Après beaucoup de persévérance, Coop a pu proposer des orchidées bio à sa clientèle.

Orchidées: que de boulot pour la version bio!

Plantes d’ornement Le projet a mis du temps à se réaliser. Finalement, il a été possible de cultiver des orchidées de type phalaenopsis en qualité bio. Pour le plaisir des clients.

Lorsque Coop a décidé de commercialiser des fleurs ornementales bio, l’initiative n’avait rien d’extraordinaire. Sauf quand on connaît les directives de Bio Suisse. Selon ces normes, les fleurs provenant d’Amérique du Sud n’ont aucune chance d’obtenir le label du fait qu’elles sont transportées en Suisse par avion.

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Il a donc fallu trouver des cul-tures florales plus proches. Aux Pays-Bas par exemple, où il existe des exploitations spécialisées dans l’orchidée. Mais manque de bol, il n’y avait pas de cultures durables de phalaenopsis. D’où la nécessité de trouver un producteur intéressé. C’était le cas de Lennard van der Weijden, qui vit à Kudelstaart, un village à l’ouest du pays.
Depuis 2002, l’Institut de recherche de l’agriculture bio-logique (FiBL) accompagne Coop pour développer son assortiment de plantes d’ornement bio. Paul van den Berge est responsable des projets à l’étranger. En tant qu’ingénieur agronome et de par sa nationalité néerlandaise, il était l’homme de conseil idéal pour aider Lennard van der Weijden et ses collaborateurs à passer au bio.

Moins d’émissions de CO2

«La production d’orchidées est très complexe. C’est un secteur hautement spécialisé», précise l’ingénieur.
Du laboratoire de multiplication in vitro en passant par la culture des jeunes plants, il a fallu trois longues années pour obtenir l’orchidée en fleur. Les tests ont dû être adaptés à cette durée.
Problème: les phalaenopsis sont cultivés sous serre chauffée. Leur production nécessite donc une très grande quantité d’énergie. Mais Lennard van der Weij-den et son entreprise Greenbalanz n’ont plus recours à des combustibles fossiles depuis pas mal de temps.
Grâce à un système de ballons tampons pour stocker l’eau souterraine, à une bonne isolation et au chauffage des serres avec des sources d’énergie renouvelables, les émissions de CO2 ont par conséquent pu être sensiblement réduites.

«

La production d’orchidées est un secteur hautement spécialisé»

Paul van den Berge, ingénieur agronome, responsable des projets à l’étranger au FiBL (dont le projet Orchidées)

Pas de pesticides

Les exploitations conventionnelles de production de plantes d’ornement utilisent des pesticides chimiques de synthèse et des engrais minéraux. Pour sa part, Greenbalanz a adopté des produits phytosanitaires et des engrais conformes aux directives bio. «Il est très difficile de contrôler les besoins nutritifs des plantes», souligne Paul van den Berge. De plus, le poly-styrène, couramment utilisé dans le substrat des orchidées, a dû être remplacé par des matières organiques appropriées.
De la culture jusqu’à la vente, il se passe 22 semaines au lieu de 17, ce qui occasionne des frais supplémentaires au producteur. Coop ne répercute toutefois qu’une part minime de ces coûts sur le porte-monnaie du client. Depuis 2012, ce dernier peut acheter de superbes orchidées certifiées bio selon le droit européen. Elles coûtent à peine plus que celles de productions conventionnelles.

Orchidées bio Coop Oecoplan

Un développement très positif

La proportion d’orchidées bio ne cesse de croître par rapport au chiffre d’affaires total relatif à ces fleurs. Source: Coop

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/184
Toutes les paroles aux actes
Eva Nydegger

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Photo:
Beatrice Thommen-Stöckli
Publication:
lundi 31.08.2015, 14:20 heure

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