Tom Hanks (57 ans): «Quand je lis les journaux, je me dis que la réalité dépasse tout ce qu’on pourrait imaginer au cinéma.»

Tom Hanks face aux pirates

Tom Hanks revient au premier plan avec «Capitaine Phillips», un récit de survie palpitant. Le comédien évoque pour nous le tournage difficile du film et ses problèmes de santé.

Bande-annonce

Reportage

Il n’avait plus enflammé le box-office depuis quelques années, mais aujourd’hui le grand Tom Hanks revient en force au premier plan. Le comédien de 57 ans est épatant dans Capitaine Phillips, l’histoire vraie du sauvetage par l’US Navy du capitaine d’un navire de marine marchande, pris en otage en 2009 dans l’océan Indien par des pirates somaliens. Un thriller palpitant qui a déjà remporté un franc succès commercial et critique outre-Atlantique et figure parmi les favoris aux Oscars.
Tom Hanks sera aussi bientôt à l’affiche de Dans L’Ombre de Mary, où il incarne Walt Disney en personne. «Je suis continuellement fasciné par les films basés sur des histoires vraies, raconte l’acteur déjà deux fois oscarisé, en promo dans un palace londonien. Quand je lis les journaux, je me dis que la réalité dépasse tout ce qu’on pourrait imaginer au cinéma. Le défi, c’est d’en faire un film captivant. J’ai donc sauté sur cette occasion, comme je l’avais fait pour Apollo 13.»

Pour se préparer pour son nouveau rôle, le Californien a rencontré à deux reprises le capitaine Richard Phillips, qui a écrit un livre sur son calvaire en 2010. «Les détails que j’ai pu obtenir directement de lui sont inestimables. Il y a eu des moments d’hilarité pendant les cinq longs jours qu’il a passés avec ses ravisseurs. Ils échangeaient des plaisanteries, mais en même temps perdaient leurs forces et Phillips était conscient que les pirates commençaient à manquer de khat, des feuilles de plante qu’ils mâchouillaient, connues pour leur effet stimulant et euphorisant. Il craignait constamment que le plus imprévisible des pirates ne pique une crise et lui tire une balle dans la tête.»
La star n’a fait la connaissance des inquiétants acteurs somaliens qui incarnent les pirates que durant le tournage de la scène où ils prennent le navire d’assaut. Une ruse du réalisateur Paul Greengrass (la trilogie Jason Bourne) pour rendre l’action encore plus réaliste, lui qui a choisi de tourner la majorité du film en mer plutôt qu’en studio, dans son style documentaire habituel. «Nous étions tous véritablement terrorisés durant la première prise parce qu’ils étaient effrayants et nous hurlaient dessus en agitant leurs armes, se souvient Tom Hanks. L’atmosphère s’est détendue par la suite lorsque l’un d’entre eux m’a confié qu’il n’en revenait pas d’être en train de bosser avec Forrest Gump!»

Si les conditions de tournage sur le minuscule bateau de sauvetage où les pirates s’enfuient avec leur otage ont d’abord été «très difficiles et désagréables», la star de Philadelphia n’est pas du genre à se plaindre.
Alors qu’il a récemment admis souffrir de diabète de type 2, l’Américain se montre philosophe lors-qu’on évoque ses problèmes de santé. «Peut-être que perdre et gagner du poids pour certains rôles a contribué à provoquer mon diabète mais je crois plutôt que j’avais une prédisposition génétique. Quoi qu’il en soit, à mon âge, je ne compte pas faire à nouveau ce type de folie pour un film. Maintenant, je fais attention à ce que je mange, je fais de l’exercice et je me sens bien.»

Somalie: pirates par obligation

Le problème des pirates somaliens remonte à la chute du dictateur Siad Barre, en 1991. Alors que la Somalie est ravagée par la pauvreté et la guerre civile, les pirates font d’abord figure de bons samaritains chez eux en s’attaquant aux bateaux de pêche étrangers qui concurrencent
illégalement les pêcheurs locaux. Mais à partir de 2005, ils prennent pour cible
les navires de marine marchande dont ils capturent et rançonnent les équipages pour nourrir leurs familles. Une centaine d’attaques ont dès lors lieu chaque année et une soixantaine d’otages sont morts entre 2009 et 2012.
Depuis 2011, les compagnies maritimes emploient des gardes à bord des navires pour protéger l’équipage et leurs marchandises. Les attaques au large des côtes somaliennes ont dès lors diminué.

«Capitaine Phillips», en salle le 20 novembre

www.captain-phillips.ch

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Miguel Cid

Rédacteur

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Publication:
lundi 18.11.2013, 16:30 heure

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