Prêter oui, mais pas tous ses jouets

Partage Le prêt des jouets s’acquiert petit à petit. Nul besoin d’obliger un enfant à tout prêter!

Dans cette famille, tout doit se partager. Les enfants n’ont aucun objet qui n’appartient qu’à eux. Cette situation les angoisse. Pourtant, les parents pensent bien agir. «On croit que la notion de prêt est banale. Mais elle est complexe, elle questionne l’identité personnelle, la relation à l’autre ou encore l’abandon», analyse la psychothérapeute Nathalie Cherpillod, qui déconseille aux parents d’obliger un enfant à prêter.
En revanche, elle les encourage à aider les petits à en être capables. Car qui a besoin de tout garder pour lui et de tout s’approprier camoufle une fragilité. Le jeu est un bon moyen d’avancer sur le chemin du prêt volontaire: «Les enfants en bas âge ont beaucoup de plaisir à prendre un objet qu’on leur tend, puis à le redonner, et ainsi de suite. Cela leur permet de s’approprier un objet, de se constituer une identité, et plus tard de pouvoir prêter. Mais c’est un long processus», constate la psychologue genevoise.

Hiérarchie des jouets

Si ce garçon de 3 ans et demi prête volontiers son ballon ou son camion de pompier, il garde jalousement ses épées, de loin ses jouets préférés. «Presque constitutives de son identité, elles représentent sa force», observe Nathalie Cherpillod. Il faut accepter en tant que parent que son enfant ne les prête pas. Elle propose aux familles de différencier les objets communs, ceux qui sont personnels et qu’on prête, et ceux qui sont intimes et qu’on ne prête pas: «Il est bon que dans sa chambre, un enfant ait un tiroir à lui, auquel les copains, les frères ou les sœurs n’aient pas accès.»

Apprendre tôt à demander

La psychothérapeute assure qu’on a toujours intérêt à être attentif aux besoins de chacun de ses enfants et de les expliquer aux autres. À une grande sœur qui se fait piquer ses jouets par son petit frère, on lui dira que c’est parce qu’il veut devenir aussi grand et aussi fort qu’elle. Mais attention à ne pas laisser le petit tout avoir: «Sinon on lui fait passer le message que faire comme sa sœur est bon pour son développement. Il ne va pas devenir lui-même ainsi.»
Savoir demander Est-ce que je peux jouer avec ton jouet? est un apprentissage qui peut se faire dès la petite enfance. Guider et faire respecter des règles, c’est rassurant pour les parents autant que pour les bambins.

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Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Getty Images, SP
Publication:
mardi 13.01.2015, 10:10 heure



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