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Stan Wawrinka (30 ans) sur les courts du Tennis Club de Genève.




Stan Wawrinka: «J’aime découvrir de nouveaux plats!»

Tennis Le Vaudois ne cache pas un petit côté épicurien à ses heures. Il se réjouit de disputer la première édition du Geneva Open (17–23 mai). Échanges.

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Roland Garros est un objectif, mais pas le seul »

Vous avez eu 30 ans en mars: bien franchi le cap?
Je m’en fiche complètement dans le sens où ça a beaucoup changé dans le tennis. Quand je suis arrivé sur le circuit, à 30 ans c’était fini, tout le monde arrêtait, était fatigué mentalement de jouer, de voyager. Aujourd’hui, à 30 ans, c’est tout juste si on n’est pas au meilleur niveau de notre carrière. Mon premier cap dans ma vie, ce sera la fin de ma première carrière dans le tennis.

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Justement, comment voyez-vous l’après-tennis?
J’ai envie de m’investir en Suisse dans le sport, la relève. Mais je précise que j’espère encore jouer cinq-six ans. Et dans un sport professionnel, tant qu’on joue, il faut avoir la tête à 100% à ça. On ne peut pas se disperser.

Vous habitez Coppet, dans le canton de Vaud. Qu’est-ce qui vous plaît dans cette région?
Les paysages, entre lac et vignes, sont magnifiques. J’apprécie toute cette verdure et ce calme. C’est pour moi une chance énorme de pouvoir revenir ici après avoir beaucoup voyagé et participé à des tournois où règne forcément beaucoup d’excitation dans les grandes villes où ils ont lieu.

Lorsque vous jouez, vers quels pays et villes va votre préférence?
J’aime beaucoup retourner en Australie. D’abord parce que j’y ai gagné le tournoi, à Melbourne. Mais surtout parce que c’est en janvier, qu’il fait souvent très froid en Suisse. Là-bas, c’est le plein été, il y a une ambiance toujours incroyable. Les gens sont super gentils, calmes et accueillants. Il y a plein d’autres villes, aussi. On a la chance, dans le tennis, d’aller dans les belles villes et de suivre le soleil.

Son portable pour être connecté avec ses proches

Profitez-vous de vos déplacements à l’étranger pour y goûter les spécialités culinaires?
Absolument. J’aime bien découvrir de nouveaux plats. Quand je vais au tournoi de Chennai en Inde, par exemple, je mange indien.

Épicurien?
Oui, je suis plutôt un bon vivant. Je suis un bon professionnel dans la mesure où je sais ce que j’ai le droit de faire et de ne pas faire. Mais quand j’ai le droit, je ne refuse pas un bon petit plat et je le partage avec des amis.

Plutôt rouge ou blanc?
Rouge. Ou rosé en été. Je prendrai plutôt un verre de vin rouge le soir avec un bon repas.

Seriez-vous intéressé, dans une deuxième carrière, à faire la promotion des produits suisses?
Je pourrais totalement m’imaginer m’investir pour les produits suisses en général. Je suis très attaché à mon pays. Le représenter et essayer de faire connaître toutes ces (bonnes) choses qui viennent de Suisse m’irait très bien.

Sa chaînette avec le prénom de sa fille, Alexia, gravé

Un nouveau tournoi à Genève aura lieu à partir du 17 mai. Quelle importance a-t-il dans votre calendrier?
Certes, c’est la plus petite catégorie des tournois ATP (ndlr. qui rapporte 250 points ATP au vainqueur). Mais son importance se situe plutôt au niveau du cœur. C’est une chance de pouvoir jouer devant mon public, à côté de chez moi. Ça va être une semaine à laquelle je tiens vraiment.

Parfois, vous ne jouez pas très bien à domicile. La pression?
Il y a toujours plus de pression quand on évolue en Suisse. Maintenant, j’ai eu de mauvaises périodes et d’autres où ça s’est très bien passé. En Coupe Davis, je reste quand même sur un très bon bilan avec toutes les rencontres qu’on a jouées ici. Après, c’est sûr que jouer chez soi n’est jamais évident, à plus forte raison dans un tournoi inédit, mais il faut parvenir à gérer cet aspect.

Après Genève, c’est Roland Garros. Votre objectif No 1 de la saison?
C’est l’un des buts, bien sûr, d’autant que c’est un Grand Chelem. Et la période sur terre battue, surface sur laquelle j’ai grandi, compte beaucoup pour moi. Cela étant, j’ai remporté un Grand Chelem et d’autres épreuves sur dur. Je ne peux pas me permettre de fixer un objectif pour toute l’année: j’essaye de faire en sorte de bien jouer sur douze mois.

Comment s’exprime l’individualisme dans ce sport extrême à ce niveau qu’est le tennis?
On a des potes et des connaissances, mais on est seul sur le terrain et tout le monde essaye de battre tout le monde. Sans concession. Mais une fois que le match est terminé, on oublie ce qui vient de se passer sur le terrain. Sur le circuit masculin, on s’entend donc tous bien. Sur et en dehors du court, même si on ne va pas forcément tous manger ensemble.

Gagnez des billets pour le premier Geneva Open

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4 dates dans la vie d'un champion

2003 Son premier fait d’armes, à 18 ans, avec la victoire lors de Roland Garros juniors.

2010 Naissance d’Alexia, la fille de Stan et de l’ex-mannequin et présentatrice TV Ilham Vuilloud.

2014 L’année de rêve: victoire à l’Open d’Australie, à Monte-Carlo et en Coupe Davis avec Federer!

2014 (bis) Il atteint son meilleur classement mondial à ce jour (3e). Aucun Romand n’a fait mieux.

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Didier Walzer

Rédacteur

Photo:
Darrin Vanselow
Publication:
lundi 04.05.2015, 14:30 heure



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