Le parc d’Iguaçu, 275 chutes d’une hauteur allant jusqu’à 82 m, à deux heures de vol de Rio.

Brésil: si tu vas à Rio…

Bons plans Proches de Rio de Janeiro, deux sites incontournables: les gigantesques chutes d’Iguaçu et la surprenante mégapole São Paulo.

À Rio, c’est entendu, vous monterez «là-haut», sur le Corcovado, faire un selfie avec la blanche statue du Christ Rédempteur, mais surtout admirer la vue formidable sur une des plus belles baies au monde. «N’oublie pas!» Mais si la ville olympique est une destination qui se suffit à elle-même, il y a, à une et deux heures de vol, deux destinations à ne manquer sous aucun prétexte, deux facettes de la grande diversité du Brésil.

Si le paradis était disséminé sur Terre, sans doute que les chutes d’Iguaçu, réserve naturelle et patrimoine mondial de l’Unesco, feraient partie des morceaux du puzzle. Sur environ 2,7 km, 275 cataractes écrasent leurs eaux d’une hauteur allant jusqu’à 82 m (les chutes du Niagara: 54 m). Un incessant fracas accompagne le mouvement inaltérable de la rivière Iguaçu.

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Voyage au centre de la force

Des passerelles et des bateaux à moteur permettent de pénétrer quasiment au coeur de la puissance de cet élément qui, en temps normal, serait des plus dangereux. Dans cette ambiance magistrale, nous nous promenons en toute sécurité et dans un calme surnaturel mais humide, tantôt sur la crête de la cascade, tantôt presque sous son filet d’eau. Les nombreux arcs-en-ciel jaillis des embruns,
la faune et la flore luxuriantes, complètent ce spectacle hors norme et inoubliable.

Ici, l’Iguaçu trace la frontière entre le Brésil et l’Argentine. Les chutes se visitent au travers de deux parcs complémentaires. Le côté brésilien offre une vue d’ensemble sur toutes les cascades. En Argentine, on visite les chutes elles-mêmes (voir onglet Voyager au Brésil).

  • Les embruns qui s'élèvent haut dans le ciel annoncent la plus haute chute du parc, la Gorge du diable.
  • Admirer une chute de 82 mètres de haut, ses milliers de litres s'effondrer, en toute tranquillité.
  • Que d'eau! Que d'eau!
  • De nombreux Arc-en-ciels et une nature préservée rendent ce site incomparable.
  • On peut se promener sur la crête des chutes, à ses pieds…
  • …et prendre un bateau pour aller presque sous la chute! Mettez votre maillot de bain!
 

Berlin des tropiques

São Paulo, «Sampa» pour les intimes, est d’une certaine manièrele contraire de Rio, ville latine par excellence. Mais le charme méconnu et sous-estimé de Sampa plaira aux citadins. La mégapole – 20 millions d’habitants, une des plus grandes au monde – rappelle tantôt Berlin l’alternative, tantôt New York la culturelle ou San Francisco l’innovante.

Forêt, gastronomie, chefs-d’oeuvre

Le défilé de buildings de la grande avenue Paulista, entièrement piétonne les dimanches, donne à Sampa l’air d’une Manhattan tropicale. Cafés branchés, librairies précèdent le parc Trianon, un reste authentique de la Mata Atlântica, la forêt tropicale humide qui a perdu plus des 90% de sa surface d’origine. Face au parc, autre oasis, le Musée d’art (MASP) où l’on peut admirer une riche collection de chefs d’oeuvre de la peinture européenne (Bosch, Raphaël, El Greco, Botticelli, Delacroix…). Le soir, l’angle de la Paulista et de l’Augusta se peuple d’une joyeuse foule bigarrée de fêtards. Des débrouillards improvisent des bars sur le trottoir, des food-trucks se réunissent sur un parking alentour. Les meilleurs restaurants, bars à gin ou à vins se trouvent dans les quartiers huppés qui jouxtent la Paulista, les Jardim.

Quittons le centre-ville pour le quartier República, vieille ville de São Paulo où se trouve la cathédrale de Sé, bordée de palmiers. Mais aussi l’Altino Arantes, plus haut gratte-ciel (161 m) au monde dans les années 1940, et le Prédio Martinelli, l’un des plus vieux buildings d’Amérique latine, au sommet duquel on peut se hisser pour s’ébahir devant l’immensité chaotique de cette ville qui semble avoir poussé telle une jungle.

  • La grande avenue de Sao Paolo, la Paulista.
  • La cathédrale de Sé.
  • Le quartier Republica, près de l'opéra.
  • Palmiers en centre-ville.
  • Le foot et le Brésil, toute une histoire.
  • Au milieu du trafic, une bouffée de parfum floral.
  • Au Beco do Batman, on vient faire un selfie devant les nombreuses fresques murales.
  • Au Beco do Batman toujours.
  • Au parc Ibirapuera, le gigantesque couvert dessiné par Oscar Niemeyer fait le bonheur des skaters.
  • Ambiance futuriste au parc Ibirapuera toujours.
 

Science-fiction au parc

Si l’envie vous prend d’aller dans cette ville démesurée où se sont établies les plus grandes communautés d’expatriés italiens et japonais au monde, ne manquez pas l’ambiance futuriste du parc Ibirapuera. L’architecte Oscar Niemeyer y a dessiné des bâtiments aux formes arrondies qui, pour une fois, offrent des espaces de vie agréables et habités. L’été, des concerts de jazz gratuits ont lieu entre les étangs où naviguent des familles de cygnes. Luca Pitteloud, philosophe valaisan installé au Brésil: «On aime Rio, car c’est le Brésil tel qu’on l’attend, en plus fort encore. Sao Paulo est beaucoup plus surprenante!»

Conseil

Depuis la Suisse
- Vols directs (±12 h): ZHR - Rio
(Edelweiss), ZHR - SP (Swiss).
- Pas de visa. Vaccins obligatoires

São Paulo – Rio
- Avion: une heure de vol depuis Rio (Azul, Avianca, Latam, Gol).
- Atterrissages saisissants: en centre-ville de SP, aéroport
Congonhas; sur la baie de Rio, aéroport Santos Dumont.
- Bus: six heures, www.transportal.com.br
- Voiture: belle route le long de la Costa Verde, village colonial de Paraty, belles îles, plages...
www.cidadedesaopaulo.com

Iguaçu
-Avion: de Rio deux heures; de SP une heure et demi.
- Une journée pour visiter le côté argentin des chutes, le plus impressionnant.
- Aéroport situé côté brésilien, à Foz do Iguaçu.
- Aller du Brésil à l’Argentine en taxi. Pas besoin de visa.
www.cataratasdoiguacu.com.br
www.iguazuargentina.com

Gilles Mauron

Rédacteur

Photo:
Gilles Mauron
Publication:
lundi 01.08.2016, 13:55 heure