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«J'ai plus de plaisir dans ma vie»

Récompensé par les Swiss Music Awards, le chanteur Andres Andrekson (32 ans), alias Stress, respire la vie à pleins poumons.

Stress au restaurant Clouds, Prime Tower, Zurich.

Stress au restaurant Clouds, Prime Tower, Zurich.
Stress au restaurant Clouds, Prime Tower, Zurich.

Coopération. Zurich, c’est un peu votre ville?
Stress. Ça va, ça va… Disons qu’avec Lausanne, c’est un peu mes deux pôles.

Entre le studio, les vidéos et la scène, que préférez-vous?
La scène et du studio. C’est des moments où tu peux être créatif de manière différente. En studio, c’est plus intellectuel; en live, c’est le corps qui entre en jeu. J’ai toujours aimé la scène.

Tout ce que vous faites est une «affaire de famille», vidéos comprises. Pourquoi?
C’est très important d’être en confiance avec les gens qui t’entourent, parce que tu deviens meilleur. Parfois ton environnement influence tellement ton travail que tu deviens mauvais: tu n’arrives pas à donner ce que tu veux.

Justement, comment faites-vous pour gérer? Dans votre milieu, et avec votre succès, il est plutôt facile de perdre la tête.
Je ne fais pas ce que je fais pour le côté glamour et paillettes. Et j’ai beaucoup plus d’admiration pour des gens qui font tous les jours un travail qui leur déplaît. Moi, j’ai la chance d’exercer la profession que j’aime, alors tout vient plus facilement.

Dans une de vos vidéos, on voit le rappeur alémanique Bligg dans le rôle du geôlier, et vous en prison. Message subliminal?
Ce que le public ne sait souvent pas, c’est qu’on est potes depuis quinze ans. On a commencé les deux en n’ayant rien, et on a vécu des phases de vie similaires. Il n’y a pas beaucoup de gens avec qui je peux partager mes soucis professionnels, et vice versa.

Bonne gueule, bon jeu d’acteur… Le cinéma, c’est pour quand?
J’ai un problème avec le cinéma. Parce que dans tout ce que je fais, je suis dans le siège du conducteur, je peux décider, alors que l’acteur est dépendant d’un tas de gens. Ce n’est pas comme ça que je veux exprimer ma créativité. En fait on te complimente, on te dit que tu es doué devant la caméra, mais c’est juste pour t’utiliser comme un outil multimarketing. J’ai envie d’être sincère dans ce que je fais.

Mais n’y a-t-il pas une contradiction entre ce que vous dénoncez dans un morceau comme «Saint Profit» et vos activités?
J’ai la chance d’avoir une éducation qui vient de HEC. Je comprends le rejet que certains peuvent avoir vis-à-vis du business, mais tu sais, je ne perds pas mon contrôle. Je n’accepte pas n’importe quelle pub. Je sais ce que je veux, et dans tout ce que j’entreprends, il y a un côté artistique auquel je tiens. Le jour de mes 18 ans, je me suis fait choper en sprayant un graffiti, j’ai dû repeindre tout le mur. Je n’ai pas fait ce graffiti pour salir, mais parce que j’aime la peinture et le dessin.

Swiss Music Awards. Après avoir reçu votre prix, vous avez déclaré: «Je suis content, on a travaillé dur. Et puis j’ai passé une année de merde.»
Oui. J’étais musicalement à la recherche d’autre chose. Ta voie n’est pas tracée, ça demande un sacré
effort. Puis j’ai dû surmonter des problèmes de santé liés à mon dos. C’était une épreuve assez difficile, que je n’ai pas résolue à 100%. Côté privé, comme on le sait, ce n’était pas génial. Mais tu vois, je n’ai pas atterri dans ces problèmes de dos, etc., pour rien. Peut-être que je n’ai pas vu les choses dans la bonne perspective. Ou su mettre mon énergie aux bons endroits. J’ai pas mal appris. Ce qui a changé, c’est que je me mets moins de pression, j’ai plus de plaisir, je rigole plus dans la vie.

Après la séparation avec Melanie Winiger, vous auriez pu brûler comme une comète. Tout ce qui ne tue pas renforce?
Absolument. Quand les gens se brûlent, c’est qu’ils se perdent, notamment dans les réflexions. Tu sais, quand il t’arrive ce genre de chose, il faut devenir procédurier, avancer petit à petit. Rien ne sert de trop penser à demain. Demain, je serai un autre homme.

Andres 2012

Racines. Andres Andrekson, alias Stress, né le 25 juillet 1977 à Tallinn, en Estonie. Arrive en Suisse en 1990 et son papa quitte le foyer familial alors qu’Andres est encore petit garçon. Une sœur.

Parcours. Maturité puis HEC à Lausanne. Son premier album, «Billy Bear», sort en 2003, après quoi Stress se lance provisoirement dans les affaires. Son deuxième album, «25.07.03», entre à la 3e place du hit-parade suisse (2005). Quatre autres albums suivront, dont «Des rois, des pions et des fous» (2009). Il s’associera avec Coop pour deux chansons, «On n’a qu’une Terre» et «C’est réel».

2011. Il se sépare de sa compagne, l’actrice Melanie Winiger. Des problèmes de dos continuent à le faire souffrir: déjà en 2010, il avait dû annuler une série de concerts pour cette raison. L’album «Renaissance II» est sorti en septembre 2011.

Actualité. En concert à Lausanne le 16 mars, au Métropole, à Lausanne.

www.stressmusic.com

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Pablo Davila
Photo:
Darrin Vanselow
videos:
Patric Bärtschi / Pablo Davila
Publication:
lundi 12.03.2012, 12:30 heure

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