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Maximilian Janisch (11 ans) chez lui, à Meierskappel, dans le canton de Lucerne.

Maximilian Janisch devant chez lui, dans le canton de Lucerne

Maximilian Janisch devant chez lui, dans le canton de Lucerne – photographié par Philipp Zinniker

Maximilian Janisch devant chez lui

Maximilian Janisch: «Les enfants sont plus intelligents»

Précoce À 11 ans, Maximilian Janisch suit un cours de maths à l’Université de Zurich. Rencontre avec un enfant surdoué qui voudrait rester jeune.

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Le plus important? Laisser une trace»

Maximilian Janisch, tu es un surdoué en maths. Pourquoi avoir écrit un livre te concernant?
Comme souvenir: quand j’aurai 20 ans, je pourrai me dire que j’ai passé ma maturité de maths à 9 ans. Et j’espère que le livre se vendra bien!

C’est important pour toi d’être connu?
Oui. J’ai un chapitre intitulé «Mon quart d’heure de célébrité». Ce sont peut-être trente minutes! Mais à l’école, pour les autres élèves, je ne suis rien d’autre qu’un camarade.

Tu es résolu à ne pas dépasser les 20 ans. Comment cela?
Je veux toujours avoir 18 ans. Je ne veux pas dépasser mon esprit de 18 ans. Après, l’esprit maigrit. C’est mieux de ne pas dépasser cet âge-là: on n’a pas de responsabilité, et puis, je veux rester toujours beau. Comme je le suis aujourd’hui!

Les enfants seraient donc plus intelligents?
Oui, dans 99% des cas. Quand on est adulte, on perd un peu de créativité. C’est juste un phénomène. À 50 ans, les gens ont beaucoup moins d’arguments qu’à 15 ou 16 ans.

Comment l’expliques-tu?
Parce qu’ils ne font pas beaucoup pour leur esprit, ils sont peut-être un peu fatigués. Or, comme adolescent, on peut être plus curieux, continuer à apprendre, par exemple une langue. Beaucoup d’adultes, si je leur demande quelque chose de très facile en maths, me répondent: «Ça fait vingt ans que je n’ai plus fait de maths»; 80% des adultes n’aiment pas les maths.

Et toi, pourquoi te fascinent-elles?
J’aime les chemins pour trouver une solution à un problème. Et puis, tout va ensemble: j’aime l’élégance, il y a beaucoup de chemins possibles, et il faut chercher le plus élégant. Alors, on obtient une solution et une preuve.

Pour le moment, tu es bien dans le monde des ados…
C’est un monde pour lui-même. Dans le comportement de mes copains de classe, il y a beaucoup de scènes drôles. Du comique de situation. Les adultes ont moins d’humour que les adolescents.

Le livre de Maximilian

Tu dis avoir le même problème que tes camarades: l’école. On te «vole beaucoup de temps». Comment l’emploierais-tu, s’il était élastique?
L’école prend beaucoup de temps. Je n’aime pas cet aspect de l’école: qu’elle nous domine. Je ferais davantage de maths, car c’est créatif. J’aime aussi les sciences naturelles, la programmation, et j’ai commencé des cours de théâtre. Ma première représentation aura lieu le 6 mai. Dans la vie quotidienne, je fais toujours du théâtre: ça consiste à être joyeux. Et je fais des blagues de comédien!

Comment perçois-tu ta différence?
Je ne la perçois pas vraiment. Les autres s’habituent à moi, et moi aux autres – au fait qu’ils sont deux fois plus grands que moi en taille! Je suis un enfant de 11 ans, c’est juste qu’à l’école, je suis plus rapide, et en maths beaucoup plus talentueux.

Tu t’ennuies?
Ça m’énerve si on me demande deux fois la même chose. Sinon, j’ai trouvé ma place.

Le plus important, dans la vie?
Il faut laisser une trace de ce qu’on fait. Écrire un livre, avoir des enfants, construire une maison.

Les autres univers d’un surdoué

Dans ton livre, tu évoques Dieu, et t’interroges.
Il y a beaucoup d’injustices. J’espère qu’il n’existe pas, Dieu. S’il en existait un, je voudrais échanger deux mots avec lui! Pour qu’il arrête cette brutalité, cette inégalité, ce déséquilibre. On dit de Dieu qu’il nous pardonne. Mais pourquoi y a-t-il ce déséquilibre, cette brutalité? En Afrique, des gens fabriquent des téléphones mobiles pour 1 ou 2 euros, et ici, nous les achetons 700 euros. Si on les payait 800 euros, peut-être qu’ils gagneraient 10 euros.

Le monde d’aujourd’hui permet-il d’être différent, ou tend-il à l’uniformisation?
C’est aussi l’école, qui nous façonne comme des travailleurs pour l’usine. On a des devises de plus haut, qu’il faut juste appliquer. On devient des moutons, en prenant des devises du berger. Il est vraiment difficile d’être différent. Mais c’est possible. Le communisme, ce n’est pas pour moi. J’aime les alternances dans les cultures – il y en a aussi en maths, on peut toujours découvrir autre chose encore. C’est un élargissement de mon horizon. Voir juste le bleu du ciel ne suffit pas… Je ne veux pas que mon esprit devienne une ruine.

À propos de ruines, en vacances avec tes parents, ce n’est pas trop ta tasse de thé…
(Il rit) Ça n’est pas très inspirant, pour quelqu’un qui a 11 ans! J’ai une vie normale! Qu’un enfant n’aime pas les visites de ruines, c’est un phénomène qu’on trouve souvent.

4 dates dans la vie d’un enfant surdoué

2003 Maximilian est né le 8 août à Zurich. Il habite à Meierskappel (LU).

2013 Le 26 avril, réussite de l’examen écrit de maturité en maths, après passage de l’examen oral (avec 6).

2013 Dès le 12 septembre, l’Université de Zurich lui offre un programme individuel d’études de maths.

2014 En décembre, sortie de son livre «Moi, un phénomène? L’université à 10 ans: facile!» (Éd. Favre).

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Texte: Ariane Pellaton

Photo:
Philipp Zinniker
Publication:
lundi 05.01.2015, 15:00 heure



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