Des alternatives à l’abandon brutal de son animal existent.

N’abandonnez pas votre animal!

A chaque veille de vacances, les refuges pour animaux 
signalent une hausse des chiens et chats délaissés par leurs maîtres. Il est temps de réagir.

Tandis que les refuges privés s’accordent pour constater davantage d’abandons au moment des vacances d’été, et le phénomène va en augmentant, la Protection suisse des animaux (PSA) a noté un petit recul d’abandons en 2012 par rapport à 2011 (–4%).
Plusieurs responsables de défense animale affirment qu’une profonde indifférence face aux animaux s’est installée dans les mœurs – on consomme les bêtes vivantes comme des objets, on les jette quand ils grandissent ou qu’ils nous ennuient, notamment en été. Mais dans le même temps, des communautés de protecteurs de nos amis à poils, à plumes, à écailles apparaissent, qui informent et travaillent sur le terrain. Les abandons sont plus vite signalés, et les animaux trouvés attirent davantage l’attention. «J’ai sauvé un chien attaché à un arbre en juillet 2013, raconte Denise à Lausanne. Il était totalement déshydraté, amaigri, il ne bougeait plus. Je pleurais en l’amenant chez le vétérinaire. Je l’ai gardé tant il s’est accroché à moi.»

Myriam (prénom d’emprunt) se souvient: «J’avais un chien et deux chats. Quand je me suis mariée, mon mari ne les a pas voulus. Je les ai abandonnés pour lui. A la SPA, le chien a pleuré durant des mois. Quand je me suis séparée trois ans plus tard, j’ai voulu les reprendre, une des chattes s’était laissée mourir de faim, l’autre m’a griffée au visage quand elle m’a vue. Elle ne voulait plus de moi. Le chien est encore traumatisé, il craint toujours que je l’abandonne à nouveau.» Myriam avoue ses regrets: «Eux sont fidèles, les humains nous larguent sans regrets.» Ainsi, combien sont-ils qui laissent derrière eux leur animal sans émotion?
Si la France mène des campagnes intensives contre l’abandon, la Suisse est plus timorée. Il faut donc année après année rappeler que les animaux ont des sentiments – à leur manière – et souffrent, tout comme les humains. Les abandonner est un acte de cruauté et de lâcheté. C’est avant de les adopter qu’il faut réfléchir.

Vidéo «Chiens, chats et co»

Le vétérinaire visite une étable

Corbeau malin

Noir, c’est noir 

Drôle de rencontre près du garage. Autour d’une grande écuelle qui scintille au soleil, un bâtard noir à longs poils déguste un repas qui ne lui est pas destiné. A peine le temps de goûter aux mignardises déposées là par une âme charitable, que deux félins encore plus noirs arrivent en roulant les mécaniques et en feulant, genre: «Casse-toi cabot, sinon tu vas goûter à nos griffes plus vives que l’éclair.» En grognant, le chien se retire, la queue entre les pattes. Au-dessus de cette scène champêtre, un oiseau dessine dans l’air chaud de sombres figures. Et le voilà qui atterrit entre chats et chien. Chacun retient sa respiration, aplati au sol. L’ailé jette un cri à vous glacer le sang. Une vieille dame à la fenêtre le maudit. Il s’en fout, l’emplumé. Courageux mais pas téméraires, les poilus ont cessé de manger. Alors le volatile se pose près de la gamelle et entame le repas. Quand la femelle aux yeux d’or fait mine de s’approcher, le noir corbeau l’en dissuade d’un coup de bec bien placé.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

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Photo:
Keystone
Publication:
lundi 30.06.2014, 07:00 heure



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