Le chanteur du groupe Gotthard Nic Maeder, né à Lausanne il y a 42 ans. Ici dans un de ses endroits préférés, le parc San Michele, au-dessus de   Lugano où il habite.

«La Suisse me manquait, voilà!» 

Pour la sortie du nouvel 
album «Bang!» du groupe Gotthard, 
Nic Maeder, le chanteur, nous parle d’un studio de répétition aux allures 
de tour de Babel, de la Suisse, de l’Australie et de ces petites bêtes qu’il a 
en horreur, les araignées… 

Vidéo

Interview

Coopération.  Quand vous avez rejoint le groupe Gotthard, vous étiez mi-Romand, mi-Australien. Aujourd’hui que vous habitez Lugano, vous êtes un tiers Tessinois?
Nic Maeder.  Je vis ici depuis trois ans et je me sens vraiment chez moi à Lugano. Seule la langue reste un petit obstacle. Je comprends très bien ce qu’on me dit, mais je suis si souvent à l’étranger avec le groupe que je n’ai pas encore vraiment eu l’occasion d’apprendre l’italien.

Vous êtes bilingue?
Oui, j’avais 2 ans lorsque mes parents ont quitté Lausanne pour l’Australie, où mon père a construit une maison. Par la suite, la famille a alterné entre la Suisse et l’Australie, refaisant ses valises tous les deux ou trois ans. Je suis donc allé à l’école dans les deux pays et je parle le français et l’anglais sans accent.

Et quelle est la langue officielle du groupe Gotthard?
Il suffit de passer un moment avec le groupe en studio pour entendre parler quatre langues en l’espace de vingt minutes! Quand on est au complet, on parle anglais, mais lorsque je ne suis pas là, les copains parlent en général allemand. Leo, Freddy et moi, nous parlons français. Avec Marc, Freddy ou Hena, on parle aussi italien. D’une façon ou d’une autre, on se comprend!

Votre engagement dans le groupe Gotthard a coïncidé avec votre retour au pays.
C’est amusant comme tout se goupille parfois! L’Europe me manquait depuis longtemps déjà et je venais de plus en plus souvent voir ma mère et ma sœur à Yverdon – avant même de recevoir la proposition de Gotthard. Disons que cela a été le déclic pour sauter le pas.

Qu’est-ce qui vous manquait?
Melbourne est une ville magnifique mais l’on s’y sent si loin du reste du monde… La Suisse me manquait, avec toutes ses spécificités: les montagnes, le ski, la fondue, la raclette – tout quoi!


«

Je me contente de peu. Je vis avec que dalle! Ça me laisse plus de liberté»

Qu’est-ce qui vous a poussé à relever le défi Gotthard?
Chaque nouvel opus était différent des précédents. Il arrivait même au groupe d’explorer plusieurs styles sur le même CD, ce qui est rare. Beaucoup de groupes produisent en fait toujours la même musique, qu’ils se contentent de varier légèrement. Pour moi, en tant que parolier, c’est vraiment l’aboutissement d’un rêve, de travailler avec des co-auteurs aussi ouverts que Leo Leoni et Freddy Scherer.

Lors de la création de l’album «Bang!», en quoi la collaboration s’est-elle améliorée par rapport à votre première expérience avec le groupe?
La manière d’écrire n’a pas vraiment changé. Normalement, Leo, Freddy et moi nous retrouvons pour composer la musique. Ensuite, la plupart du temps, c’est moi qui écris les textes, mais nous le faisons parfois aussi ensemble. La grande différence, c’est que nous disposions cette fois de plus de temps. Et naturellement, nous nous connaissions beaucoup mieux sur le plan musical. Nous avons donc véritablement pu écrire les chansons pour ma voix, avec de longues incursions dans les basses, où je me sens particulièrement bien.

On trouve encore deux morceaux carrément hard-rock sur l’album: «Get Up’n’Move On» et «Jump the Gun».
Ça tient au fait que nous avons plus expérimenté, jusqu’à nos limites, et sans jamais faire le choix du compromis. Les morceaux violents sont donc vraiment violents et les morceaux entraînants vraiment entraînants.

