Le footballeur international suisse à Udine, sur la Piazza della Libertà et devant la Loggia del Lionello.

Silvan Widmer: «J’ai du sang italien par ma grand-mère»

Football Le joueur suisse évolue comme titulaire au poste de défenseur de l’Udinese (I) et vise une sélection en équipe suisse pour l’Euro 2016. 

Silvan Widmer (23 ans) accomplit un parcours sans faute à Udine, ville italienne située à une heure et demie au nord-est de Venise, ce qui le place dans le collimateur des plus grands clubs de football mondial. En attendant, il apprécie le charme de cette province italienne en compagnie de sa petite amie, Céline (24 ans).

Que représentait l’Italie à vos yeux avant vos débuts en Serie A, il y a deux ans?
Ma grand-mère, que je n’ai malheureusement pas connue, était originaire de Bergamo. J’ai donc du sang italien. Pourtant, avant mon transfert à l’Udinese, l’Italie évoquait surtout pour moi les vacances, les belles plages et la bonne cuisine – sans oublier la Serie A, avec ses nombreux clubs légendaires comme la Juventus de Turin ou l’Inter Milan, qui me font rêver depuis toujours.

En Suisse, vous jouiez au FC Aarau, en Challenge League. Comment l’Udinese vous a-t-il repéré?
J’avais attiré l’attention d’un découvreur de talents lors d’un tournoi avec l’équipe nationale U19 en Macédoine. J’ai ensuite été observé pendant plusieurs matchs en Challenge League. J’ai signé le contrat à condition de pouvoir jouer une année supplémentaire en prêt à Aarau – je voulais absolument y passer ma maturité.

Êtes-vous quelqu’un de prudent?
Après avoir vu plusieurs joueurs suisses partis très jeunes à l’étranger revenir au pays sans avoir pu s’imposer, je ne souhaitais pas gaspiller des années d’études en sortant de l’école sans maturité.

Parliez-vous déjà italien?
Par chance, j’avais choisi l’italien comme cours facultatif à l’école secondaire. J’avais donc des bases, que j’ai ensuite développées avec le professeur embauché par l’Udinese pour permettre à tous les joueurs de communiquer dans cette langue. Même si, parfois, il n’y a pas le moindre Italien sur le terrain…

Comment vivez-vous la dimension cosmopolite du football professionnel moderne?
C’est un véritable défi parce qu’une multitude de cultures différentes s’y rencontrent, mais c’est aussi une source d’enrichissement. Un exemple: depuis un an, nous avons dans le groupe un Irakien qui a vécu des choses terribles dans son enfance, mais qui est aussi une personne incroyablement attachante, avec une vraie personnalité. Grâce à lui, quand j’entends parler de l’Irak, je ne pense plus seulement à la guerre.

Comment êtes-vous devenu titulaire?
L’Udinese est un club qui engage des jeunes talents, les fait progresser, puis les revend avec un bénéfice. Comme toutes les autres jeunes recrues, j’ai d’abord dû rester sur le banc des remplaçants les premiers mois. Quand l’entraîneur a vu que je m’étais acclimaté et que je donnais tout sur le terrain, il a augmenté mon temps de jeu et m’a finalement intégré dans le onze de départ.

Aviez-vous un modèle?
Antonio Di Natale. Même si, à 38 ans, il ne joue plus aussi souvent qu’avant, il reste un modèle pour tous, avec ses plus de 200 buts, sa fidélité infaillible à son club et son attitude extrêmement positive. Il montre ce qu’il est possible de réaliser quand on se donne à 100%, sans pour autant maltraiter son corps.

Quelles sont vos forces et quels sont les points à améliorer?
Je suis athlétique, rapide et en bonne condition physique. J’aime soutenir les attaquants. Mes faiblesses se situent plutôt en défense, où je n’arrive pas toujours à rester concentré pendant toute la durée d’un match.

La Nati, il en rêve depuis l’enfance

D’après vous, quelles sont vos chances d’être sélectionné pour l’Euro en France?
L’entraîneur, Vladimir Petkovic, privilégie les hommes jouant régulièrement dans leur club. J’espère donc pouvoir contribuer le plus possible à ce que  l’Udinese s’impose dans la lutte pour le maintien en Serie A.

Que faites-vous pendant vos loisirs?
Je me promène dans les ruelles pittoresques de la vieille ville, ce que je peux faire à Udine sans être sans cesse abordé par des passants. Les fans sont chaleureux, mais se montrent tout aussi respectueux que les Suisses. Avec ma petite amie, nous allons souvent à Venise.

Un brin de nostalgie pour la ponctualité suisse

Avez-vous d’autres loisirs?
J’écoute de la musique, surtout de la pop. Avant un match, c’est du hip-hop ou de la house. Je me suis acheté une guitare acoustique il y a six mois et je recherche un bon professeur, car mes tentatives d’apprendre avec des vidéos ont échoué…  l

4 dates dans la vie du footballeur

2012 «Je signe mon contrat à l’Udinese et rencontre ma petite amie.» Silvan Widmer est né en 1993 à Aarau (AG).

2013 «Je passe ma maturité cette année-là, monte en première division avec Aarau et débute en Serie A.»

2014 «Le 14 octobre, je joue pour la première fois en équipe suisse.» Dans le match contre Saint-Marin.

Sylvan Widmer sur Google

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texte:
Reinhold Hönle
Photo:
Stefano Lunardi
Publication:
lundi 09.05.2016, 16:01 heure



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