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Mon jardin, aux portes de l’été

Le printemps a été si pluvieux et froid que nos jardins tournent au ralenti. Il est donc indiqué de booster les plantes avant l’été… mais de façon naturelle.

Et maintenant, nous avons écopé de la grêle. Le printemps que nous venons de vivre restera certainement, dans certaines mémoires, comme un printemps particulièrement «pourri» – ce qui se comprend. La station météorologique de l’Aéroport de Genève, par exemple, rapporte que ce printemps 2013 se place (pour la période allant du 1er mars au 17 mai) au 4e rang des printemps les plus arrosés depuis trente-quatre ans. Le pluviomètre indique en effet 261 mm d’eau en 34 jours, derrière 2006 (312 mm), 1983 (314 mm) et 2001 (463 mm).
A titre de comparaison, les printemps de 2011 et 2012 avaient près de deux à quatre fois moins de précipitations, et près du double de temps d’ensoleillement!
Même Sion, avec ses belles conditions météo, a souffert: le printemps 2013 occupe en effet le 7e rang des moins ensoleillés (429 h/34 j)depuis 1980, et le 13e des plus arrosés (113 mm/34 j).

Ces situations météorologiques dépressionnaires, avec leurs températures trop basses, ont nui à l’agriculture et à nos jardins. La pousse des tomates, des courgettes et des poivrons a été très ralentie. Puis le retour du soleil, sur une terre riche et humide a encouragé la germination de tapis de mauvaises herbes… où se pâment de véritables régiments de limaces et d’escargots, pour lesquels toute cette humidité est une véritable aubaine.
Et puis, et puis… il faut le dire: l’atmosphère chaude et humide favorise l’une des plus redoutables maladies qui affectent les plantes de jardin, le mildiou (sorte de moisissure). L’année prochaine, afin de protéger vos solénacées (tomates, pommes de terre) du mildiou, vous pourrez enfouir une poignée de feuilles d’ortie dans le trou de plantation: ceci fait de petites merveilles.

Cela dit, n’oublions pas que le grand avantage de ce printemps pluvieux a été un bon réapprovisionnement des sources. Cela faisait longtemps qu’en ce domaine, les sonnettes d’alarme tintaient chaque été. Les bons jardiniers signalent d’ailleurs que «les jardins sont souvent plus optimistes que les humains». Pour un jardin naturel, avec une terre vivante et un bon humus, un surplus d’eau est préférable à la sécheresse. Grâce à l’eau, les processus de vie qui libèrent les éléments nutritifs seront efficaces et harmonieux. Si votre jardin a souffert, pensez à soigner la terre avant vos plantes. Pour cela, on ne saurait trop vous recommander l’utilisation de l’ortie en extrait fermenté (ou «purin» d’ortie). Elle ne laissera ni trace ni odeur sur les fruits et légumes, et va booster vos plantes à merveille.

L’ortie, alliée des jardins

L’ortie fortifie et stimule la flore microbienne du sol.

L’extrait fermenté à base d’orties est très efficace pour fortifier la terre de nos jardins. En voici la recette.

L’eau Utilisez de l’eau de pluie ou de source. A défaut, l’eau du robinet devra être «déchlorée»: laissez-la à l’air libre entre deux et quatre jours et remuez-la régulièrement. S’il s’agit d’une eau «dure» (pH supérieur à 7), ajoutez-y du vinaigre d’alcool (¼ de litre de vinaigre pour 30 litres), puis contrôlez le pH.

Le récipient Evitez le métal et le bois; il devra être en plastique avec un contenu de 10 litres.

La préparation Un kilo d’orties fraîches dans 10 litres d’eau. Placez le seau au soleil quelques heures pour démarrer la fermentation, puis rangez-le dans un endroit sombre et frais (garage). Remuez  un peu en surveillant la fermentation: le processus peut durer entre trois et cinq jours (attention, ceci à titre d’indication, renseignez-vous auprès d’un spécialiste). Il sera terminé quand vous ne verrez plus aucune petite bulle remonter à la surface de la préparation. Puis filtrez, avec des collants ou du tissu: plus c’est filtré, mieux c’est. Stockez votre purin d’ortie dans un contenant en plastique, à l’abri de la lumière et au frais.

Mode d’emploi
En traitement foliaire (sur les feuilles, avec un vaporisateur) pour dynamiser vos plantes: dilution à 5% (5 dl de préparation pour 10 l d’eau d’arrosage).
En engrais (au sol uniquement!): dilution à 10%. Mais il vaut mieux deux passages à 5%, qu’un seul à 10%.
Nota bene. Pour que les plantes absorbent le purin, elles doivent être bien alimentées en eau. Un traitement en pleine sécheresse, sans arrosage adéquat, n’aura aucun effet.
Attention: évitez de traiter pendant la floraison, puisque les abeilles sont repoussées par l’odeur de cet extrait fermenté.

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