Un air de Julia Roberts pour la Valaisanne qui monte.

Noémie Schmidt: «Chaque jour est une découverte»

Premier rôle La jeune actrice valaisanne installée à Paris s’est fait un nom au cinéma. Noémie Schmidt est à l’affiche de «L’Étudiante et Monsieur Henri» avec Claude Brasseur.

On dit de vous que vous avez une fraîcheur rare et le charme d’actrices américaines comme Julia Roberts. Rien que ça!
(Silence)
Oui, c’est Ivan Calbérac qui l’a affirmé. Julia Roberts est une actrice que j’adore. Le compliment m’a fait plaisir sur le moment, mais il ne faut pas trop s’y attacher et le prendre pour de l’argent comptant.

Vous êtes en tournée promotionnelle de «L’Étudiante et Monsieur Henri», le long métrage d’Ivan Calbérac, dans lequel vous tenez le premier rôle. Comment vous sentez-vous?
Chaque jour est une découverte. Cela fait un mois que nous sillonnons la France pour présenter le film. J’ai le plaisir de retrouver les sensations du théâtre grâce au contact avec le public. Partager avec les spectateurs donne du sens à mon travail.

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Vous y interprétez Constance, une étudiante qui débarque à Paris, comme vous l’avez fait à Bruxelles à 19 ans pour votre école de théâtre. Un rôle taillé sur mesure?
C’est très difficile de faire le parallèle, car je n’arrive pas vraiment à me décrire clairement et objectivement. Mais sur certains aspects, je me suis reconnue en Constance. C’est une jeune femme qui navigue entre ses rêves et ses doutes. Elle est dans la construction de sa personnalité et son caractère est ambivalent. Pour le côté fonceur de Constance, par contre, je me suis beaucoup inspirée de ma petite sœur. Elle doute mais, en même temps, se lance tête baissée.

Vous partagez l’écran avec Claude Brasseur. Comment s’est déroulée la collaboration?
Au début, il a voulu connaître mon vécu dans le milieu. Comme mon expérience au cinéma ne lui disait rien, je lui ai parlé du théâtre, de l’école à Bruxelles et des pièces dans lesquelles j’ai joué. Après cette petite phase de test, au moment de trouver la complicité entre Constance et Henri, il m’a vraiment adoptée. J’ai beaucoup appris de lui.

«

Être comédienne? C’est vivre encore plus!»

Nous sommes en ce moment dans le train entre Vevey et Sion, votre ville natale, où vous allez présenter le film. Qu’est-ce que ça fait de revenir à la maison?
Je suis excitée comme une puce. Ça me fait très plaisir que ma famille et mes amis découvrent enfin mon travail. J’espère qu’ils seront touchés par le film, car j’ai donné tout ce que j’ai pu et fait de mon mieux.

Avez-vous parfois le mal du pays?
Oui, bien sûr. Et aussitôt, je saute dans le TGV et rentre pour me ressourcer et faire des balades en montagne.

L’étui offert par son père

Mais à propos, dites, où est passé votre accent valaisan?
(Rires) Je ne sais pas, je crois qu’il va et vient en fonction des personnes que je côtoie, un peu par mimétisme. D’ailleurs, en ce moment, j’ai bien plus d’accent qu’à Paris… (ndlr: notre journaliste est aussi Valaisanne).

À quoi ressemble le quotidien d’une jeune actrice à Paris?
Je n’ai aucune routine. Que je sois en tournage, en casting ou en promotion, toutes mes journées sont différentes. Je peux travailler des textes chez moi ou être sur un plateau jusqu’à 22 h tous les soirs. Je vais très souvent au cinéma et voir des expos. J’ai beaucoup d’amis dans le milieu et nous profitons pleinement de l’offre culturelle de Paris.

Vos derniers coups de cœur cinématographiques?
Youth de Paolo Sorrentino et Marguerite avec Catherine Frot que j’ai trouvée magnifique dans ce rôle.

En dehors du monde de la comédie, quelles sont vos passions?
J’adore faire du vélo et voyager. J’ai découvert la Croatie cet été et je me rends au Maroc en novembre. Dès que j’ai quelques jours, je m’évade dans le Sud de la France, je fais du stop et je pars à l’aventure.

Aimez-vous cuisiner?
Oui, quand je prends du temps pour cuisiner c’est avant tout pour faire plaisir aux gens que j’aime, même si ma cuisine n’est pas très évoluée, je l’avoue! Pour mes invités, je fais des lasagnes végétariennes.

À 10 ans, vous vous êtes mise au théâtre. Qu’est-ce qui vous a passionnée?
Je crois que c’était le fait de jouer d’autres personnes, de me déguiser, de découvrir de nouveaux univers. Quand j’étais encore plus jeune, j’adorais diriger et je jouais la metteuse en scène avec mon frère, ma sœur et mes cousins. Aujourd’hui, j’ai surtout gardé l’intérêt pour l’exploration psychologique à travers le jeu. C’est un moyen de vivre des sentiments ou des situations que je ne rencontrerai peut-être jamais en vrai. Finalement, être comédienne me permet de satisfaire mon imagination et vivre encore plus!

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4 dates dans la vie de la comédienne

1990 Elle naît le 18 novembre à Sion. Aînée de la famille, avant Robin et Salomé.

2012 En juin, elle est diplômée de l’École internationale de théâtre Lassaad de Bruxelles.

2014 Elle décroche son premier grand rôle: Henriette dans la série «Versailles» de Canal Plus.

2015 Sortie du film «L’Étudiante et Monsieur Henri» dont elle occupe le haut de l’affiche.

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Texte: Sophie Dorsaz

Photos: Sedrik Nemeth

Publication:
lundi 02.11.2015, 14:50 heure



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