Avec ses petites histoires simples et drôles, Sandrine Biermann (31 ans) fait passer de bons moments aux auditeurs de Radio Fribourg, tous les mercredis en fin de matinée.

«J’aime raconter 
des histoires»

Sandrine Biermann, 
c’est avant tout un éclat de rire. Spontané et communicatif. Caissière chez Coop 
et chroniqueuse à Radio Fribourg, 
elle a rassembé ses chroniques 
dans un livre pétillant d’humour. 
A dévorer sans modération. Rencontre.

Coopération. Caissière dans un hypermarché et chroniqueuse à la radio: c’est pour le moins inhabituel…
Sandrine Biermann. Oui et non. Au collège déjà, j’avais un micro-orteil à la radio. Mon meilleur ami de l’époque – qui est toujours mon meilleur ami – avait créé «Vibration108FM», une station de radio qui existe toujours sur le Net (ndlr: www.vibration108.ch) et le câble. J’y ai animé les matinales pendant deux ans.

Vous aviez la fibre radiophonique?
Depuis mon enfance, j’ai toujours eu besoin de créer et la radio est un excellent support pour cela. Quand je suis venue à Fribourg pour mes études, j’ai rencontré Tanya, qui était animatrice et productrice à Radio Fribourg (ndlr: www.radiofr.ch). Je voulais faire de l’animation durant le week-end pour financer un peu mes études, mais ça n’a pas joué tout de suite. Malgré tout, elle voulait travailler avec moi car elle aimait ma voix. Elle a toujours beaucoup plus cru en moi que moi-même. Après avoir cogité à un projet dans mon coin, je lui ai proposé Marie-Anne – en deux mots, j’y tiens! – et les chroniques étaient lancées.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’en faire un livre?
J’y pensais depuis un moment mais sans trop y croire. J’en ai touché un mot à Tanya, qui a trouvé l’idée géniale. Un jour, elle m’a appelée en me disant: «Coucou, tu as rendez-vous avec un éditeur.»

Dans ces tranches de vie, il y a beaucoup d’autodérision: un antidote contre la déprime?
Terrible, oui. C’est une seconde nature. Quand je déprime, je m’enferme chez moi et je vis pendant quelque temps en autarcie. Et en grignotant des chips!

Dans votre livre, vous parlez aussi des joies de la colocation, comme les disputes sur le partage des tâches ménagères sans pouvoir se réconcilier au lit…
(Elle part dans un grand éclat de rire!) En fait, dans une colocation, les problèmes sont les mêmes que dans un couple – qui fait quoi? Est-ce bien fait ou non? Quand ça arrive dans un couple, il y a des compensations. Dans une colocation, il ne reste que les engueulades.

«

S’il faut que je 
sois en couple 
pour être heureuse, 
alors mince!»

Autre sujet récurrent: la famille. On sent que vous y êtes attachée tout en redoutant les retrouvailles…
Il n’est jamais facile de parler de sa famille. Ce sont les gens qui vous connaissent le mieux et aussi ceux que vous connaissez le mieux. Il y a parfois des petites crises, mais c’est le grand amour. Je préfère ne pas en dire plus parce que c’est bientôt Noël et que je voudrais bien être invitée.

Noël, la course aux cadeaux. Comme dans vos chroni-ques, vous allez vous y pren-dre au dernier moment?
Non, cette année, je suis prête! Mais je m’attends tout de même à des surprises de dernière minute; ça ne serait pas drôle si tout se passait bien.

Surtout si vous écrasez de nouveau la bûche…
Cette fois, je ferai attention. Promis! Ce n’est pas facile de transporter ses bagages, les cadeaux et, en plus, la bûche de Noël quand on voyage en train. C’est le challenge chaque année quand je retourne en Valais.

Ce ne serait pas plus simple de demander à votre sœur de l’acheter sur place?
Ah non! Non! Je tiens à la faire moi-même. Ma spécialité, c’est la bûche massepain-chocolat… Tout ce que je devrais éviter.

En tant que caissière, vous devez redouter les fêtes de fin d’année…
Pas du tout! Au contraire, j’aime quand il y a beaucoup de gens et que ça bouge. J’adore l’effervescence et la magie de Noël. (Elle repart dans un grand éclat de rire) En disant ça, j’ai l’impression d’être dans un film de Walt Disney.

La caisse, c’est aussi l’occasion de voir passer de super beaux mecs, non?
Effectivement. On voit défiler beaucoup de gens mais les clients, la plupart du temps, ne font pas attention aux caissières. Nous, en revanche, nous voyons la personne qui est devant nous, par exemple les femmes qui engueulent leur mari parce qu’il ne range pas les courses comme elles voudraient… et, bien sûr, aussi les beaux garçons.

La quête amoureuse occupe beaucoup votre esprit?
L’esprit à défaut d’autre chose…

Ça vous rend malheureuse?
J’en ai l’air (lance-t-elle en se marrant)? S’il faut que je sois en couple pour être heureuse, alors mince!

Vous parlez aussi avec beaucoup d’humour de votre surpoids et de votre tour de poitrine: vous avez du mal avec votre image?
J’ai eu du mal depuis l’adolescence jusqu’à l’uni. J’ai fini par m’accepter mais j’ai beaucoup travaillé là-dessus. Aujourd’hui, j’ai assez de recul pour en rire et pour rire de ce qui arrive en général. Mes chroniques relatent de petits faits anodins et j’essaie de trouver ce qu’il y a de drôle dans l’anodin.

Portrait express

Une fille qui a la pêche

Carte d’identité. D’origine valaisanne, Sandrine Biermann est née le 4 novembre 1982, à Montréal.

Parcours. Après avoir interrompu des études de lettres à l’Université de Fribourg, elle s’inscrit à la

Haute école pédagogique (HEP). Parallèlement à ses études, la jeune femme travaille comme caissière. Après un an, elle quitte la HEP pour se consacrer à 100% à son travail à la caisse et à l’«Information» dans un hypermarché Coop.

Dessin. Une autre de ses passions (elle adore aussi cuisiner). Elle a réalisé elle-même les dessins qui illustrent son livre.

Chroniques. «Le Journal de Marie-Anne», c’est tous les mercredis sur Radio Fribourg, dans l’émission «Oh les filles», à 11 h 20.

Livre. «Le Journal de Marie-Anne» (éditions faim de siècle) est disponible en librairie, dans les grands magasins Coop de la région de Fribourg et sur le site:

www.cousumouche.com

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Jean Pinesi

Rédacteur

Photo:
Charly Rappo / Arkive.ch
Publication:
lundi 02.12.2013, 14:00 heure

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