Les enfants n’ont d’yeux que pour la couronne…

Qui a la fève, a aussi droit à la couronne

Galette La coutume culinaire de l’Épiphanie ne cesse d’amuser les enfants et par la même occasion les parents. Conseils d’un professionnel pour confectionner son gâteau des Rois.

Année après année, une question cruciale hante les esprits le 6 janvier: qui sera donc le roi ou la reine du jour? Eh oui, à chaque Épiphanie, le mystère s’installe dans les familles. Et c’est d’ailleurs souvent grâce à un léger coup de pouce du destin (ou plutôt de la maman pour être exact) que le petit dernier de la fratrie se voit sacré roi de la journée. Or, malgré son statut de moments familiaux privilégiés, la dégustation d’une couronne des Rois se décline selon les coutumes et surtout les envies. «Tout est question de goût, commente Alfred Zahnd, boulanger-pâtissier de 28 ans à l’hypermarché Coop de Fribourg-Sud. À la maison, on peut insérer des fruits confits, des fruits secs, des amandes, des noisettes ou des dattes dans la pâte.
N’hésitez pas à expérimenter, s’amuse le professionnel tout en pesant ses ingrédients. Ici, à la boulangerie maison, nous en façonnons trois sortes: nature, aux raisins secs et aux pépites de chocolat.»
Fréquentation des lieux oblige, les couronnes des Rois sont élaborées ici avec des quantités un peu plus importantes qu’à la maison. «Nous façonnons des pâtons de 2 kg qui sont divisés en une trentaine de boules. Chaque couronne dispose de sept boules.» Farine, œufs, pâte d’amandes, beurre, eau, levure, sel et sucre: les ingrédients de base sont mélangés et pétris afin d’obtenir une pâte homogène.

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Il est facile de réaliser ce gâteau avec des enfants»

Alfred Zahnd confectionne ses couronnes à l’hypermarché Coop de Fribourg-Sud.

En un tournemain

«Nous avons une chambre pour faire lever la pâte. À la maison, je conseille d’enfourner la pâte au four à 40° C durant 30 à 40 minutes. On peut la confectionner le matin pour l’après-midi et la laisser reposer à température ambiante avec un linge dessus. Il suffit ensuite de rouler des boules, de glisser une fève dans l’une d’elles. On confectionne la couronne, on saupoudre de sucre, on la dore avec du jaune d’œuf et on enfourne à 180-200° C – ça dépend du type de four – pendant une trentaine de minutes. C’est très facile à faire avec des enfants.»

Ne pas oublier de glisser la fève dans une boule.

Mais au fait, comment reconnaît-on une bonne couronne des Rois? «Elle doit arborer une belle brillance, le sucre dessus doit ressortir visuellement pour faire un joli contraste et elle ne doit pas être trop plate. Si vous avez ces trois critères, c’est déjà bon signe.»

Les bons matériaux

Quant au choix de la fève, il est illimité. Les fabophiles – les collectionneurs de fèves – en savent quelque chose. «Il en existe de toutes sortes. Mais l’important est de choisir des fèves faites pour cela, et ne pas insérer n’importe quel petit objet pour faire plaisir aux enfants. Elles sont élaborées dans des matériaux qui ne fondent pas à la cuisson, il n’est pas inutile de le rappeler.»

Bien doré et prêt au rituel du couronnement.

Bien doré et prêt au rituel du couronnement.
Bien doré et prêt au rituel du couronnement.

Les odeurs en provenance du four nous indiquent que les trente minutes sont écoulées. Il ne reste maintenant plus qu’à déguster.

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Autres pays, mêmes coutumes

On y cherche aussi des reines et des rois

  • Grèce La «vassilopita» (pain des Rois), dans laquelle on place une pièce de monnaie, se déguste le premier jour de l’an. 
  • France Dans le Nord, la galette des Rois est composée de pâte feuilletée, tandis que dans le Sud, la couronne et le gâteau des Rois sont confectionnés à base de brioche.
    Dans les deux cas, une figurine en porcelaine y est cachée. 
  • Espagne Le 6 janvier, les Espagnols se régalent du «roscón de Reyes» (couronne des Rois) en pâte levée, où se trouvent une figurine en porcelaine, qui désigne le roi, de même qu’une fève. Qui la trouve doit payer le gâteau. 
  • Mexique Plusieurs figurines sont dissimulées dans la «rosca de Reyes». Celui qui trouve l’enfant Jésus en porcelaine doit organiser la fête qui suit, le 2 février.

Qui l’a donc inventée?

Histoire de la galette des rois

La tradition veut que l’Épiphanie soit l’occasion de «tirer les Rois»: une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée. Cette pratique trouverait son origine dans les saturnales de la Rome antique.
En France, depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l’occasion de cette fête. La tradition veut qu’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée «part du pauvre», est destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis. Chez nous, c’est à Max Währen, chercheur suisse sur le pain, que nous devons cette coutume. La galette des Rois a été présentée au grand public fin 1952 et fait partie de nos traditions depuis 1953.

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Sophie Dürrenmatt
Photo:
Raja Läubli, Darrin Vanselow, Fotolia
Publication:
lundi 05.01.2015, 15:45 heure



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