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Melanie Oesch (26 ans) se produit sur scène depuis l’âge de 5 ans. Avec sa famille, elle a transformé ce qui était un hobby, il y a encore quelques années, en profession.





«Il faut vivre 
la musique»

Les «Oesch’s die Dritten», l’ensemble 
familial folklorique, enflamment le public partout où ils passent. Il seront en concert le 26 avril, à Orbe (VD). 
Entretien avec Melanie Oesch, la chanteuse du groupe.

Clip

Interview

Coopération.  Plutôt surprenant de voir une jeune femme comme vous chanter sur de la musique folklorique… !
Melanie Oesch. Pour moi, c’est quelque chose de normal. Je le fais depuis vingt ans. Actuellement, le «folklorique» est un peu une tendance – même du point de vue vestimentaire! De plus en plus de gens achètent et portent des habits traditionnels. Mais tous mes amis, savent que ce que je fais n’est pas quelque chose d’artificiellement inventé pour coller à une mode. 

Quand vous dites «tendance», vous pensez surtout à la Suisse alémanique?
Pas du tout. Le phénomène se remarque aussi en Suisse romande. Surtout chez les jeunes. Du reste, nous avons un public plus jeune en Suisse romande qu’en Suisse alémanique. 

Avec vos deux frères vous représentez la 3e génération des Oeschs: votre famille vous a transmis le virus très tôt?
On peut le dire, en effet. Nous avons un véritable feeling dans le groupe. Dans la vie de tous les jours aussi nous nous entendons très bien, mais c’est encore plus fort sur scène. Notre plaisir, c’est de partager ces émotions non seulement entre nous mais aussi avec ceux qui aiment notre musique. Dans le monde d’aujourd’hui, je trouve important de donner aux gens des moments de bonheur. Je le vis personnellement comme un privilège.

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Les Romands 
extériorisent 
davantage leurs émotions»

En fait, avez-vous vraiment eu le choix ou les Oesch’s die Dritten se sont-ils imposés à vous?
Non pas du tout. Toutes les possibilités m’étaient ouvertes. Pour mes parents, l’important était que je trouve ma voie. A l’époque du lycée, j’ai pris des cours de chant classique. C’était très intéressant et important pour moi de travailler ma voix et la technique, mais ce n’était pas mon monde. 

Les Oesch’s die Dritten correspondent davantage à votre univers musical…
D’autant plus que notre musique ne peut pas être cataloguée dans un genre précis. Nous faisons de la musique folklorique, du Jodel, c’est vrai, mais nous empruntons aussi un peu à la musique country, un peu au schlager, à la musique folk, etc. Nous chantons en suisse-allemand, en allemand, mais aussi en français et en anglais. Le mélange des styles et des «couleurs», c’est vraiment la marque de fabrique des Oesch’s die Dritten. Nous sommes traditionnels tout en étant ouverts à d’autres influences. Comme un arbre, nous avons des racines, mais les branches s’étendent dans toutes les directions. 

Pratiquement partout où passe le groupe, on affiche complet: comment expliquez-vous cet énorme succès?
C’est surprenant aussi pour moi (rires). Je crois qu’il y a plusieurs raisons. D’une part, le fait que nous soyons une famille doit en être une. Tout comme le respect que nous portons à tous les membres du groupe – technicien, manager et partenaires occasionnels compris. Le public comprend que ce succès est le résultat d’un travail d’équipe et pas d’une seule personne.

D’autre part, notre style musical fait de mélanges de genres et de langues fascine probablement les gens. Sur scène, nous voulons transmettre des émotions positives au public et pour cela, il faut vivre la musique et pas seulement la jouer.

Nous devons tout faire pour rester nous-même et ne pas céder aux sirènes de personnes qui voudraient nous faire changer. Cer les Oesch’s die Dritten, c’est vraiment nous. Quand nous avons commencé, la musique était notre hobby. Nous ne pensions pas que cela prendrait une telle ampleur. 

Votre prochain concert en Suisse romande sera le 26 avril, à Orbe. Comment expliquez-vous le succès du «schlager» chez les «Welches»?
Difficile à dire (rires). Déjà avant ce concours de 2007 (lire encadré), nous avions donné des concerts en Suisse romande. Pas autant qu’aujourd’hui, mais quand-même… La sympathie a tout de suite été réciproque entre le public romand et nous. Cela montre bien que la langue n’est pas aussi importante qu’on le croit. Ce qui compte, c’est la «langue» de la musique et des émotions. Si tu peux transmettre des émotions, tu as gagné.

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Nous n’avions 
jamais pensé que 
ça marcherait 
si bien»

Que pensez-vous du public romand?
A mon avis, les Romands sont plus ouverts que les Suisses alémaniques. Ils extériorisent davantage leurs émotions. C’est aussi pour cette raison que sur l’album Live sorti  l’année dernière, deux des trois concerts ont été enregistrés en Suisse romande. L’un à Colombier (VD) et l’autre à Châtel-Saint-Denis. Les émotions étaient très fortes. Nous n’avions jamais pensé que ça marcherait si bien. Ce fut une merveilleuse surprise. 

N’avez-vous jamais été tentée par des formes musicales plus jeunes, moins traditionnelles (rock, pop, r’n’b, hip hop)?
C’est encore trop tôt pour le dire. Pour l’instant, je ne projette pas de changer. 

Pensez-vous faire autre chose dans cinq ou six ans?
On me pose souvent cette question mais je ne peux pas y répondre maintenant. Je voudrais profiter de ce moment magique et de réaliser quelques projets avec le groupe. Nous abordons souvent ce sujet en famille et nous arrivons tous à la même conclusion: il faut profiter maintenant d’être ensemble. Après, on verra… Chacun a sa formation, sa profession, On peut faire autre chose, ce n’est pas un problème. Si cela pouvait rester dans le monde musical, ce serait parfait.

Pouvez-vous dire quelques mots de l’album que vous êtes en train d’enregistrer?
Il y aura beaucoup de choses spéciales. Nous avons enregistré, par exemple, un morceau des années 1950, un peu de rock’n’roll, quelques mélodies de films adaptées à notre style, il y a aussi un peu de country et, bien entendu, des morceaux traditionnels. L’album sortira fin mai.

Portrait express

De la poste à la scène

Carte d’identité. Melanie Oesch est née le 14 décembre 1987, à Münsingen (BE). Elle a deux frères: Mike (25 ans) et Kevin (23 ans). 

Formation. Bac musical en poche, elle rêve de devenir journaliste, écrit pour le «Thuner Tagblatt» des articles dans le domaine culturel, puis entreprend une formation à la Poste avec spécialisation commerciale.

Musique. C’est durant la 2e année d’apprentissage que la musique s’impose à elle. La victoire, en 2007, à l’émission «Musikantenstadl» est le déclic. Depuis, tout s’enchaîne. Avec succès!

Infos et dates des concerts sur: www.oeschs-die-dritten.ch

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Jean Pinesi

Rédacteur

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Photo:
Darrin Vanselow
Publication:
lundi 31.03.2014, 14:00 heure

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