Comment vous est venue l’inspiration pour le single «Feel What I Feel», qui a toutes les chances de devenir un tube?
D’un rêve dans lequel je rencontrais l’amour de ma vie. Je ne connaissais pas cette femme et je ne me souviens pas non plus de son apparence physique. Mais le sentiment qu’elle a éveilléen moi était extrêmement fort. Les réactions que suscite cette chanson me laissent penser que nous sommes nombreux à faire ce genre de rêves.

Etes-vous du genre «Crocodile Dundee», prêt à éliminer tranquillement tous les animaux indésirables lorsqu’une femme appelle à l’aide?
La plupart des animaux, y compris les serpents, ne m’inspirent aucune peur. Mais j’ai horreur des araignées! Là, c’est moi qui appelle pour qu’une femme vienne me sauver! A ma grande surprise, j’ai découvert qu’il y avait des scorpions au Tessin, et il m’a fallu en venir à bout tout seul. Et ce n’est pas drôle du tout…

Tout autre chose. Nous sommes aux portes de la Fête des mères. Quelle place avait cette fête dans votre enfance, en Suisse et en Australie?
Nous lui offrions généralement des fleurs, nous l’invitions à manger et nous la fêtions…

Nic Maeder

La voix de Gotthard

Naissance. Le 11 août 1971 à Lausanne.

Profession. Chanteur, musicien, parolier.

Sur sa carte d’identité. Célibataire. Vit à Lugano.

Parcours. Il a grandi en Suisse et en Australie. Après une for-mation d’ingénieur du son à la Télévision Suisse Romande, il y travaille encore sept ans avant de déménager en Australie. Il est alors musicien dans des bars. C’est alors que sur le conseil d’un de ses potes romands, il envoie une bande démo à Gotthard et qu’il succède à Steve Lee. Il fait son entrée en 2012 sur l’album «Firebirth». «Ma plus grande chance? D’avoir rejoint Gotthard.»

Actualités. L’album «Bang!» vient de sortir. Tournée européenne et internationale (au Japon en septembre) qui passe notamment en Suisse à Morat (FR), aux Stars of Sounds Murten, le 13 juin et au Sierre Blues Festival le 11 juillet.

www.gotthard.com

Questionnaire de Proust

Votre héros de roman?
Hercule Poirot.

Et quel modèle avez-vous dans la vraie vie?
Mon père.

Le dernier film que vous avez vu?
«La Vie rêvée de Walther Mitty».

Et quel film aimeriez-vous revoir?
«Les Evadés».

Votre héros préféré au cinéma?
Indiana Jones.

Quelle sorte de musique écoutez-vous actuellement?
Le chanteur de  soul et de blues Gavin Degraw.

Le disque que vous emporteriez sur une île déserte?
«Back In Black» d’AC/DC.

Avec quel musicien boiriez-vous volontiers quelque chose?
Angus Young.

Que cuisinez-vous vous-même?
Les lasagnes.

Votre plat préféré?
Un fondue au fromage.

Votre boissons préféré?
Un Merlot du Tessin.

Avec qui êtes-vous le mieux à table?
Avec ma famille.

Et votre lieu préféré pour manger?
Un de mes restaurants préférés est «Chez Crettol» à Zurich.

Mac ou PC?
Mac.

Auto ou train?
Auto.

Vin ou bière?
Vin!

Pâtes ou fondue?
Fondue.

Jogging ou marche?
Jogging.

Montagne ou mer?
Les deux.

La dernière fois que vous avez pleuré?
Je ne m’en souviens pas.

Ce qui vous fait rire?
Les Monty Python.

L’animal que vous aimeriez être?
Un oiseau tropical.

De quoi rêvez-vous?
De la santé et du bonheur de ma famille et de mes amis.

Votre plus grande chance?
D’avoir rejoint Gotthard.

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Texte: Reinhold Hönle

Photo:
Sandro Mahler
Publication:
lundi 28.04.2014, 00:00 heure

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