Noël, une si belle
 symbolique 

Toute la fête de Noël est dans ses symboles, en commençant par la 
date à laquelle elle est célébrée. Mais d’où viennent-ils? Et pourquoi? 
Les légendes sont nombreuses. Voici un petit éclairage possible.

Le sapin
: une bien longue histoire

Certains le font provenir d’Alsace, d’autres encore d’Autriche. Jadis, les Celtes associaient un arbre à chaque mois lunaire: il est dit qu’ils avaient dédié l’épicéa, l’arbre de l’enfantement, à décembre. Au XIe siècle, les chrétiens avaient coutume de présenter des scènes appelées mystères, dont celle du paradis: l’arbre du paradis était alors représenté par un sapin garni de pommes rouges. Au moment de la Réforme, pour illustrer la nativité, les protestants adoptent la tradition du sapin, qui symbolise le  paradis d’Adam et Eve, et délaissent la crèche, préférée par les catholiques.

Les cadeaux
: autrefois, une orange

Les cadeaux de Noël sont une représentation symbolique des offrandes que les Rois mages apportèrent à Jésus. Mais durant la fête des Saturnales chez les Romains, placée durant la période du solstice d’hiver, on avait déjà pour habitude d’offrir des présents. C’est aux XVIIIe et XIXe siècles que la tradition, qui consiste à échanger des cadeaux à Noël, commence vraiment à se répandre. Autrefois, le cadeau était alimentaire: une friandise, ou une orange, symbolisant la renaissance du soleil. Avec l’apparition des grands magasins au XIXe siècle, il est devenu plus… concret.

La crèche
, l’âne et le bœuf

Dans l’Evangile selon saint Luc, l’endroit où est déposé Jésus à sa naissance est désigné par le mot de mangeoire, qui se dit «cripia» en latin, d’où est issu le mot «crèche». Il semble que la naissance de Jésus ait eu lieu dans une grotte aménagée en étable, comme il en existait alors en Palestine. Le bœuf et l’âne font référence à une phrase d’Isaïe, un prophète de l’Ancien Testament : «Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne la maison de son maître, mais Israël ne la connaît pas, mon peuple ne comprend pas» (1:3). Les deux animaux symboliseraient la promesse d’une connaissance à venir grâce au fils de Dieu.

Le Père Noël
: un long chemin

La figure du Père Noël provient de celle de Saint-Nicolas, revisitée en 1860 par un illustrateur de presse new-yorkais: même longue barbe blanche, la mitre devenue bonnet de fourrure, le grand manteau rouge, devenu costume bordé de fourrure blanche et rehaussé d’un ceinturon de cuir, le voyage sur le dos d’un âne transformé en voyage en traineau tiré par des rennes. Bref, Saint-Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands et hollandais où il a subi des changements vestimentaires et culturels, pour se transformer en un Père Noël débonnaire et convivial et revenir en Europe… par la cheminée des maisons.

La date Noël, de «dies natalis»

Les chrétiens fêtent le réveillon de Noël dans la nuit du 24 au 25 décembre, parce que cela commémore la naissance de Jésus, mais les Evangiles n’attribuent pas de date à l’événement. De fait, cette date est liée à des festivités païennes très anciennes marquant le solstice d’hiver (21 décembre), moment à partir duquel les jours rallongent. A ses débuts, l’Eglise de Rome doit imposer la nouvelle religion en Celtique (Europe de l’Ouest): on superposera donc aux lieux de culte et aux fêtes païens des églises et des fêtes liées au christianisme. La date de Noël (du latin «dies natalis», jour de la naissance) sera fixée sous le règne de l’empereur Constantin, au IVe siècle.

La bûche de Noël: cadeau des Celtes

La bûche de Noël symbolise le gros morceau de bois sec et résineux promettant de la chaleur et de la lumière aux habitants d’une maison, au plein cœur de l’hiver. L’usage de la bûche de bois brûlant dans l’âtre et symbolisant la renaissance du soleil remonte aux Celtes de Grande-Bretagne. En brûlant, la bûche restitue la chaleur et la lumière du soleil dont le solstice d’hiver prive les hommes. Au XIXe siècle, un pâtissier a l’idée de créer un gâteau pour le réveillon de Noël qui fait référence à cette merveilleuse bûche de bois. A noter que la recette traditionnelle de la bûche pâtissière est à base de crème au beurre.

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Véronique Châtel

Rédactrice, Paris

Photo:
Keystone, Fotolia, Getty Images
Publication:
lundi 16.12.2013, 11:10 heure

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