1 von 7


Il a 26 ans et parle quatre langues. Le 13 juin, il va courir les 5000 km du Mans.






Sébastien Buemi

24 Heures du Mans Le pilote d’Aigle, Sébastien Buemi, sera au départ de la mythique course ce 13 juin. Tour de circuit dans les virages de sa vie.

«

Une journée réussie? Du temps avec ceux qu’on aime»

Alors Sébastien, comment ça va?
Nickel! Il y a beaucoup à faire – entre troisième pilote Red Bull, les 24 Heures du Mans avec Toyota, tous les championnats du monde d’endurance avec Toyota en LMP1, et puis aussi la Formule E. Mais je suis très content d’être impliqué dans de beaux championnats, avec de bons teams et de belles perspectives de résultats, c’est pas mal!

Vous êtes champion du monde d’endurance, vous venez de gagner en Formule E à Monaco et le prochain départ, le 13 juin, c’est à nouveau ces 24 Heures du Mans. Comment vous sentez-vous?
Je suis impatient, nerveux, je me réjouis, c’est une course incroyable, on y travaille toute l’année. Il y a deux ans, j’ai terminé deuxième et troisième en 2014. Là, l’objectif est de réussir à gagner. On espère vraiment pouvoir ramener une première fois la victoire dans le team Toyota qui participe pour la 30e fois aux 24 Heures du Mans.

Et d’autre part vous courez donc aussi en Formule E, la Formule électrique et ça c’est un tout nouveau championnat.
C’est la première année. On a onze courses dans dix pays, dont l’Amérique et la Chine. La voiture, une monoplace, c’est une sorte de petite Formule 1 mais tout électrique, on a environ 270 chevaux et on atteint des vitesses de 230 km/h.

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

L’idée de ce championnat du monde, où vous êtes actuellement deuxième, c’est de faire progresser la voiture électrique?
Oui, et dans les centres-villes, où toutes nos courses ont lieu. À Miami, à Long Beach, à Monaco, à Berlin, à Londres, on va avoir Moscou autour du Kremlin. Donc, clairement l’idée est de promouvoir les véhicules électriques dans les centres- villes. On pense que l’électrique est vraiment le futur à moyen terme.

Depuis près de vingt années que vous courez, une course réussie, c’est quoi?
C’est de la gagner! En tant que pilote et compétiteur, l’objectif est vraiment de gagner la course. Toutes les courses que vous gagnez, c’est presque normal. Et les autres, c’est une déception.

Et une journée réussie?
C’est de passer un peu de temps avec ma famille, d’avoir du temps avec ma fiancée. Du temps avec ceux qu’on aime.

Dans dix ans, vous vous imaginez…
Toujours en train de faire les 24 Heures du Mans! J’ai 26 ans, Marcel (ndlr: Fässler) en a 38, il a gagné déjà trois fois les 24 Heures. Donc oui, j’espère toujours pouvoir continuer de vivre de mon sport et gagner des courses.

Avec une famille, avec des enfants?
Oui, bien sûr, je vais me marier cet été, donc j’espère bien entendu avoir une famille dans pas longtemps.

La peur, sur un circuit, vous la connaissez?
La peur de faire mal, mais pas la peur de se faire mal. Quand on s’implique avec autant d’énergie, autant de volonté de faire bien, à un certain moment on a presque peur de mal faire parce qu’on a tellement envie de gagner. Mais la peur de se faire mal, objectivement non.
Il faut être conscient qu’au moment où vous prenez des risques, vous savez ce que vous faites, où est la limite. Par contre, il ne faut pas vivre avec la peur: le jour où vous avez peur, c’est mieux d’arrêter.

Être pilote, c’est aussi soigner sa forme – 69 kg pour 1 m 77 – vous suivez un régime?
En général non, mais j’ai assez d’expérience pour savoir ce qui est bon ou non. Et pour savoir si je peux faire un petit écart ou non.

La combi’ du pilote

Durant les pauses des 24 Heures du Mans, qu’est-ce que vous allez manger?
Là c’est très important de reprendre de l’énergie – je mange par exemple des pâtes, des blancs de poulet, un peu de poisson, du riz.

Et à propos, pour la route, Sébastien, vous avez une voiture?
Oui, j’ai une Lexus par Toyota et une Infiniti par Red Bull. Sur la route j’essaie de faire attention, parce qu’à la fin du compte, c’est clair, il n’y a pas grand- chose à gagner sur la route… Si vous voulez vous défouler, c’est mieux d’aller sur un circuit, par exemple ici à Lignières…

Si vous étiez un animal, vous seriez?
Un oiseau peut-être. Ou un guépard, je ne sais pas…

«Les casques, c’est très personnel, je les collectionne.»

4 dates dans la vie d’un champion

1988 Naît le 31 octobre, à Aigle. À Noël 1993, son père lui offre un kart. «Deux jours après je roulais autour du garage familial.»

2006 Le pilote (qui concourt en karting dès 1994) passe son permis de conduire, début décembre.

2009 Le 29 mars, à Melbourne (Australie), premier Grand Prix en Formule 1. «J’ai fait trois saisons en F1 et 55 Grands Prix.»

2015 Le champion du monde d’endurance s’élance le 13 juin aux 24 Heures du Mans. Relayé par An-thony Davidson et Kazuki Nakajima.

Commentaires (2)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Jean-Dominique Humbert

Rédacteur en chef adjoint

Photo:
Charly Rappo
Publication:
lundi 01.06.2015, 15:30 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?