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Shayade Hug, Miss Earth Suisse 2014, dans la campagne bernoise où elle habite – ici avec sa chienne Shaba, un terrier blanc de 11 ans.























«La beauté, c’est un charisme»

Shayade Hug, la nouvelle et rayonnante Miss Earth Suisse, est née à Meyrin (GE). Elle nous parle de la beauté et de la nature, des gestes pour la préserver. Et des projets auxquels elle tient avec les enfants et les jeunes.

Coopération. Vous êtes Miss Earth Suisse depuis quinze jours, qu’est-ce qui a concrètement changé pour vous?
Shayade Hug. Il y a eu ­beaucoup d’interviews, de séances photos, de nombreuses rencontres intéressantes et chaque fois différentes – et une foule d’e-mails à écrire!

La beauté pour vous, qu’est-ce que c’est?
Quelque chose qui vient de l’intérieur. C’est un charisme. Et chaque personne a un autre charisme, qui la rend belle.

En quoi est-elle utile, la beauté?
La beauté, c’est toujours utile pour aider les gens. C’est aussi une manière d’entrer en contact avec les autres.

Un bel homme, une belle femme?
Le plus bel homme pour moi, c’est mon ami. Parce qu’il rayonne et son rayonnement agit sur les autres. Une belle femme? Ma mère. Et par exemple Simonetta Sommaruga: elle est très belle dans sa manière d’être avec les gens, de parler, de communiquer.

Vous êtes désormais ambassadrice de la Suisse pour l’environnement – que représente la nature pour vous?
Beaucoup. Comme petite fille déjà, quand nous habitions à Coppet, j’étais toujours dehors, je jouais avec la terre, j’aimais être en contact avec cet élément. Adolescente aussi, j’étais tout le temps dans la nature. Et maintenant j’ai voulu venir vivre à l’extérieur de la ville, dans un immeuble tout proche de la campagne, à deux pas des champs et de la forêt.

Quels sont vos gestes, au quotidien, pour la nature?
Ce sont des gestes que nous partageons avec mon ami – mais j’ai dû les lui apprendre (sourires). Nous recyclons tout ce qui est possible, papier, verre, etc., nous trions. Mais on emploie aussi des produits qui sont biodégradables, également les shampoings, les gels pour la douche.
Et je mange aussi bio et régional. Ici à Niederwangen, il y a des fermes qui vendent leurs produits, alors je sais d’où ça vient.

«

Dans dix ans? J’aimerais avoir des enfants – j’en souhaiterais cinq!»

De quelle terre rêvez-vous pour vos enfants?
En fait, j’espère que mes enfants pourront avoir le droit de vraiment parler avec les adultes. En particulier dans le domaine politique ou dans ce qui concerne les questions sociales. Parce que je trouve que notre environnement a une chance, seulement si les enfants et les jeunes peuvent s’exprimer, donner des exemples. Les enfants, les jeunes ont beaucoup d’idées sur ce qu’on pourrait faire, mais les politiciens ne veulent pas les entendre, en réalité. C’est la connexion qu’il faut trouver. Et moi, j’aimerais bien qu’on crée ce lien à l’avenir.

Et vous, comment vous ­imaginez-vous dans dix ans?
J’aimerais avoir des enfants – je souhaiterais en avoir cinq! – et vivre ici à Nieder-wangen, c’est mon monde à moi et je m’y sens bien…

Qu’est-ce que c’est pour vous une journée réussie?
Mais pour moi toutes les journées sont réussies! Parce que je suis une personne très positive et que je vois toutes ces petites choses qui m’enthousiasment.

Qu’est-ce que ça peut être, une de «ces petites choses»?
Par exemple, samedi il y a dix jours, j’étais dans le bus pour rentrer à Niederwangen et une enfant de 10 ou 12 ans s’est assise près de moi. Et elle s’est plainte de ces bus «où il y a tellement de gens dedans»… Alors je lui ai demandé ce qu’on pourrait faire, comment améliorer cette situation. Et elle m’a dit qu’il faudrait mettre plus de bus, pour qu’on y soit plus à l’aise. Plus de bus? Mais qu’est-ce qui va se passer, lui ai-je demandé, que va devenir le monde? Et elle m’a parlé d’énergie solaire, de gaz naturel, d’autres possibilités encore, et ce sont ces choses-là que je trouve très bien.

Et vous aimeriez donc que ces idées puissent être ­relayées en plus haut lieu?
Oui, parce que les jeunes savent beaucoup de choses, ils sont aussi capables de voir ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, ils imaginent. Mais ils n’ont pas encore la possibilité d’être mis en relation avec des responsables, d’être entendus.

C’était dimanche dernier la Fête des mères. Qu’auriez-vous envie de dire d’elle?
Ma mère représente pour moi le monde. Dans ma famille, ça n’a pas toujours été facile et elle a été là pour nous, travaillant beaucoup et n’arrêtant jamais. Sans elle, je ne serais pas comme je suis maintenant.

Portrait

Shayade Hug

Parcours. Naissance à Meyrin (GE) en 1990, sous le signe du Scorpion. Sa mère vient du Brésil. La famille (deux filles) vit ensuite à Coppet (VD), puis s’établit à Berne. Apprentissage de commerce durant quatre ans. A travaillé pendant deux ans dans les milieux politiques où elle s’est engagée pour les enfants et les adolescents. Est actuellement employée comme vendeuse à Schüpfen (BE).

Shayade. Un prénom qui lui vient de Perse.

Polyglotte. Sa langue maternelle est le portugais (Brésil), elle parle l’allemand (langue de son père), mais aussi le français (qu’elle a gardé de ses quatre années à Coppet), l’anglais et «un peu l’italien».

En couple. Avec Sandro Galli, ex-footballeur professionnel ­(défenseur centre, notamment aux FC Thoune et Biel-Bienne) qui a repris des études en sciences économiques.

Miss Earth Suisse 2014. Shayade Hug a été élue lors de la ­finale du samedi 26 avril, parmi seize candidates. Au départ, 283 candidates s’étaient présentées au concours de Miss Earth Suisse.

www.missearthschweiz.ch

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Jean-Dominique Humbert

Rédacteur en chef adjoint

Photo:
Philipp Zinniker
Publication:
lundi 12.05.2014, 18:00 heure

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