Panique à la Maison-Blanche

Le réalisateur allemand Roland Emmerich malmène encore une fois le palais présidentiel dans son nouveau film d’action, «White House Down». Rencontre.

Bande-annonce

Reportage

Pape du film catastrophe et du cinéma d’action, Roland Emmerich revient aux affaires avec White House Down. Le réalisateur allemand, dont les productions hollywoodiennes ont engrangé plus de 3 milliards de dollars(!) au box-office, imagine ici un coup d’Etat incendiaire à la Maison-Blanche.
Ce n’est, évidemment, pas la première fois que le symbole du pouvoir américain est mis à mal dans ses films. «Je ne le fais pas exprès, nous assure le malicieux cinéaste en interview. OK, j’ai fait sauter la Maison-Blanche dans Independence Day pour choquer les gens. Je l’ai noyée dans Le Jour d’après parce que cela faisait partie de l’histoire. Et c’est aussi là que se déroulait une bonne partie de l’intrigue de 2012. Maintenant, si je ne la détruis pas, on va me demander ce qui cloche!»

Cela dit, le metteur en scène de 57 ans n’a rien contre le gouvernement américain. Il fut d’ailleurs invité par Bill et Hillary Clinton à organiser une projection privée d’Independence Day à la Maison-Blanche avant la sortie du film. «C’était une expérience surréaliste de voir la Maison-Blanche exploser installés dans un de ses fauteuils! Nous n’étions qu’une quarantaine de spectateurs dans cette petite salle de projection qui avait, je dois le dire, de très mauvais haut-parleurs. Bill Clinton est un grand fan de science-fiction et il était assis au premier rang avec Hillary.»  Le palais présidentiel inspire décidément beaucoup Hollywood puisque La Chute de la Maison-Blanche, un autre film sorti cette année, raconte aussi la prise d’assaut du Bureau ovale par des terroristes.
«Lorsque j’ai accepté de réaliser White House Down, je ne savais pas qu’il y avait un autre film en chantier avec le même concept, sans quoi j’aurais refusé parce que je me targue de faire des films originaux. Ce n’est pas une situation idéale», se lamente Roland Emmerich.
Sorti au début de l’été aux Etats-Unis, White House Down n’a pas rencontré le succès escompté au box-office américain. D’autres blockbusters estivaux se sont cassé les dents, pointant peut-être vers une surabondance de ce type de films à gros budget. «Quelque chose ne tourne pas rond dans le système actuel», conclut le réalisateur. 

Channing 
Tatum


Beau gosse 
au top

Channing Tatum

Elu l’an dernier l’homme le plus sexy de la planète par le magazine «People», Channing Tatum a désormais Hollywood (et toutes les filles) à ses pieds. C’est surtout le succès de «Magic Mike» qui a propulsé l’ancien strip-teaseur au top. Réalisé pour seulement 7 millions de dollars, ce film inspiré par son expérience dans l’univers du strip-tease et qu’il a coproduit a rapporté plus de vingt fois son budget. Une suite est prévue, tout comme une comédie musicale attendue à Broadway l’an prochain.
Avec «White House Down», le comédien de 33 ans est promu au rang de star de blockbuster, mais son ambition ne s’arrête pas là. «J’ai plein d’idées sur la façon de faire et de vendre un film. Je veux réaliser, produire, collaborer avec des gens qui en veulent. J’ai envie d’être plus impliqué dans les films auxquels je participe.»
Marié à la comédienne Jenna Dewan et papa depuis peu, le beau gosse est promis à un bel avenir.

Budget 
présidentiel


Gros moyens engagés

Histoire. La Maison-Blanche est prise d’assaut par un groupe paramilitaire aux objectifs funestes. John Cale (Channing Tatum), un flic qui se trouve là en visite avec sa fille, vient à la rescousse du président Sawyer (Jamie Foxx). Les deux hommes font équipe pour affronter les terroristes.
Budget. 150 millions de dollars. Une réplique de la Maison-Blanche a été construite à Montréal, lieu de tournage du film. Même la piscine présidentielle a été recréée pour l’occasion.
Clin d’œil. Lors de la visite guidée de la Maison-Blanche au début du film, le guide fait allusion à l’explosion du bâtiment dans «Independence Day». Cette réplique n’était pas dans le script, mais a été improvisée par l’acteur qui incarne le guide. Amusé, Roland Emmerich l’a conservée au montage.

«White House Down», en salle le 4 septembre.

www.white-house-down.ch

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
Columbia Pictures SP
videos:
www.youtube.com
Publication:
lundi 02.09.2013, 00:00 heure

Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?