Massimo Valmori travaille avec son fils Edoardo, dans un esprit de transmission de savoir.

Sur le divan d’un designer

Savoir-faire À quelques encablures de Bologne, dans l’entreprise Massimo Divani, on fabrique encore à la main des canapés de grande qualité.

«

Il faut environ deux semaines pour créer un prototype»

Massimo Valmori (56 ans), directeur et designer de Massimo Divani

L’atmosphère est particulièrement calme dans la fabrique ce matin-là, à Forlì, en Émilie-Romagne. Avec les grandes chaleurs estivales, l’horaire a été adapté. On ne travaille que jusqu’à midi et une partie des 45 employés est en vacances. Mais les affaires vont bientôt repartir en trombe, avec le lancement de la nouvelle collection, à la rentrée. Dans un coin, les cadres en bois et la mousse attendent d’être enrobés de cuir. «Nos fournisseurs, qui sont tous dans un rayon de 5 km, nous livrent les matières premières», explique Massimo Valmori (56 ans), le directeur de l’entreprise, tout en contrôlant que la ceinture qui soutiendra l’assise du canapé est bien tissée, sinon elle se détendra au fil des utilisations.

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Quant aux cuirs qui attendent d’être utilisés, ils viennent d’Italie, d’Europe et du Brésil. Massimo est l’âme de la maison. Les nouvelles formes naissent de son imagination. «Je les esquisse sur papier. Parfois, mon fils Edoardo me donne des pistes. Ensuite, il faut environ deux semaines pour créer un prototype. Beaucoup moins s’il s’agit d’un projet qui me tient à cœur.» Les noms des canapés s’inspirent des alentours: Modena, Rimini, Como, prouvant l’attachement de la famille à la région.

La machine scanne le cuir pour déceler les irrégularités, avant de le découper.

En étroite collaboration avec Toptip

Il faut huit jours pour fabriquer un canapé, dans l’entreprise Massimo Divani. Celle-ci s’est spécialisée dans le haut de gamme, tout en conservant le savoir-faire familial et le style italien, sa carte de visite. Ses collections sont vendues en exclusivité suisse chez Toptip. «Tout commence dans le bureau recherche et développement, souligne le directeur. Ici on teste des nouveautés, comme la fonction relax électrique – plutôt que mécanique – ou un chargeur de téléphone portable via bluetooth, qui serait intégré à l’accoudoir.» Dans le coin des cuirs (70% des sofas), chaque peau est soigneusement contrôlée à la main, avant d’être passée au scanner pour vérifier sa régularité et d’être découpée de manière à ce qu’il reste le moins de chutes possible. «Nous revendons les chutes de cuir à des fabricants de gants et de chapeaux de la région. Rien ne se perd.» L’entreprise propose pas moins de 46 couleurs de cuirs et 150 variantes de tissus, même si les classiques blanc, noir, brun et beige continuent de dominer largement le marché suisse. «Cette saison, le turquoise est à la mode. Il apporte de la lumière et égaie la pièce. Il se marie bien avec des pieds de bois.»
Près des cuirs, le bruit des machines à coudre se poursuit inlassablement. Chaque couturière s’occupe exclusivement d’un canapé, par souci d’unité. Le fil, choisi par le client au moment de la commande, donne la touche en plus.
Il ne reste plus qu’à envelopper le coussin dans la housse, fixer le cuir au canapé à l’aide d’agrafes et emballer le sofa pour le transport. «Nous sommes des artisans; nous faisons un produit un peu moins industrialisé. Notre force, c’est la personnalisation, avec un canapé qui réponde aux souhaits du client. Les grandes maisons ne peuvent pas rivaliser.»

Le cadre est fixé, le canapé est prêt à être livré.

Une histoire de famille

Peu de choses ont changé dans le processus de fabrication, depuis la création de l’entreprise en 1963, par le père de Massimo, Gilberto, alors simple ouvrier. Aujourd’hui, le vieil homme de 80 ans vient encore tous les matins lire son journal dans les bureaux. Edoardo, le petit-fils de 29 ans, même allure, même chevelure que son patron de père, a rejoint l’entreprise familiale et s’occupe de développer de nouveaux marchés. Il sourit de voir qu’au Qatar, l’on préfère le tissu au cuir, pour des questions de chaleur. La semaine prochaine, il s’en va en Australie où l’on ne craint là pas les couleurs.
Une histoire de famille? «À une époque, j’ai dû déménager, car on ne parlait plus que de canapés à la maison», rit-il. Avec la prochaine vague de commandes, le sujet de conversation risque de revenir… sur la table.

Une couturière s’occupe d’un canapé de A à Z.

Forlì

La fourmilière du design

La région de Forlì (113 000 habitants), en Émilie-Romagne, est réputée pour la décoration d’intérieur. Des fabricants de meubles aux designers, tous se retrouvent dans une zone industrielle importante en comparaison avec la taille de la ville. Leurs points communs se trouvent dans le souci du détail, les traditions familiales et la transmission d’un savoir-faire ancestral. Conçus ici, les meubles partent ensuite aux quatre coins du globe. Mais la ville vaut aussi le détour pour son centre historique, ses petites boutiques et ses restaurants.

Une couturière s’occupe d’un canapé de A à Z. Ci-dessus: les cuirs sont stockés sur place.

Personnalisable à l’infini

Sur mesure pour chaque intérieur

Pour découvrir les canapés Divani chez Toptip

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Mélanie Haab

Rédactrice

Photo:
Claudio Bader
Publication:
lundi 03.08.2015, 11:00 heure

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Publication:
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