Après la récolte catastrophique de l’année dernière, le cultivateur de coton bio Elias Ngusa ne peut que se réjouir de celle de cette année.

Récolte sauvée

Afrique Une nouvelle variété de coton bio et la pluie après une longue sécheresse ont permis une récolte abondante en Tanzanie.

L’année dernière a été catastrophique pour Elias Ngusa. Le cultivateur de coton de la région de Meatu, au nord-ouest de la Tanzanie, était au bord du gouffre. Il n’avait pas plu durant plusieurs mois, si bien que les plants de coton s’étaient mal développés. Et comme un malheur ne vient jamais seul: le maïs, plante nourricière, avait séché sur pied. Pour nourrir ses enfants, il avait dû vendre l’un de ses bœufs. En Tanzanie, où les paysans ne peuvent que rêver d’un tracteur, ces animaux constituent leur principale force de traction susceptible d’alléger leur travail. Le salut est venu de la fondation bioRe. Elias Ngusa fait partie des 2017 paysans sous contrat avec cette institution produisant du coton biologique pour les textiles Coop Naturaline. Afin d’éviter le pire, bioRe est donc venue au secours des familles en leur distribuant des rations de maïs.

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Dans ce pays de savanes arides, on est habitué à voir la poisse et la chance se côtoyer. Et cette année, de la chance, Elias Ngusa en a reçu une double ration. En effet, après trois années de phase de développement, la fondation bioRe a déjà distribué à la moitié de ses paysans la semence d’une nouvelle variété de coton, baptisée UKM08 et développée par le centre de recherche tanzanien d’Ukiriguru.

Rendement supérieur

Cette nouvelle variété ne se distingue pas uniquement par la meilleure qualité de sa fibre, mais aussi par son potentiel de rendement. Dans des conditions idéales, il peut être jusqu’à deux fois supérieur à celui de la variété précédente, l’UK91.
Grâce à la pluie, qui est enfin arrivée au moment où l’on ne l’attendait plus, la promesse est devenue réalité. Au printemps, d’abondantes précipitations ont mis un terme à la sécheresse. Un grand bonheur pour Elias Ngusa, qui récolte ces jours le fruit de son travail au prix de gestes mille fois répétés. Avec ses collègues travaillant pour bioRe, il espère une récolte totale de 3000 tonnes de coton. Ce qui devrait être le record absolu depuis le démarrage du projet, il y a vingt ans. Une telle abondance assurera l’avenir des planteurs de coton, mais aussi des employés des entreprises de transformation.

Engagement unique

S’agissant de ce coton bio, Coop joue la transparence totale. Grâce au code dont chaque vêtement Naturaline est muni, il est possible de remonter toute la chaîne de production jusqu’au champ de coton, sur le site Internet www.biore.ch.
Christa Suter, directrice de la fondation bioRe, souligne: «La réussite de l’augmentation du rendement du coton est directement imputable au long partenariat avec Coop. Dans la branche du textile, un tel engagement est unique.»
Ainsi, en Suisse, les acheteurs de vêtements Naturaline ne profitent pas seulement d’un produit de haute qualité en coton biologique. Ils contribuent aussi à donner un avenir plus sûr aux planteurs de coton de Tanzanie ainsi qu’à leurs familles.
Le meilleur pour la fin: grâce à cette bonne perspective, Elias Ngusa pourra, si l’occasion se présente, racheter un bœuf pour remplacer celui qui lui fait si cruellement défaut depuis l’année dernière.

Nouvelle variété de coton

Rendement potentiel plus élevé

Source «bioRe»; infographie Rich Weber

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/103
Toutes les paroles aux actes
Stefan Fehlmann

Rédacteur

Photo:
Remo Nägeli, DR
Publication:
lundi 29.08.2016, 13:35 heure

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