Claudia Ayala (Masaya) dans son élément, au D! Club à Lausanne. 
Elle produit aussi des 
artistes sous son propre label, Mina Records. 

Reine des platines nocturnes

Elle fait chauffer à blanc 
les clubs suisses et étrangers 
depuis douze ans, DJ Masaya. 
Son style unique est coloré 
de ses origines chiliennes. Portrait d’une fille qui fait danser le monde.

Musique

Reportage

Elle a le soleil sur la peau de son pays d’origine, le Chili, et le sourire accroché aux lèvres, Claudia Ayala ou plutôt Masaya, de son nom de scène. La jeune femme de 34 ans (qui en paraît dix de moins) avoue sa grande timidité dans ce café de Lutry (VD) où nous la rencontrons – elle habite la localité. Cela peut paraître paradoxal pour celle qui exerce une passion publique depuis 2002, DJ, qui l’emmène souvent au bout de la nuit dans une atmosphère décoiffante, dont elle est l’auteure. Si, à l’origine, le disc-jockey passait des disques les uns après les autres dans les radios, bars ou discothèques, l’évolution de la technique fait qu’aujourd’hui «il mixe avec des platines numériques ou un ordinateur qui offre davantage de possibilités créatives», souligne Masaya. Elle baigne dans la musique depuis toute petite. «J’adorais imiter des chanteurs, danser. Vers 14 ans, j’ai découvert l’électro.

«

Petite, 
j’adorais imiter des chanteurs, 
danser»

Et quatre ans plus tard, le Mad, à Lausanne, et les précurseurs de la musique électronique en Suisse romande, Djaimin, Mr Mike, Laurent Garnier, Willow… En les voyant transporter les gens, j’ai su que je voulais faire la même chose.»

Il y a douze ans, Claudia se lance avec un cousin (Juan Baeza) qui mixait déjà, lui, depuis une dizaine d’années. «J’ai profité de ses connaissances et de son matériel, pris des cours. Après avoir compris la base, je me suis entraînée tous les jours après le travail. Au grand dam de mon père avec qui je vivais à l’époque! Il avait du mal à comprendre que je puisse adorer l’électro.»

«

Je commence à travailler sur d’autres styles, beaucoup plus pop»

De ses racines chiliennes, Masaya apprécie des morceaux aux percussions et aux shakers bien présents, qui symbolisent la musique latine. «Je suis aussi très influencée par l’underground allemand, anglais et celui des pays nordiques. Mon style est un mélange de tout cela.» Outre la Suisse, l’artiste  mixe en France, en Allemagne, en Italie, à Moscou, ainsi qu’au Chili. «Il est vrai que le public est différent dans chaque pays. «Je passe plusieurs genres qui me plaisent et dès que je perçois une réaction positive des clubbers, je reste sur la même ligne.»

Hyper branchée électro, Masaya s’intéresse toutefois à d’autres genres: «En semaine, j’écoute les nouveautés rock, pop, chill, de  la musique indépendante, latine et francophone.» La reine de la nuit entend continuer à s’améliorer dans l’électro tout en s’ouvrant à d’autres styles, beaucoup plus pop. «Parallèlement, je prends des cours de chant et continue de me perfectionner en prenant des leçons de productions musicales avec mon ami Ripperton, qui est aussi DJ.» Qui se ressemble s’assemble.

Dj Masaya à l’écoute sur: 

www.electronfestival.ch/fr/programmation/masaya

Sur le pont

Agenda chargé

Ces prochaines semaines, Masaya sera très sollicitée. Elle se produira le 22 mars à La Ruche et le 28 au D! Club (Lausanne), le 5 avril au Silencio à Genève, le 12 au Caprices Festival de Crans-Montana (VS) et le 17 dans le cadre du Festival Electron de Genève. Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu!  

www.caprices.ch

www.mina-records.com

www.soundcloud.com/masaya

www.rts.ch/couleur3/programmes/atakama-deep/

Claudia Ayala 

Jeune maman   

Masaya apprécie le monde de la nuit le week-end pour son côté festif «où tout le monde se lâche et oublie ses soucis de la semaine. Mais il y a un côté superficiel.» C’est pourquoi, en journée, la jeune mère d’un Gabriel de 11 mois continue de travailler à 50% comme assistante de gestion au département de l’actualité et de l’information à la RTS. Chaque vendredi soir, sur Couleur 3, elle anime en outre l’émission «Atakama Deep», de 23 h à minuit.

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Didier Walzer

Rédacteur

.

Photo:
Darrin Vanselow
Publication:
lundi 10.03.2014, 14:00 heure

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