1 von 7


La maîtresse annonce à ses élèves une visite médicale…

Titeuf, Manu, Hugo et Nadia: une équipe qui gagne!

Dans le préau, les politiciens ont décidé d’installer des caméras, «à cause de la sécurité qui n’est plus très sûre»…

Titeuf estime que sa maîtresse est «coincée du chignon»!

Titeuf et ses copains ne comprennent rien aux filles…

Trois des six marionnettistes de«Titeuf s’emmêle les fils»: Sylvain Mooser, Katia Campeol et Maud Labarre.

Les techniciens du spectacle: Rosa Berard, Anne-Laure Schmutz, Robert Lini et Gabriel Schmutz.

Titeuf et ses copains liés par du fil

Les personnages de Zep évoluent dans un spectacle de marionnettes à Carouge (GE) jusqu’à dimanche. Son auteur est ravi, le public de la ZoT Compagnie aussi!

La maîtresse est «coincée du chignon», Nadia fait tourner la tête de Titeuf, Vomito vomit à
la moindre émotion et… Puduk ne sent toujours pas la rose! Vous avez l’impression d’être plongé dans un album de Zep? Non, vous êtes assis devant Titeuf s’emmêle les fils, un spectacle de marionnettes créé à Carouge (GE) à l’occasion des 20 ans de la ZoT Compagnie. Comme Titeuf, elle est carougeoise. «Il y est né et on a vite pensé à lui pour marquer notre anniversaire», raconte le metteur en scène André Schmutz. L’atelier de dessin de Zep ayant été situé tout près d’une école carougeoise, l’auteur s’en est inspiré. «Beaucoup d’entre nous sommes allés à l’école de Titeuf. Ou disons plutôt que c’est Titeuf qui est venu dans notre école», sourit André Schmutz. Il a mandaté Philippe Muri pour écrire le texte du spectacle. «J’adore la BD depuis toujours et c’était tentant de me lancer dans ce défi. J’ai dit oui après un petit moment de vertige et ai très vite trouvé un fil rouge», rapporte ce journaliste de la Tribune de Genève.

Hugo, Titeuf et Manu entre les mains des marionnettistes.

Un carnet de dessins en fil rouge

Ce fil rouge concerne un carnet de dessins que trouve Titeuf au début du spectacle. «Le type qui dessine ça, il est drôlement balèze», note le garçon à la mèche rebelle, en y reconnaissant son univers et ses copains.
Dix-huit personnages se partagent le plateau, manipulés en hauteur par six marionnettistes. Sur cette structure faite maison, ils passent d’un pont en bois à l’autre, en reproduisant les mêmes mouvements lors de chaque représentation. «L’un des ponts est ouvert au milieu pour faire entrer un personnage ou l’autre du lointain. Cela permet une grande liberté, au-delà des entrées latérales», précise le metteur en scène. Cette drôle de chorégraphie est bien sûr invisible pour le public, qui ne voit que ses effets: les marionnettes à fils s’animer subtilement et avec justesse.
Des comédiens ont enregistré les voix de Titeuf et de son entourage en studio au printemps. Une bande-son accompagne les marionnettistes. «Tout faire en direct ne serait pas possible», assure André Schmutz.
Le spectacle démarre et se termine dans la cour de l’école de Titeuf. Au fil des tableaux, on le retrouve sur une planète avec des aliens, dans sa classe, chez lui, à l’infirmerie, dans la rue ou lors d’une boum. Chaque décor est réaliste et minutieux.
Si les gags s’enchaînent – certains pour les enfants, d’autres pour les adultes – des sujets sérieux comme le chômage ou la maladie marquent le spectacle. Le ton des albums est conservé, mais il est transposé à une histoire grand format, racontée avec pertinence durant une heure. Une musique originale et des éclairages appropriés l’enrichissent.

André Schmutz a assuré la mise en scène du spectacle.

Des fils de vomi pour vomito…

De la sculpture du bois à la pose des fils, la création des marionnettes des spectacles de la ZoT Compagnie se fait maison, en équipe. Rosa Berard a sculpté les têtes à partir de cubes en bois de tilleul: «Comme on est dans la caricature, on se fait plaisir.» Elle s’est basée sur un visage de face et un de profil, puis a travaillé à la scie à ruban et aux ciseaux à bois. Une fois les têtes et les corps sculptés, place à l’assemblage, aux articulations, à la peinture, aux perruques et à la couture. Enfin, on pose les fils et on les relie à une croix en bois. «Certains ont beaucoup de fils. Titeuf en a dix-huit par exemple. Alors on leur donne des noms», explique Fabienne Gervais. Ainsi, quand Titeuf reçoit une baffe, son marionnettiste manipule ses fils de baffes… Et quand Vomito vomit, celui qui le conduit tire… ses fils de vomi!

«Titeuf s’emmêle les fils»: en représentation jusqu’au 30 novembre à l’Espace Grange-Collomb de Carouge (GE).

«Ce sont mes personnages, mais ils vivent une autre vie»

Zep a créé Titeuf il y a 21 ans.

Zep a créé Titeuf il y a 21 ans.
Zep a créé Titeuf il y a 21 ans.

Zep, pourquoi avoir dit oui à la ZoT Compagnie pour monter un spectacle de marionnettes avec Titeuf et ses copains?
Un de ses membres venait me voir depuis des années, lors de salons ou de dédicaces, et me parlait de cette compagnie. Il m’a montré des photos de ses créations. J’ai trouvé ça très beau… Lorsqu’un jour il m’a proposé l’adaptation de Titeuf, j’ai été ravi!

Avez-vous lu le texte et vu le spectacle? Qu’en avez-vous pensé?
Bien sûr! L’auteur, Philippe Muri, que je connais depuis des années, m’avait envoyé son texte. Il a adapté des histoires existantes de Titeuf et les a liées dans un récit qui part de mon atelier carougeois… et qui raconte de manière très originale la naissance du personnage. Ensuite, j’ai vu les marionnettes se créer petit à petit et enfin, je suis allé à la première avec mes enfants. Il y a une magie dans le spectacle. Les lumières, les effets spéciaux font que l’on perd l’échelle des personnages. On a vraiment l’impression de voir des figurines prendre vie. C’est envoûtant. J’ai beaucoup aimé!

Dessins animés, long-métrage, spectacle… Titeuf pourrait-il surgir ailleurs encore? L’encouragez-vous?
Je ne fais rien pour cela, parce que ce n’est pas mon rôle. Des gens me demandent l’autorisation d’adapter Titeuf dans toutes sortes de supports. Je dis souvent non, mais lorsque la qualité et la passion sont là, comme chez ZoT, je suis pour. Mon métier, c’est dessiner, je ne connais rien à la technique des marionnettes ni du théâtre, donc je découvre ça comme un spectateur. Ce sont mes personnages, mais ils vivent une autre vie.

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Patrick Gilliéron Lopreno, almeidavid.com, Keystone
Publication:
lundi 24.11.2014, 15:35 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?