Démonstrations, expériences et histoire seront au menu du parcours découverte.

Ouverture: au cœur de Camille Bloch

Attraction L’entreprise chocolatière 
de Courtelary (BE) a investi 40 millions 
de francs afin d’attirer les visiteurs en ses murs et d’agrandir sa fabrique. À découvrir dès le 28 octobre.

Le directeur Daniel Bloch (54 ans)
 mise sur la tradition et sur l’indépendance. 

Le directeur Daniel Bloch (54 ans)
 mise sur la tradition et sur l’indépendance. 
http://www.cooperation.ch/Ouverture_+au+c_ur+de+Camille+Bloch Le directeur Daniel Bloch (54 ans)
 mise sur la tradition et sur l’indépendance. 

Se rapprocher des consommateurs et doubler sa capacité de production. Ce sont depuis quatre ans les deux objectifs que vise l’entreprise indépendante Camille Bloch, qui compte 180 collaborateurs. «On a investi pour le long terme avec ce projet. Il y a de la place sur le marché pour les spécialités de qualité, mais il faut dialoguer davantage avec les gens», estime le directeur Daniel Bloch, petit-fils de Camille Bloch, qui a créé l’entreprise en 1926.
Mission accomplie: l’inauguration officielle aura lieu ce jeudi. Les responsables espèrent attirer 100 000 visiteurs par an. Une aubaine pour la région, jusque-là surtout connue des gourmands côté fromages; on y produit la Tête de Moine AOP. «Cette nouvelle ouverture est une chance unique pour le développement touristique du vallon de Saint-Imier», exulte Guillaume Davot, directeur de Jura bernois Tourisme. 14 millions de francs ont été investis dans la reconstruction et l’extension de l’usine, qui peut désormais fabriquer 8000 tonnes de chocolat par an. «Je rêve d’avoir de la demande pour produire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Les marchés étrangers, qui représentent entre 20 et 25% de notre volume, sont plus dynamiques que le marché suisse en ce moment. On gagne du terrain en Allemagne, en France, en Scandinavie et au Canada», indique Daniel Bloch.

S’informer et s’amuser

Joëlle Vuillème (42 ans) assurera la direction du nouveau centre visiteurs.

Joëlle Vuillème (42 ans) assurera la direction du nouveau centre visiteurs.
http://www.cooperation.ch/Ouverture_+au+c_ur+de+Camille+Bloch Joëlle Vuillème (42 ans) assurera la direction du nouveau centre visiteurs.

Les amateurs de chocolat sont curieux d’en savoir plus sur les coulisses des fabricants. Camille Bloch ne compte plus les demandes de visites guidées qui lui sont adressées, de plus en plus difficiles à satisfaire pour des raisons liées aux règles d’hygiène. «La nourriture est devenue un sujet d’intérêt. Le choix est toujours plus grand et donc toujours plus difficile pour le consommateur, qui cherche davantage d’informations», analyse le patron.
26 millions de francs ont permis de construire le centre visiteurs «Chez Camille Bloch», une entité pour laquelle ont œuvré près de 300 artisans. Un parcours informatif et ludique sur l’histoire de l’entreprise, l’approvisionnement du cacao et la fabrication du chocolat y a vu le jour. Des ateliers permettant de façonner un Ragusa ou un Torino attendent le public et des démonstrations chocolatées seront également au programme: «L’idée est de vivre une aventure riche en émotions et en apprentissage. Il nous tient à cœur de favoriser le contact humain plutôt que le digital. Nous avons tout fait pour que les familles soient bien accueillies», précise Joëlle Vuillème, la directrice du centre visiteurs.
Verdict le 28 octobre, date de l’ouverture au public.

Le centre visiteurs «Chez Camille Bloch» sera ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 18 h et le week-end de 10 h à 17 h. Entrées: adulte 15 fr., enfant 8 fr., famille 32 fr. 

Plus d'infos

Ragusa: 75 ans de succès

une affiche de 1948; il coûtait alors 45 ct.

une affiche de 1948; il coûtait alors 45 ct.
http://www.cooperation.ch/Ouverture_+au+c_ur+de+Camille+Bloch une affiche de 1948; il coûtait alors 45 ct.

En 1942, le cacao était cher et il était difficile de s’approvisionner. Camille Bloch a eu l’idée de transformer des noisettes moulues en une douce pâte, d’y ajouter des noisettes entières, de recouvrir le tout de chocolat et d’en produire une gourmandise sous forme de bâtons de 50 g. Le Ragusa était né. «D’où vient ce terme?» C’est la question la plus souvent posée au service des consommateurs de l’entreprise. Il s’agit de l’ancien nom de Dubrovnik, une ville de Croatie où s’était rendu Camille Bloch en vacances. La spécialité est aujourd’hui déclinée en chocolat noir et blond, ainsi qu’en plus petites portions: «On l’a fait évoluer, car il faut tenir compte des tendances, mais on lui est restés fidèles en termes de recette et de méthode de fabrication. La tradition est l’une de nos valeurs centrales», indique Daniel Bloch. La formule fait mouche: les ventes de Ragusa ont presque doublé ces dix dernières années. Environ 1660 tonnes ont été façonnées en 2016, près de la moitié de la production totale!

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Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Nicolas de neve, DR
Publication:
lundi 16.10.2017, 13:00 heure





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