Les chiens sont parfois largués dans la nature lors des départs en vacances.

Nombreux animaux abandonnés

Séparations Le pic des abandons d’animaux arrive en été, au moment des vacances. Il y a pourtant des alternatives.

Au niveau suisse, la SPA a enregistré, en 2013, 7% de moins d’abandons qu’en 2012 – ce chiffre comprenant aussi les animaux saisis par la justice, notamment victimes de maltraitances.

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

Ce sont donc 18 733 bêtes jetées comme des kleenex, chats en tête. Ça fait beaucoup par jour. Les refuges privés ne dressent pas le même constat, d’autant que les modes provoquent aujourd’hui les abandons de serpents, lapins, tortues, oiseaux et poissons exotiques, chinchillas et autres entités vivantes, considérées comme des jouets dont on se lasse.
Responsable de PRT (Protection et récupération des tortues à Chavornay), Jean-Marc Ducotterd dresse un constat alarmant: «En quelques années, nous sommes passés de 800 tortues au refuge à 1200, je peux dire qu’il s’en abandonne une par jour… sans compter celles qui finissent dans le lac ou dans la nature.» Même bilan du côté des lapins, les trois refuges de Suisse romande confondus accueillent plus de 300 lagomorphes par an.

Du temps et des soins

Pour les chats et plus encore les chiens, l’été est la période du grand calvaire: largués dans la nature, attachés vivants à des arbres, ou moins désolant: abandonnés dans les refuges.
Des solutions existent: de plus en plus de refuges se transforment en maison d’accueil pour les vacances des animaux domestiques. Les vétérinaires renseignent, les SPA également, et Internet. L’information ne manque pas pour ceux qui ont le sens des responsabilités.
Tous les chefs de refuges, soigneurs animaliers et vétérinaires le répètent: n’achetez pas vos animaux sur Internet, méfiez-vous des magasins. Renseignez-vous avant d’acquérir. Un animal est un être vivant, il exige soins, temps, nourriture: Elena Grisafi, de La colline aux lapins (NE), note avec dépit que «les adultes se conduisent comme des enfants et n’assument pas, après achat, le fait de vivre avec un animal».

De fines bouches, les cochons…

Rescapés d’un élevage de l’horreur, les deux petits cochons gris et noir étaient arrivés un lundi soir dans le domaine des amoureux animaliers. Remis sur pattes en quelques jours, ils s’ébrouaient en grognant, on eût dit que tous deux commentaient leur nouveau logis, appréciant cette vie douce au grand air. Comme le refuge n’était pas complètement terminé, ils avaient trouvé place dans l’enclos des poules, avec qui l’entente était cordiale. Seul le coq poussait des cris de désapprobation. Il n’avait pas envie de partager son espace ni ses poulettes, ce dont se moquaient les deux laineux qui gratouillaient, heureux, à travers leur carré d’herbe. Quand, en chantonnant, la patronne arriva le dimanche matin afin de récupérer les œufs pondus par les gallinacées heureuses… elle resta bouche bée en voyant les cochons broyer les trois douzaines de coquilles et s’en mettre plein le groin avec appétit!

 
Une question animalière?

Commentaires (1)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Alamy
Publication:
lundi 22.06.2015, 13:30 heure



Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?