Pharrell Williams, un quadragénaire à qui tout réussit.

«Les femmes sont tout pour moi»

Numéro un partout et disque d’or en Suisse avec le tube «Happy», Pharrell Williams vient de publier un nouvel album épatant. Rencontre avec le super-producteur du moment.

Vidéo

Entretien

Coopération. Vous dites que votre nouvel album, «GIRL», est une lettre d’amour aux femmes. Mais vous en avez offensé plus d’une avec «Blurred Lines», un tube considéré comme sexiste…
Pharrell Williams. Oui, certaines femmes ont mal réagi au texte et au clip de cette chanson. J’ai donc voulu rectifier le tir et souligner que les femmes sont tout pour moi. Elles sont au cœur de tout ce que je fais, mon inspiration, mes patronnes. C’est facile de se méprendre sur mon opinion des filles en écoutant les textes un peu tordus de Blurred Lines. Mais ce que je pense vraiment, c’est qu’elles sont la source de la vie et que leur pouvoir dans la société dépassera un jour celui des hommes.

«

Ce qui est formidable, c’est de voir tout ce monde heureux pendant quelques minutes»

Comment parvenez-vous à rester musicalement pointu tout en touchant aujourd’hui un public très large, et même familial avec la bande originale de «Moi, moche et méchant»?
C’est une bonne question. A vrai dire, je ne pense pas à tout ça quand je compose. Je me contente juste d’écrire une chanson sans penser à qui elle s’adresse. Après, c’est le public qui décide si ce morceau va devenir populaire. C’est lui qui demande qu’on le passe à la radio, qui le télécharge et qui, dans le curieux cas de Happy, crée ses propres versions du clip! (voir les clips romands en bas de page)

Avez-vous regardé les clips de «Happy» réalisés par le public?
Bien sûr. Je ne les ai pas tous regardés, mais j’en ai vu beaucoup. Je dois remercier les gens parce que sans eux ce clip ne serait pas devenu un tel phénomène. En fait, ce sont eux qui ont propulsé cette chanson vers un succès pareil. Je n’ai été déçu par aucune version du clip. Peu importe que les gens y soient super sérieux ou qu’ils déconnent. Ce qui est formidable, c’est de voir tout ce monde heureux pendant quelques minutes.  

Vous avez invité du beau monde sur votre album: Justin Timberlake, Alicia Keys, Miley Cyrus ou encore Daft Punk…
En réalité, il n’y a que deux duos dans l’album. J’ai demandé à Justin de chanter avec moi sur Brand New parce que nos deux voix se complètent bien. Et puis le titre Know Who You Are est une ode aux femmes. J’avais besoin d’une femme forte pour chanter avec moi sur ce titre. Alicia Keys était le choix idéal. Les autres invités chantent juste dans les chœurs et sont crédités comme tels. Je ne voulais pas exploiter leur nom pour vendre mon disque.

Vous dites ne pas aimer parler de vous dans vos chansons. Pourquoi?
Ça m’ennuie profondément. Dans mon premier album solo, j’ai trop parlé de moi. J’étais très compétitif à l’époque et je me vantais de conduire une grosse bagnole, de vivre dans un palace ou de sortir avec une bombe. Je ne veux plus être ce gars-là. Je trouve que le monde de la musique est déjà  suffisamment peuplé de gens comme ça. J’ai envie de parler d’autre chose.

Machine à tubes

Star planétaire

Bio. L’Américain de 40 ans s’est fait un nom avec The Neptunes, le duo de producteurs qu’il forme depuis vingt ans avec son ami d’enfance Chad Hugo. Il a collaboré avec la crème du R’n’B et de la pop, de Justin Timberlake à Madonna en passant par Beyoncé et Daft Punk. Ses trois derniers tubes, «Get Lucky», «Blurred Lines» et «Happy», ont dominé les charts planétaires.  

Actu. «GIRL», son deuxième album solo, vient de sortir. Accompagné par les violons hollywoodiens de Hans Zimmer, Pharrell livre une pléthore de tubes potentiels. Parmi les titres, on retrouve «Happy», morceau composé pour la bande originale de «Moi, moche et méchant 2».

Fashionista. Le chapeau Vivienne Westwood avec lequel Pharrell parade partout depuis les Grammy Awards possède son propre compte Twitter (@Pharrellhat). Les shorts Lanvin portés par la star aux Oscars ne sont pas non plus passés inaperçus.

Famille. Il est marié au mannequin et styliste Helen Lasichanh et père d’un fils de 5 ans, Rocket.

www.pharrellwilliams.com
    

Les villes romandes dansent sur «Happy» de Pharrell Williams

Lausanne

Avec plus de 420 000 vues sur YouTube, la vidéo «Happy» de Lausanne affole le compteur. L’avis du réalisateur.

Coopération. Qu’est-ce qui a inspiré votre démarche?
Serge-Alain Simasotchi, réalisateur et producteur de SAS Prod. L’agence qui a réalisé le clip de Pharrell Williams avait posté le lien de la vidéo Happy de Paris. J’ai trouvé ça rigolo et, avec mon équipe de production, on a décidé de le faire à Lausanne.

Comment vous y êtes-vous pris?
D’emblée, on a voulu faire un clip pro. On a tourné avec une caméra de cinéma en une journée avec 22 danseurs et comédiens. On a choisi les lieux qui symbolisent le plus Lausanne.

Que retenez-vous de cette aventure?
On a commencé à 8 h et terminé à 23 h. Le soir, on était crevés, mais joyeux. On a senti qu’on avait fait quelque chose de très sympa entre nous. Toutes les trente minutes, on avait un lieu de rendez-vous à un endroit précis et on se déplaçait dans les rues avec un chariot et tout notre équipement.

Votre succès sur YouTube est impressionnant…
Cela représente pratiquement un Romand sur trois. La vidéo a été mise en ligne le 29 janvier. En moins de 48 h, on était à 130 000 vues. En cinq jours à 200 000. Et le 11 février à 300 000 vues!

Neuchâtel

Très vite, d’autres villes romandes surfent sur la vague lausannoise. Zoom sur Neuchâtel avec Aurélie Candaux, comédienne et productrice.

Coopération. Pourquoi avoir fait cette vidéo à Neuchâtel?
Aurélie Candaux. Je trouvais le projet de Lausanne rayonnant et joyeux. Et le morceau très chouette. Ma sœur m’a pistée vers WM Studio et l’équipe était très enthousiaste. En trois jours, j’ai organisé toute la production, trouvé les gens, choisi les lieux. On a même eu un feu d’artifice par l’artificier de la ville. Ce qui est fou, c’est que tout le monde a travaillé gratuitement!

Combien de participants?
Il y a 90 personnes dans la vidéo. Et, au total, on doit avoisiner les 150 personnes qui ont œuvré sur le projet. C’est vraiment une très grosse production finalement…

Que retenez-vous de cette aventure?
Il n’y a pas forcément besoin d’avoir des budgets colossaux pour réaliser de belles choses avec une production qui tienne vraiment la route!

La vidéo atteint les 70 000 vues sur YouTube, combien espérez-vous?
Pour une petite ville comme Neuchâtel, le démarrage (20 février) qu’on a eu est vraiment énorme. Le nombre de vues diminue un peu, mais cela ne s’arrête pas! Si on arrive à 100 000, c’est génial!

Vidéos de Fribourg, Genève et Zurich







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Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
SP | Sven De Almeida
Publication:
lundi 24.03.2014, 11:30 heure

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