Le nouvel album de Stress devrait paraître à la fin de l’année.

«Il faut toucher les gens» 

Le rappeur suisse Stress montera sur scène à l’occasion du festival «Sion sous les étoiles». Le musicien est également en train de concocter son sixième album solo. 

Coopération.  Où en est la préparation de votre prochain album?
Stress.  Je suis en pleine écriture, cela prend du temps, mais c’est normal. Artistiquement, j’ai envie d’essayer de nouvelles choses en donnant des impulsions du passé, me renouveler sans me trahir. La musique est une extension de soi, il faut trouver une manière crédible d’en faire, selon où on en est dans la vie et dans sa musique. Ça doit être pertinent et authentique.

Allez-vous continuer de chanter en français?
Je considère que le rap doit se faire dans sa propre langue, c’est organique. Tant que l’émotion est juste, peu importe dans quelle langue on chante.

Envisagez-vous une carrière plus internationale?
Pour l’instant, je me demande si je vais arriver à écrire le prochain couplet, donc je n’en suis pas encore là. Je ne peux pas penser à la suite. Sinon, ça va pervertir le processus. Après, je regarderai quoi faire avec ce matériel.

Cela signifie que pendant cette période de création, vous vous isolez complètement?
J’aimerais bien, mais c’est impossible. Je suis impliqué dans divers projets. Mais c’est OK. Si je peux rester seul trois jours chez moi, j’en profite.

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Pour l’instant, je me demande si je vais arriver à écrire le prochain couplet»

Vous allez chanter lors du nouveau festival «Sion sous les étoiles», pourra-t-on entendre de nouvelles chansons?
J’aimerais bien, mais je ne sais pas encore, car il y a toujours un moment entre la phase de composition et la préparation des concerts. Comme il s’agit de la première édition du festival, on s’est dit que ça pourrait être cool d’y participer. Et puis, la moitié de mon équipe technique est valaisanne: ils ont un sacré caractère!

Comment se déroule un concert de Stress?
L’énergie que je communique sur scène sert à passer un bon moment. J’ai envie qu’il y ait une communion, qu’on puisse se connecter. Les gens qui assistent au concert ne doivent pas penser à leur boss ou à leur copine.

Est-ce la même chose que vous chantiez devant 50 ou 5000 personnes?
Avec 50 personnes, c’est plus facile d’être proche du public. Avec 5000 personnes, il faut davantage d’énergie pour que les gens montent dans le bateau. Ce qui compte, c’est que la personne se sente touchée, qu’elle soit au milieu de 50 ou de 5000 spectateurs. C’est comme une turbine entre la scène et le public. Si elle ne tourne pas, il ne se passe pas grand-chose. Notre job est de la faire tourner.

Cela ne marche pas toujours?
Oui, parfois, si je suis fatigué, ou pas à mon mieux. Mais on est des performeurs, comme des footballeurs. A la fin de la journée, on doit mettre le goal.

A propos de football, avez-vous suivi le Mondial?
Bien sûr, ça a été la seule variation dans mes journées à la maison. J’ai bien aimé la réactivité de la Suisse lors de son troisième match. De manière générale, ça a été un bon Mondial, avec beaucoup de goals et de rebondissements.

Qu’est-ce que cela vous a apporté, au niveau personnel et musical, de participer à «The Voice of Switzerland»?
J’ai réalisé l’album de Nicole Bernegger, la gagnante, qui a remporté un Swiss Music Award et est devenu disque d’or. J’ai beaucoup appris en écrivant pour quelqu’un d’autre. C’était très enrichissant. Et en plus, Nicole, c’est vraiment une chouette nana.

Avez-vous été inspiré par le travail avec Nicole pour vos propres compositions?
Complètement. C’est cool de pouvoir voyager entre différents styles. Nicole apparaîtra sur mon album. J’ai déjà joué quelques titres à mon batteur, qui m’a dit: «C’est nouveau, mais c’est toujours toi!»

Cela ne vous a pas donné envie de vous reconvertir dans la chanson?
Ecoutez, si vous m’entendiez chanter sous ma douche, vous ne poseriez pas cette question (rires). On est tous doués pour quelque chose. Je peux écrire des lignes de voix, mais pas les chanter. J’aime le rap. Je me suis rendu compte qu’on peut davantage faire passer des messages, faire voyager les gens à travers les mots.

Vous avez composé deux tubes «On a qu’une terre» et «C’est réel» sur l’écologie pour le compte de Coop, que signifie-t-elle au quotidien pour vous?
Il s’agit de prendre conscience du monde dans lequel on vit. Les plus jeunes générations ont une autre perspective, car elles l’ont intégrée beaucoup plus tôt. Chacun peut choisir le monde qu’il souhaite, et trouver ses propres réponses, égoïstement.

Concrètement?
Choisir ton transport, la manière dont tu te chauffes, dont tu manges, dont tu tries tes déchets. Par exemple, l’énergie pour produire le bœuf est dix fois plus grande que celle nécessaire pour le poulet. Il n’y a pas de formule magique, ce sont de petites décisions. Pour le chauffage de ma maison, j’ai opté pour une pompe à chaleur. Après, on n’a pas tous les mêmes possibilités. L’écologie n’est pas un combat, au mieux une course sur le long terme. Mais il est important de ne pas faire la morale. A moins d’être en Chine, ça ne marche pas, de forcer les gens.

Portrait

HEC et hip-hop

Prénom: Stress, de son vrai nom Andres Andrekson

Date de naissance: 25 juillet 1977

Parcours: né en Estonie, Stress arrive en Suisse, à Lucens (VD), à 12 ans, avec sa famille. Au bénéfice d’un diplôme de la HEC de Lausanne, il a sorti cinq albums solo, de rap et de hip-hop, plusieurs fois disques d’or et de platine. Il a été juré pour l’émission alémanique «The Voice of Switzerland».

Actualités: Il sera l’une des têtes d’affiche du nouveau festival «Sion sous les étoiles», qui se tiendra les 19 et 20 juillet prochains, aux côtés de Patrick Bruel, Tal ou encore Christophe Maé. Un album est en préparation et devrait sortir d’ici la fin de l’année.

www.livemusic.ch

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Mélanie Haab

Rédactrice

Photo:
Lukas Maeder / 13 Photo
Publication:
lundi 14.07.2014, 09:00 heure



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