The Wild Orchids, de gauche à droite Margot (12 ans, percussions), Morgane (15 ans, batterie), les parents Iris (49 ans, guitare et chœurs) et Didier (51 ans, chant, guitare et composition), Maurine (22 ans, basse).

Rock’n’roll en famille

Tribu Les Tarquini forment le groupe The Wild Orchids. Une passion et une aventure musicale vécues au sein du cocon familial, qui les emmènent sur les scènes internationales.

Consacrer ses fins de semaines à des concerts plutôt qu’à des excursions en famille ou avec des amis, ses soirées dans un local de répétition plutôt qu’autour d’un jeu de société ou d’un film… C’est le choix qu’ont fait les cinq membres de la famille Tarquini. «L’un n’empêche pas l’autre, souligne Iris, la maman et guitariste du groupe. Il n’y a pas des concerts tous les week-ends. Mais c’est vrai qu’avec deux ou trois répétitions par semaine, on est plutôt occupés!»
«Ça ne nous empêche pas de voir nos amis, complète Maurine, la bassiste, aînée des trois filles. Il suffit de s’organiser. Comme les répètes sont des jours fixes, c’est facile!» Morgane, batteuse et sœur du milieu, ajoute: «Et on peut les déplacer. Comme on se voit tous les jours, on peut en discuter sans problème.» Preuve en est: la future apprentie coiffeuse trouve encore du temps pour suivre des leçons de danse classique.
Quant à Margot, la cadette de 12 ans, métronome du groupe qui bat la mesure à coup de tambourin et maracas, elle poursuit sa scolarité à Malleray, un village situé entre Bienne et Moutier, qui vient d’être libéré de la circulation pendulaire suite à l’ouverture de la Transjurane.

«Au début, j’étais contre l’idée de faire un groupe en famille, lance Didier, papa rocker looké Marlon Brando, banane, rouflaquettes et perfecto. Fan de motos et de vieilles voitures, il garde un souvenir mitigé du premier groupe – déjà appelé The Wild Orchids – dans lequel il jouait dans les années 1990, déjà avec Iris: «Nous étions tous amis, mais c’était difficile d’organiser quoi que ce soit.» Alors quand son aînée, Maurine, propose de former un groupe au sein de la famille, il a tout d’abord eu peur: «J’étais certain que ça ferait exploser la famille!»

Discuter pour gérer les tensions

Maurine, elle, était confiante. Le déclic, elle l’a eu il y a huit ans, quand son père et un ami faisaient une improvisation à la guitare dans le salon familial. «C’était comme un flash. Ça m’a paru évident!» Si partout dans la maison des Tarquini, on sent la musique et le rock’n’roll – collection de vinyles, guitares, objets vintages… – aucune des trois sœurs n’est musicienne. Ce sont donc leurs parents qui leur ont transmis leur savoir. Iris joue de la guitare depuis qu’elle a 11 ans. Elle donne toujours des cours à ses élèves: «Ce que j’aime c’est essayer différents instruments. Je joue aussi du saxo et du piano.» Didier, lui, est autodidacte, mais il a la musique dans le sang depuis qu’il a découvert Jerry Lee Lewis à 6 ans.

Et comment arrive-t-on à gérer les tensions? «En riant et en parlant. Dans notre famille, nous avons toujours beaucoup discuté. C’est la base», explique Iris. «Maman rigole tout le temps, lance la batteuse. Elle met l’ambiance au local!» Pour Didier, compositeur et chanteur, la musique doit rester un plaisir avant tout. «C’est démocratique. On a cassé le cadre», lance celui que ses enfants surnomment Louis de Funès quand il fait trop son «chef d’orchestre», référence au film «La Grande Vadrouille».
Didier a été gravement malade il y a environ dix ans. «Je pense que ma maladie n’est pas étrangère à la formation de notre groupe. Ça a resserré les liens», conclut-il avec philosophie. Ancien employé CFF, il se reconvertit aujourd’hui et suit une formation d’infirmier.

  • La famille Tarquini en été 2016, lors de leur voyage - tournée au USA. Ils sont ici en Ohio, au nord-est du pays.
  • Les costumes de scène de la famille sont dessinés et cousus par Maurine (au centre).
  • En plus d'une dizaine de concerts donnés lors de leur voyage, The Wild Orchids ont enregistré dans un studio en Louisiane cinq de leurs compositions. "Cette expérience a dépassé toutes nos attentes", commente Didier, chanteur-guitariste. "L'été prochain nous y retourneront!"
  • The Wild Orchids en live. L'argent gagné lors de leurs concerts en Suisse a financé leur aventure américaine.
 

Disque et tournée aux USA

Les cachets de leurs concerts ont permis aux Tarquini de financer, l’été 2016, cinq semaines de voyage entre New York, l’Ohio, le Kentucky, le Tennessee, le Mississippi, le Missouri et la Louisiane. Durant ce temps, en plus d’un peu de tourisme, ils ont aligné 11 concerts et enregistré un 45 tours. Cerise sur le gâteau, ils ont rencontré et joué avec certaines de leurs idoles: Johnny Fay, Cliff Nash ou Neil Crash Coffin. L’été prochain, The Wild Orchids retourneront aux USA pour une série de concerts et des vacances. En attendant, on peut les voir sur scène près de chez nous, mais aussi dans des festivals Rockabilly en France et en Autriche.

Plus d’infos: www.the.wild.orchids.sitew.com

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Gilles Mauron

Rédacteur

Photo:
Christoph «Stöh» Grünig, DR
Publication:
lundi 24.04.2017, 13:20 heure





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