Victoria et Flurin Buchli avec leurs enfants, Viola 
et Elias. La famille d’agriculteurs biologiques vit 
à Scharans (GR). 
Elle pourra bientôt emménager dans 
une nouvelle maison.

Parrainage: un foyer pour les Buchli

Grisons Victoria et Flurin Buchli croient en leur avenir d’agriculteurs biologiques. Le Parrainage Coop pour les régions de montagne va leur permettre de construire une maison.

Les premiers rayons du soleil illuminent les rochers surplombant Scharans (GR): «L’été, nous allons là-haut faire les foins», explique Viola Buchli (2 ans), avant de disparaître dans le poulailler pour y ramasser les œufs. «Là-haut», c’est Prodavos, l’un des deux mayens que possèdent ses parents. «Près de la moitié des terres que nous cultivons sont situées à plus de 1500 m d’altitude», indique son papa, Flurin Buchli (29 ans). Prodavos – «le pré arrière» en français – est si escarpé qu’on ne peut faucher le foin qu’à la main. Une remorque aurait tôt fait de se renverser. En outre, les seules plantes que l’on trouve là-haut à l’état sauvage ne poussent en plaine que dans les jardins: thym, edelweiss, orchis vanillé, pied-de-lion ou arnica – du fourrage pour les veaux et les vaches de la famille Buchli, avec leurs cornes joliment arrondies. Le troupeau est la preuve que, même lorsque les vaches vivent en stabulation libre, on n’est pas obligé de leur retirer les cornes. «Nous ne l’aurions jamais fait», déclare Victoria Buchli, agricultrice bio de 29 ans. «Ces animaux sont nés avec des cornes, c’est ainsi.»
L’attachement profond des Buchli pour le bien-être de leurs bêtes donne lieu à une situation étonnante: tandis que vaches, taureaux et veaux sont hébergés dans une étable moderne, la famille loue un appartement vétuste au village. «Nous aurions pu reprendre la ferme de mon père, mais nous ne voulions surtout pas le chasser de chez lui», explique Flurin. Et le couple n’a pas les moyens de s’offrir une maison, malgré les revenus supplémentaires obtenus grâce aux activités de Flurin et Victoria, bûcheron et maman de jour.

«

S’ils ne peuvent bénéficier 
du parrainage, 
alors qui?»

Béatrice Rohr, directrice du Parrainage 
Coop pour les régions de montagne

Chez les Buchli, 
les vaches ont gardé 
leurs belles cornes.

Importante contribution financière

«Il faut faire quelque chose», déclare Béatrice Rohr, responsable du Parrainage Coop pour les régions de montagne. Joignant le geste à la parole, elle est allée à Scharans. «J’ai bien failli arriver au mauvais moment: Madame Buchli était sur le point d’accoucher. Peu de temps après, elle a donné naissance à son deuxième enfant.» Prénommé Elias, le bébé va bien et, hormis l’essentiel – se nourrir et dormir –, il ne perçoit pas encore grand-chose du monde extérieur. Pourtant, un événement d’importance va transformer la vie de toute la famille grâce à Béatrice Rohr. Celle-ci a décidé de leur offrir la possibilité de construire leur propre maison juste à côté de l’étable, et ce grâce à une importante contribution financière accordée par le Parrainage Coop. Sa décision se justifie notamment par la lutte contre le dépeuplement des zones périphériques, mais aussi par le profond respect qu’elle a pour les Buchli: «S’ils ne peuvent bénéficier du Parrainage pour les régions de montagne, alors qui? Une famille jeune, en bonne santé, disposée à s’engager et à se lancer dans l’aventure! Des gens comme eux, on les compte sur les doigts de la main.»
Victoria et Flurin Buchli doivent jongler avec bon nombre de tâches, notamment l’hiver, lorsque l’agriculteur bio monte au mayen afin de distribuer à ses bêtes le foin ramassé durant l’été. Il lui faut déjà trente minutes pour monter en voiture, puis une petite demi-heure à pied dans la neige. Et lorsque les Buchli abattent un animal, c’est à eux qu’il revient de l’accommoder pour en faire du salsiz, de la viande des Grisons ou des paquets de toutes sortes de viandes fraîches. En tant qu’agriculteurs bio, ils ne peuvent se servir de produits toxiques; c’est pourquoi ils s’échinent à retirer les mauvaises herbes à la main ou à l’aide d’une étrille dans le champ de maïs et de pommes de terre. «C’est une bonne chose. L’air, la terre et l’eau sont des éléments que nous ne faisons qu’emprunter à nos enfants. Un jour ou l’autre, nous devrons les leur transmettre dans le meilleur état qui soit», déclare l’agricultrice. Alors si tout se passe bien, les Buchli vivront à l’année dans la maison qu’ils auront contribué à construire. Tout ceci trouble peu Elias qui, repu, s’endort sur le sein de sa maman. Pour lui, le monde est d’ores et déjà merveilleux.

Aide pour la montagne

Le parrainage Coop pour les régions de montagne fête cette année ses 75 ans. Il s’engage depuis 1942 pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations de montagne et apporte un soutien particulier aux familles de paysans de montagne en finançant des projets. Engagez-vous pour les régions de montagne (lien ci-dessous).

www.coop.ch/parrainage

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Franz Bamert

Rédacteur

Photo:
Yannik Andrea
Publication:
lundi 27.11.2017, 12:30 heure





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