Robbie Williams (39 ans): «Travailler dans le showbiz, c’est toujours mieux que d’avoir un vrai boulot!»

«Je suis allé très loin avec très peu»

Père de famille comblé, Robbie Williams est de retour au top. Le chanteur anglais nous parle avec humour de son nouveau disque, de sa fille et de ses projets.

Coopération. Vous êtes entouré d’une myriade de stars dans votre nouvel album. Tout le monde se bouscule pour chanter avec vous?
Robbie Williams. J’ai beaucoup de chance d’avoir réuni sur l’album tous ceux avec qui je souhaitais chanter, à l’exception de Hugh Jackman dont l’emploi du temps était trop chargé. Je trouve que Rufus Wainwright est un des meilleurs compositeurs de ces quinze dernières années et j’ai toujours voulu travailler avec lui. On s’est retrouvés par hasard dans le même hôtel, on est montés dans une chambre et on a composé le titre Swings Both Ways. Et puis je suis un vrai fan de Michael Bublé, qui est un peu le maillon entre ces chansons jazzy et moi. Je marche sur ses plates-bandes avec ce disque et je suis honoré qu’il y participe.

Vous prodiguez des conseils à votre fille sur le single «Go Gentle». Que lui diriez-vous si elle décidait un jour de marcher sur vos traces?
Il y a de fortes chances qu’elle finisse dans le showbiz avec une mère actrice névrosée et un papa pop star, névrosé lui aussi. Je la vois mal devenir pharmacienne ou doctoresse parce que sa mère et moi sommes frimeurs de nature. Et puis travailler dans le showbiz, c’est toujours mieux que d’avoir un vrai boulot. Tant qu’elle ne sera pas aussi célèbre que Miley Cyrus, elle s’amusera. C’est fun que les gens s’intéressent à vous et vous posent mille questions comme si vous étiez important!



Que feriez-vous aujourd’hui si vous n’aviez pas fini dans le showbiz?
Je serais peut-être devenu dealer mais pas de drogues dures, à moins que les choses aient vraiment mal tourné! Je ne sais pas ce que je serais devenu. Il n’y avait pas mille manières pour moi de m’enfuir de Stoke-On-Trent (ndlr: la ville où il a grandi). J’ai eu beaucoup de chance d’entendre parler d’une audition pour un boys band pendant que j’étais encore à l’école. Ma mère a envoyé mon CV, je me suis rendu à l’audition et les étoiles se sont alignées en ma faveur. Je suis infiniment reconnaissant parce que je n’ai pas le talent d’un Mick Jagger, d’un Bowie ou d’Elton John. Je suis allé très loin avec très peu.
  
Bowie et Jagger sont toujours là. Où vous imaginez-vous dans vingt-cinq ou trente ans?
Je suis partant pour de nouvelles expériences. Ma réunion avec Take That m’a montré qu’il y a plusieurs façons de plumer un canard. J’ai eu beaucoup de plaisir à collaborer avec les garçons et à partir en tournée avec eux. Nous avons réalisé un album qui a eu un immense succès commercial et critique, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. A l’avenir, j’aimerais devenir le leader de U2 le temps d’un album, si Bono décidait de faire un break. Ou former un nouveau Rat Pack avec Michael Bublé, Harry Connick Jr. et Bruno Mars.

Pourquoi souhaitez-vous enseigner le français à votre fille?
Ma femme et moi sommes très snobs et avons des idées de grandeur, alors nous voulons que notre fille apprenne le français. C’est une langue magnifique que ma femme parle couramment, tout comme ma belle-mère d’ailleurs. Je vais devoir m’y mettre aussi pour qu’elles ne puissent pas parler de moi à mon insu!

Retour au top

Robbie en mode crooner

Robbie avait déjà flirté avec le jazz au sommet de sa gloire, en 2001, avec «Swing When You’re Winning». Alors qu’il remplit à nouveau les stades, le Britannique de 39 ans s’offre donc un nouvel album de reprises jazzy, agrémenté d’une demi-douzaine d’inédits.
Très à l’aise en mode crooner, il prend manifestement son pied en duo avec le flamboyant Rufus Wainwright mais aussi avec Michael Bublé, Kelly Clarkson et même Lily Allen qui sort de sa retraite pour interpréter avec lui «Dream A Little Dream». Le CD signe les retrouvailles du chanteur avec Guy Chambers, auteur de ses plus grands tubes. Parmi les nouveaux titres, on retiendra notamment «Go Gentle», un hymne à sa fillette de 13 mois, Teddy, fruit de son mariage avec l’actrice Ayda Field.  

«Swings Both Ways», dist. Universal Music. Sortie le 15 novembre. 

www.robbiewilliams.com

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Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
John Wright
Publication:
mardi 12.11.2013, 08:00 heure

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