Les buissons sont des éléments importants de la surface herbeuse.

Pondeuses: dans le temps de Pâques

Œufs de poules en liberté Près de 17 000 poules vivent sur l’exploitation Naturafarm d’André et Martin Schreyer, à Gals (BE). Elles pondent toutes pratiquement un œuf par jour.

Les poules pondeuses de l’exploitation avicole Schreyer ont l’habitude de s’ébattre librement sur le pré qui leur est réservé. Ce qui représente 2,5 m2 de surface herbeuses par poule, comme le prescrit le règlement Coop Naturafarm. Rien à voir avec les élevages en batterie – interdits en Suisse depuis 1992 –, où la place disponible pour une poule ne dépasse pas la taille d’une feuille de format A4. «C’est quand même fou de penser que dans le monde, la détention en batterie est encore le mode d’élevage le plus répandu», s’indigne le chef d’exploitation, André Schreyer.
Les consommateurs suisses sont particulièrement sensibilisés aux modes de détention. Ils sont notamment attentifs à ce que l’élevage des poules respecte les besoins de leur espèce. En 1994 déjà, les frères André et Martin Schreyer ont converti leur exploitation avicole de Gals, dans le Seeland bernois, à l’élevage en liberté.
Aujourd’hui, près de 17 000 poules y vivent dans quatre poulaillers. Chacun d’entre eux dispose d’un jardin d’hiver couvert et d’un parcours herbeux. Les volatiles peuvent s’ébattre à l’extérieur tous les jours, de 10 h à 17 h.

«

Les poules doivent pouvoir choisir l’endroit 
où elles se sentent le mieux»

André Schreyer, chef d’exploitation

Les poules sont
 matinales

En ce jour printanier de fin mars, la majorité des poules préfère se tenir à l’ombre du jardin d’hiver ou à l’intérieur du poulailler. «Elles ne supportent pas d’être éblouies par la lumière du soleil. D’ailleurs, un mode de garde respectueux des besoins de l’espèce implique que les poules doivent pouvoir choisir elles-mêmes l’endroit où elles se sentent le mieux», explique André Schreyer.
Récemment, le Centre spécialisé dans la détention convenable de la volaille et des lapins, à Zollikofen (BE), a réalisé une étude sur l’exploitation des Schreyer. Résultat: 90% des poules pondeuses sortent au moins une fois par jour.
D’habitude, les poules commencent à pondre dès 5 h du matin. Le gros de la ponte se déroule entre 6 h et 10 h. Les œufs frais sont transportés par tapis roulant dans un bâtiment qui relie les quatre poulaillers. Deux employés les conditionnent dans des cartons tout en veillant à mettre de côté les œufs cassés ou souillés. Les œufs dont la coquille est déformée ou qui contiennent deux jaunes ne sont pas mis non plus dans le circuit de vente normal. «Mais les boulangers les achètent volontiers», indique André Schreyer.
Les éleveurs livrent les trois quarts de leurs œufs chez Coop. Le reste est écoulé dans les petits magasins et les fromageries de la région ou sur les marchés de la Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel.

Les taux de recyclage en Suisse sont bons: pour le papier, on atteint presque 100%; pour les piles, il y a encore un potentiel de progression.

Plus d’œufs à Pâques

La demande en œufs est très forte de Noël à Pâques. C’est pourquoi les Schreyer veillent à réduire leur production durant le semestre d’été. Autrement dit, ils gèrent les achats de jeunes poules pondeuses de manière à ce que les poulaillers soient moins remplis en été qu’en hiver. Et qu’il y ait par conséquent moins de poules qui pondent durant les beaux jours. l

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Nicole Hättenschwiler

Sources: Coopérative Coop

Photo:
Joel Schweizer 
Publication:
dimanche 29.03.2015, 22:00 heure

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