas à Victor Hugo. C’est dans ses pas helvétiques que nous emmène le château de Chillon et son exposition «Lord Byron, le retour». De Cologny (GE) au château de Chillon, de Vevey et Montreux à la Jungfrau, un véritable périple se dessine et se cristallise dans les vers où Byron partage ses expériences, son amour de la nature, de l’eau et des montagnes.

Un château, une tempête

Installé à Cologny, lord Byron se lance dans un tour du Léman en barque à voile avec son ami, le poète Percy Shelley (futur époux de Mary, l’auteure de Frankenstein). Leur carte de navigation n’est autre que Julie ou La Nouvelle Héloïse de Rousseau, dont l’héroïne meurt tragiquement près de Chillon. Après avoir longé la rive sud du lac, ils atteignent le château de Chillon le 25 juin. Byron est subjugué par le lieu et l’histoire de François Bonivard, patriote genevois enfermé dans les geôles de la forteresse pendant six ans en 1530. Il ne lui faudra pas une semaine pour écrire son fameux Prisonnier de Chillon. D’abord à Lausanne-Ouchy, où les deux navigateurs sont contraints de s’abriter après une violente tempête, puis à Cologny.

Le succès de ce long poème à la musicalité envoûtante est immédiat et les visiteurs affluent. On dit même qu’ils déclamaient les vers en marchant autour de la colonne où était enchaîné Bonivard! Le tourisme naissant de la  région s’empare du phénomène et l’aura du nom de Byron résonne sur les vagues du Léman. En 1924, les cent ans de la mort du charismatique poète sont même célébrés en grande pompe en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni et un festival Byron voit le jour à la Fête des Narcisses de Montreux. Que ce soit dans les publicités de la compagnie de navigation ou des chemins de fer, sa venue à Chillon ne s’essouffle pas!

Byron et Shelley arrivant au château de Chillon en barque à voile. Lithographie de Engelmann, 1826.

Le voyage dans les Alpes

En septembre 1816, Byron et son ami Hobhouse se lancent dans un périple alpin les menant de Montreux à Zweisimmen, de Thoune à Lauterbrunnen (BE). Ils suivent l’itinéraire 33 du Manuel du voyageur en Suisse. Ils atteindront même le sommet du Lauberhorn, Grindelwald, la Grosse Scheidegg et la vallée de Rosenlaui. Ses impressions – l’harmonie avec la nature et ses rencontres avec les autochtones – sont décrites dans son Journal alpin. Il y parle même du cor des Alpes, du yodel et des coutumes alpines. Son drame Manfred prend aussi pour décor la région de la Jungfrau. Le partage de ses expériences des sommets, du Léman, du
château de Chillon et d’autres perles helvétiques est bien sûr exceptionnel du point de vue du verbe, mais bien plus encore par sa diffusion et son écho. Sans le vouloir, ce rebelle aux mœurs légères et à l’écriture nocturne allait devenir un des premiers promoteurs touristiques de la Suisse. Pardon? Sans les Anglais, pas de tourisme? On aura tout entendu!

L’An 1816: un volcan, un été funeste

Climat lugubre à la Frankenstein

En avril 1815, l’éruption du volcan Tambora en Indonésie a des répercussions mondiales catastrophiques. L’hiver volcanique décime les récoltes et cause des famines en Europe occidentale et en Amérique du Nord. En Suisse, le printemps et l’été 1816 riment avec températures froides et pluies diluviennes. Entre mai et juillet, plus de 50 jours de pluie sont enregistrés. Lord Byron en tirera un poème apocalyptique, «Darkness» («Les Ténèbres»), où le soleil disparaît à jamais et provoque l’extinction de la race humaine!

Exposition

Dans les traces d’une star du romantisme

Du 29 avril au 21 août, l’exposition «Lord Byron, le retour» retrace le séjour helvétique du poète. Elle investit cinq salles du château de Chillon, dont celles des souterrains et des armoiries. Plusieurs événements jalonneront l’expo tout au long de la belle saison: visites guidées insolites (tous les dimanches), ateliers «carnets de voyage», festival du livre romantique (3-4 juin) et journée anniversaire le 26 juin. Le château a même sorti une cuvée Byron (Lavaux AOC) pour l’occasion!

Pour y aller en transports publics. Voyager en train jusqu'à Montreux. Descendre les escaliers en face de la gare et prendre le bus direction Villeneuve à l'arrêt «Escaliers de la gare». Descendre à l'arrêt «Veytaux-Chillon».

Le château de Chillon et l'expo
Les manifestations du château liées à l'expo

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Alain Wey

Rédacteur

Photo:
Antoine Gobat, SP, Alain Wey
Publication:
lundi 25.04.2016, 15:36 heure



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