Stefan Oberholzer, agriculteur et sylviculteur, vient de couper un de ses arbres. Un boulot qui n’est pas de tout repos.

Mon beau sapin

Production indigène Chaque année, Coop vend près de 80 000 sapins de Noël. Plus de 70% sont d’origine suisse. Et la tendance est à la hausse. Visite chez un sylviculteur.

Le petit sapin Nordmann a l’air bien modeste à côté de variétés plus imposantes. Il n’est souvent pas attrayant au premier coup d’œil. Il lui manque parfois des branches d’un côté et sa cime ne s’élève pas toujours droit vers le ciel. «De temps en temps, la nature nous fait des caprices», commente en souriant Stefan Oberholzer, agriculteur et sylviculteur de la bourgade saint-galloise de Flawil. Ce quadragénaire est un spécialiste des sapins de Noël.

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Avant qu’il reprenne le domaine familial, son père exploitait déjà une parcelle de sapins de Noël, en plus de son élevage de bétail laitier. Au fil des ans, le fils a agrandi la plantation. «Les vaches, ce n’est pas trop mon truc. Je préfère les sapins de Noël.» Stefan Oberholzer en cultive depuis plus de dix ans de même que des épicéas.
Le paysage collinaire et difficilement praticable du Bas-Toggenburg, autrefois couvert de pâturages, est parfait pour la culture de sapins. Le sylviculteur possède aujourd’hui plusieurs hectares parsemés de milliers de conifères.
Du jeune plant à l’arbre commercialisable, un sapin met entre sept et douze ans, selon la taille souhaitée. Le travail que le sylviculteur a débuté il y a plusieurs années ne commence donc à porter ses fruits que maintenant. Car contrairement à ce qu’on pourrait penser, un arbre ne pousse pas tout seul!

Tâches protectrices

«J’ai beaucoup à faire toute l’année», confirme Stefan Oberholzer. En effet, il ne s’agit pas seulement de planter de jeunes arbres, mais aussi de les tailler dans les règles de l’art. «C’est la condition pour qu’ils prennent peu à peu leur forme buissonnante», explique le pro. À cela, il faut ajouter le fauchage de l’herbe. Faute de quoi, elle envahit rapidement l’espace et prive les petits plants de lumière et de place. Étendre de l’écorce sur le sol pour protéger le terrain et les plantes fait aussi partie des tâches quotidiennes. «Je passe aussi beaucoup de temps à protéger les arbres des dégâts provoqués par les oiseaux.» Ceux-ci, en effet, cassent la cime des arbres en essayant de s’y percher. «Pour les en empêcher, je fixe une petite tige le long de la pointe. À l’extrémité supérieure de la tige se trouve une petite barre transversale qui peut servir de perchoir aux oiseaux.» Ce travail de prévention sur quelques dizaines de milliers d’arbres est un véritable tour de force.

Proche de la nature

Autre tâche qui incombe au sylviculteur: surveiller constamment ses plantations à cause du risque que présentent les ravageurs. Les pucerons aiment s’attaquer aux conifères. «Je répands donc un purin d’ortie et de prêle sur les cultures à titre prophylactique.» Adepte des méthodes douces, Stefan Oberholzer dispose des tas de bois ou de pierres au bord de ses plantations. «Il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’une petite faune, insectes compris, s’y installe.» Ses arbres prospèrent de façon naturelle. Et si l’un d’eux ne répond pas tout à fait aux canons de beauté, ce n’est pas grave: «Il y a des gens qui apprécient un arbre à la cime recourbée ou pas assez fourni par endroits!» Notre petit Nordmann pourra donc connaître lui aussi une fin heureuse. Joyeuses Fêtes!

Chez Coop

88 000 sapins vendus, dont 8000 en plastique

Source: Coop

Des actes pour le bien-être de tous

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Markus Kohler

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Photo:
Christof Sonderegger, Bilderwerk GmbH
Publication:
lundi 14.12.2015, 14:05 heure

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