Il chante, joue de la guitare et de l’harmonica. Ici, à Sion, au Port Franc, le lieu des musiques actuelles.

«La musique, c’est ma famille»

En tournée Le compositeur valaisan, Tiziano Zandonella, est à l’origine du groupe Yellow Teeth, dont le premier album a cartonné en Suisse. Sortie du second et concerts.

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Il faut que la voix et le jeu fassent corps»

Vous racontez avoir choisi votre nom de scène Yellow Teeth au hasard des pages de Charles Bukowski. Racontez-nous…
Après avoir enregistré énormément de démos seul chez moi, il fallait trouver un nom à mettre sur mes compositions. Je ne voulais pas utiliser le mien car je passe mon temps à l’épeler (rires). Et en lisant Hollywood de Bukowski, je suis tombé sur Yellow Teeth et je me suis dit que ça sonnait bien. Tout simplement.

L’Amérique, sa littérature, sa musique. Un pays qui vous inspire?
Je lis beaucoup de littérature américaine. J’ai d’ailleurs fait un Master en langue et littérature anglaises. Mais pour de la musique, ce n’est de loin pas le seul pays digne d’intérêt. J’admire de nombreux auteurs-compositeurs canadiens et anglais… En tout cas, le pays en tant que tel ne m’inspire pas. C’est plutôt ce qui en ressort sur le plan culturel qui me touche.

Comment êtes-vous venu à la musique et au folk plus précisément?
La musique, j’en ai toujours écouté. Le folk, je l’ai découvert grâce à un ami qui m’a fait connaître Bob Dylan à 16 ans. J’ai ensuite forgé une grande partie de ma culture musicale grâce aux albums en libre accès à la médiathèque. Sans les connaître, j’ai ainsi ramené chez moi des CD d’Elliott Smith, Leonard Cohen…

Et à la composition?
Adolescent, je jouais de la basse dans un groupe de punk rock dénommé Los Muchachos (rires). On avait un concert programmé mais pas de compositions personnelles à proposer. Et comme aucun des membres ne semblait motivé à l’écriture, je m’y suis mis. J’ai vu que j’étais capable de le faire et j’ai trouvé ça chouette. J’ai tout simplement continué.

Vous écrivez tout en anglais, pourquoi pas dans votre langue maternelle?
Je n’aime pas écrire en français et avec le temps, l’anglais est devenu la langue étrangère que je maîtrise le mieux. Elle me fascine dans tous ses aspects. Il y a déjà le voyage de la langue à travers les pays où elle est parlée mais aussi les nuances que l’on retrouve dans chaque coin. Cette langue me parle beaucoup et ne me pose aucune frontière.

Aujourd’hui, vous partagez votre vie entre l’enseignement et la musique. Qu’est-ce que cet art vous apporte au quotidien?
Ces deux activités ne se chevauchent pas. Je n’utilise pas la musique comme exutoire pour un problème que je pourrais avoir à l’école. L’enseignement c’est le travail, la musique c’est ma famille. Et tout mon entourage baigne dans cet univers. Je suis impliqué dans la nouvelle salle de concert Le Port Franc à Sion, je passe aussi beaucoup de temps à aller voir des concerts avec des amis, ou alors à composer ou répéter. La musique, c’est une passion mais aussi l’essentiel de mon cercle social.

Avec votre premier album «Night Birds» vous avez joué dans toute la Suisse. Comment avez-vous vécu cette tournée?
C’était un peu la surprise. Je pensais donner dix concerts dans des petites salles avec des ambiances intimes et la demande s’est faite plus importante que prévu. Au final, nous avons eu une cinquantaine de dates programmées. Il a donc fallu adapter le groupe et les compositions pour les présenter en festival. Ça nous a permis une grande évolution, ce qui était très intéressant pour notre public aussi. Mais physiquement et mentalement, la tournée était éprouvante. Moi qui aime quand tout est simple, j’ai parfois dû compliquer les choses pour satisfaire des demandes. C’est le seul petit bémol.

Il a toujours son harmonica avec lui

Le deuxième album «Rags and Pearls» est attendu pour l’été. Vers quoi tend-il?
Au niveau instrumental, il y aura une petite touche d’électrique en plus. Dans la composition, le prochain album sera plus direct, moins poétique et nocturne que Night Birds. Il sera aussi moins naïf dans le langage.

Où trouvez-vous l’inspiration?
C’est une combinaison de plusieurs choses. Un album que j’écoute, un groupe que je vois en concert, des instruments que je regarde, etc. Je ne me force jamais. Et j’ai un rapport très intense avec ma guitare. Il est pour moi impossible de dissocier la composition, de cet instrument. Il faut que la voix et le jeu fassent corps.

Où aimeriez-vous être dans cinq ans?
Je ne sais pas où précisément mais j’espère toujours avoir du temps pour la musique. Ma hantise serait de me faire happer par des contraintes professionnelles, comme en ce moment avec cette formation pédagogique que je dois finir… (Rires)

Le vinyle de Leonard Cohen, un de ses albums préférés

4 dates dans la vie d’un musicien folk

1987 Naissance le 22 août. Il commence à composer à partir de 15 ans.

2014 Sortie du premier album de Yellow Teeth (yellowteethmusic.com) qui compte dix titres.

2015 Il reçoit le prix culturel de la ville de Sion. Avec son groupe, nombreux concerts dans toute la Suisse.

2016 En tournée avec Yellow Teeth (le 28 mai au festival Fully Bouge, 18 h 30), second album sortie fin août.

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Sophie Dorsaz

Rédactrice

Photo:
Olivier Maire
Publication:
lundi 16.05.2016, 13:25 heure



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