1 von 3


Le coulis de framboises n’a plus de secrets pour Markus Müller et Fritz Friedli!

Responsables du poulet stroganov, Jean-Claude Vuilleumier et Denis Aeschlimann commencent par couper les légumes.


Michel Nicolet et Robert Devaux lisent la recette de la pâte à pizza qu'ils vont préparer.

Papis cuistots

Cours De nombreux messieurs se mettent aux fourneaux après la retraite. Ils s’assurent ainsi de l’indépendance et… des rires avec les copains! Reportage à Tavannes (BE).

Des poivrons à couper en fines lanières, du fromage à raclette à râper, un oignon à hacher, un bouillon à préparer… À l’école ménagère de Tavannes (BE) ce mercredi matin, six septuagénaires ont du pain sur la planche. «Et les champignons, vous les avez brossés? Il ne faut surtout pas les laver», leur lance Nicole Bangerter.
À 78 ans, cette passionnée de cuisine réalise un rêve de toujours en donnant ce cours: «J’aurais aimé devenir maîtresse d’école ménagère, mais j’ai travaillé dans l’horlogerie, comme ma famille.» Depuis trois ans, une fois par mois d’octobre à mars, elle apprend aux messieurs à cuisiner. «L’ambiance est bonne. La preuve, c’est qu’on est toujours les mêmes et que la patronne ne nous a pas lâchés», se réjouit Markus Müller, de Nidau (BE).
Pro Senectute Arc Jurassien met au programme ce cours de cuisine «pour messieurs désemparés face aux casseroles», dans l’optique «d’innover et d’être attrayant», selon la responsable administrative Martine Tillmann.

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

Michel Nicolet (70 ans) suit à la lettre les conseils de la responsable du cours, Nicole Bangerter (78 ans).

     

Utile au quotidien

En maîtrisant l’élaboration de plats simples et goûteux, les retraités s’assurent une autonomie au quotidien. «Je donne volontiers un coup de main à la maison. J’ai du plaisir à préparer les röstis ou la fondue. D’autre part, on ne sait jamais, ma femme pourrait tomber malade et je devrais alors m’y mettre vraiment», remarque Denis Aeschlimann, de Péry (BE). De son côté, Markus Müller s’est inscrit suite au décès de son épouse: «Je cuisine chez moi, j’opte pour des mets pas trop sophistiqués.»
En prenant en considération les souhaits de ces messieurs, Nicole Bangerter, qui tient aussi une table d’hôtes en tant que «Nicole des bonnes choses», rassemble des recettes afin de concocter un apéritif, une entrée, un plat principal et un dessert.
À l’heure du café-croissants, elle leur présente le menu. Il commencera avec des scones au fromage. Suivront pizza, puis poulet stroganov avec choux-pommes et nouilles. Une crème au chocolat et son coulis de framboises clôtureront le repas.

Trois équipes pour un menu de roi

Lorsqu’elle lit les recettes à haute voix, la dynamique retraitée précise: «Vous couperez les choux-pommes comme des frites. Et il faudra passer le coulis de framboises pour enlever les grains. Les fruits viennent de mon jardin!»
Attentifs, les messieurs se répartissent les recettes et se mettent à la tâche dans la bonne humeur, par groupes de deux. Avec Jean-Claude Vuillemier, de Tramelan (BE), Denis Aeschlimann s’attaque au poulet stroganov. Lorsqu’il actionne la ficelle du hachoir à oignons, il y met toute son énergie, comme s’il faisait démarrer une tronçonneuse! Il en rigole avec son compère. Deux heures plus tard, malgré quelques problèmes techniques de réglage de four et de plaques à induction, tous les plats sont achevés, plus appétissants les uns que les autres: «Bon appétit! Après tout ça, on ne va pas beaucoup souper ce soir…»

«Certains messieurs se lancent pour leurs petits-enfants»

Didier Buisson (43 ans). Cuisinier valaisan, enseigne «La cuisine pour les nuls»

Didier Buisson (43 ans). Cuisinier valaisan, enseigne «La cuisine pour les nuls»
Didier Buisson (43 ans). Cuisinier valaisan, enseigne «La cuisine pour les nuls»

Depuis cinq ans, vous donnez le cours «La cuisine pour les nuls» à Orsières (VS), dans le cadre de l’Université populaire Entremont. Être nul en cuisine, ça se soigne?
C’est juste une appellation humoristique: être nul en cuisine, ça n’existe pas! J’essaie de faire comprendre cela aux participants dès le premier cours. Je leur explique qu’il y a simplement des gens qui ne connaissent pas les quelques petites ficelles qui suffisent à faire plaisir et à se faire plaisir en cuisine.

Qui fréquente ce cours?
En grande majorité des messieurs, souvent de jeunes retraités. Ils ont des petits-enfants qu’ils gardent de temps à autre. Et plutôt que de commander une pizza ou de cuire des surgelés pour leurs repas, ils se disent qu’ils pourraient leur cuisiner quelque chose.

Pourquoi avoir choisi de vous adresser aux débutants?
Afin d’attirer des hommes aux fourneaux! J’ai déjà donné des cours à des femmes. En général, elles savaient très bien cuisiner, et j’ai eu envie d’une approche et d’une ambiance différentes.

Quel message pour les encourager?
D’oser se lancer. Ensuite, tout vient naturellement. J’essaie de faire en sorte que l’atmosphère soit détendue et l’esprit sympa.

Vous cuisinez un plat par cours?
Non, le programme est plus soutenu! La première soirée, on prépare des pâtes et des sauces. Lors de la deuxième, on cuisine la volaille. La troisième fois, on fait des plats plus cuisinés, comme du bœuf bourguignon ou du rôti de porc, avec des accompagnements. Il reste le poisson pour le dernier cours.
Et à chaque rencontre, on concocte un dessert.

Quels échos recevez-vous?
Il y a de tout. Certains participants que je recroise me racontent ce qu’ils ont essayé de faire à la maison sans succès, en me demandant ce qu’ils ont commis comme erreurs. C’est toujours très sympa!

Crème au chocolat (pour 4 personnes)

1 cs de sucre
1 œuf
2 cs de maïzena
6 dl de lait
100 g de chocolat noir
1 dl de crème

Fouetter le sucre, l'œuf et la maïzena. Ajouter le lait et chauffer en remuant jusqu'au premier signe d'ébullition.
Couper le chocolat en petits morceaux et l'ajouter à la préparation.
Laisser refroidir et poser un film alimentaire pour éviter la formation d'une peau.
Juste avant de servir, fouetter la crème et la mélanger à la préparation.

Coulis de framboises

500 g de framboises
200 g de sucre
2 dl d'eau

Porter l'eau et le sucre à ébullition. Ajouter ce sirop aux framboises et mixer. Passer ce coulis au tamis afin d'enlever les petits grains.

Servie dans des verrines, la crème au chocolat sublimée de son coulis de framboises aura fière allure!

Commentaires (2)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Charly Rappo
Publication:
jeudi 21.04.2016, 11:15 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?