Rebecca Ferguson, 32 ans: espionne et femme fatale aux côtés de Tom Cruise.

Rebecca Ferguson: «Je suis un peu caméléon»

Cinéma Rebecca Ferguson donne la réplique à Tom Cruise dans «Mission: Impossible – Rogue Nation». Rencontre avec une actrice qui cascade et caracole.

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Ce n’est pas une mince affaire de s’accrocher à l’aile d’un avion qui décolle!»

Pour tourner les scènes d’action de «Mission: Impossible», vous avez dû surmonter votre acrophobie. Étiez-vous prête à tout pour obtenir ce rôle?
Oui, j’ai ardemment convoité ce job!  Juste avant, j’avais joué dans deux ou trois péplums. J’ai donc dit à mon agent que je brûlais d’envie de faire un film d’action contemporain. Un mois plus tard, je rencontrais Tom Cruise, décrochais le rôle principal féminin de Mission: Impossible et commençais l’entraînement.

À quel type d’entraînement vous êtes-vous soumise?
À un mélange d’arts martiaux et de danse, parce que je pratique la danse depuis mon enfance. L’entraînement a duré un mois et demi, au rythme de six heures par jour, six jours sur sept. On a testé mon acrophobie pour voir si j’arrivais quand même à me débrouiller en hauteur. Je me suis également préparée à tourner des scènes sous l’eau. J’ai appris à manier une arme, à courir vite et à retenir ma respiration pendant six minutes.

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Comment apprend-on à retenir sa respiration pendant six minutes?
Un expert en plongée sous-marine m’a expliqué comment on respire. Lorsqu’on comprend comment nos organes fonctionnent et qu’on est détendu, on peut retenir sa respiration longtemps. Je pense que nous sommes tous capables de repousser nos limites. Et je me suis rendu compte que si on a une bonne raison de le faire, on peut aller très loin.

Avez-vous reçu des conseils de Tom?
Chaque jour, on apprend quelque chose avec lui. Pas forcément en lui parlant parce qu’il n’est pas du genre à vous imposer ce qu’il sait. Parfois, je l’observais juste travailler et c’était suffisant. Par exemple, sa façon de vérifier deux ou trois fois avant une prise que la cascade qu’il va réaliser est sûre. Il fait confiance à son équipe mais, en même temps, prend lui-même la responsabilité de ce qui va arriver. Et vous savez, ce n’est pas une mince affaire de s’accrocher à l’aile d’un avion qui décolle!

Espionne glamour dans «Mission: Impossible – Rogue Nation»

Espionne glamour dans «Mission: Impossible – Rogue Nation»
Espionne glamour dans «Mission: Impossible – Rogue Nation»

Vous êtes-vous mis la pression pour réaliser la plupart de vos cascades?
J’ai appris sur le tournage que je suis très compétitive. J’ai d’ailleurs appelé mon père pour lui faire part de ma découverte. Il m’a répondu «sans blague, Sherlock!» Apparemment, mon père l’avait deviné. Si Tom retenait son souffle pendant quatre minutes, je voulais tenir cinq minutes. Quand il courait, je voulais courir plus vite que lui.

Une mère anglaise et un père suédois… Entre les deux pays, votre cœur balance?
Je suis un melting-pot et me sens à la fois anglaise et suédoise. Mais je dois avouer que j’ai aussi l’impression d’être un peu française quand je visite la France, pourtant je n’ai aucun lien direct avec ce pays! Je crois que je suis un peu caméléon.

«Casablanca», son film culte

Ce qu’il y a de plus suédois chez vous?
Probablement le fait que je suis propriétaire d’un moulin. Cela dit, il y a peu de Suédois qui peuvent se targuer d’en posséder un! Il s’agit d’un projet de rénovation. Je veux le transformer en un lieu de vie cosy. J’aime l’idée de «bastonner» au cinéma et ensuite de démolir et restaurer un bâtiment!

Et qu’avez-vous de plus anglais?
Probablement mon accent. Il amuse les gens parce que ma mère a déménagé en Suède, il y a bien des années, et j’ai gardé sa façon de parler. J’ai intégré des mots désuets dans mon vocabulaire.

Ce qui vous manque le plus quand vous êtes loin de chez vous pour un tournage?
Ma famille. Mon ami, mon fils et moi habitons dans un petit village de pêcheurs en Suède. Dieu merci, Skype existe! Et puis j’adore aussi écrire des lettres à la main. Avec la technologie, les gens oublient le bonheur que cela peut procurer. L’odeur du papier, le plaisir d’y faire glisser sa plume…

Que vous apporte la danse?
Je danse depuis toute petite. En Suède, j’ai été professeure de tango argentin. Ces mouvements de danse m’ont été très utiles dans les scènes d’action de ce film. On les a incorporés dans mon style de combat. Chacun se bat d’une façon particulière. Tom a son style et moi le mien.

Comment envisagez-vous désormais votre carrière?
Je vais tourner un film avec Meryl Streep et Hugh Grant qui se déroule dans les années 1940. Il s’intitule Florence Foster Jenkins et c’est l’histoire vraie d’une héritière new-yorkaise qui rêvait d’être chanteuse d’opéra, sauf qu’elle avait une voix terrible. J’incarne la compagne de Hugh Grant dans un triangle amoureux. Je marche à l’envie et choisis mes projets au jour le jour. Et ça fonctionne plutôt bien jusqu’à présent!

Quatre dates dans la vie d’une actrice

1983 Elle naît le 19 octobre à Stockholm.

2007 Naissance de son fils, Isac.

2014 Nominée aux Golden Globes.

2015 Joue dans «Mission: Impossible – Rogue Nation» (sortie 12 août).

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Photo:
Getty Images, SP
Publication:
lundi 10.08.2015, 15:30 heure



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