Trekking sur le Mont Kilimandjaro et 50'000 km à vélo

Réaliser son rêve Orient-Express, Machu Picchu, Ayers Rock ou tour du monde à vélo? Chacun a un rêve de voyage. Notre rédacteur et nos blogueurs ont réalisé le leur.

Chacun a une destination, un coin de paradis à conquérir une fois dans sa vie: un safari en Afrique, la traversée du canal de Panama, de la Grande Muraille ou encore un tour du monde… Deux exemples: le couple Pasche a réalisé son rêve en ralliant la Nouvelle-Zélande à vélo. Et notre rédacteur Thomas Compagno a toujours rêvé de gravir le point culminant de l’Afrique, le Kilimandjaro, en Tanzanie. Récemment, il a regagné la Suisse en arborant fièrement un diplôme attestant son ascension du pic Uhuru, culminant à 5895 m. Récit.

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«Je ralentis l’allure, car je commence à avoir les jambes lourdes. Chaque pas est une épreuve, bien que notre rythme de marche soit particulièrement lent. Un pas, une pause, un pas, une pause. C’est ce qu’on appelle le rythme du Kilimandjaro. Il est lent. À tel point qu’il y a quatre jours, au début du trek, à 1800 m d’altitude, j’avais l’impression que nous n’allions jamais gravir la montagne, mais plutôt ramper dessus!
»À un rythme d’escargot, nous avons progressé à travers la forêt vierge, tout en admirant une végétation luxuriante et plusieurs groupes de singes. La végétation est devenue plus alpine par la suite, mais le rythme est toujours aussi lent. C’est notre guide, Marc, qui l’impose de façon impitoyable, nous invitant à prendre le temps d’apprécier la diversité des paysages. Je me trouve à présent quelque part à flanc de montagne. Avec l’altitude, on ne peut désormais plus accélérer le rythme, faute d’oxygène.

  • Photo souvenir au sommet pour le groupe.
  • Notre rédacteur Thomas Compagno a gravi le toit de l’Afrique.
  • Végétation au pied du Kilimandjaro.
  • Le groupe débute l’ascension.
  • Sur un haut plateau.
  • Un magnifique colibri.
  • Un singe et son petit.
  • Mignon caméléon.
  • Glace vers le sommet de la montagne.
  • Splendide lever de soleil.
  • Oiseau aux belles couleurs.
  • Léopard sur un arbre au Serengeti.
  • Heure du repas pour cet éléphant.
  • Lions en pleine sieste.
 

File indienne dans l’obscurité

»Après une trop courte halte dans la cabane Kibo, à 4700 m d’altitude, nous repartons à 1 h du matin. En tête, Charly (50 ans), notre guide-chef tanzanien. Aujourd’hui, nous allons escalader le toit de l’Afrique: le Kilimandjaro est la plus haute montagne du monde atteignable en randonnée.
»Depuis cinq heures, nous avançons en file indienne dans l’obscurité, à la lueur des lampes frontales, fixant du regard les talons du marcheur de devant. Deux pas en avant, un demi en arrière, encore deux pas en avant…

Des porteurs acheminent le matériel.

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Les limites de l’altitude

»Il est 6 h du matin et sur les éboulis du Kilimandjaro, trônant à environ 5300 m, le soleil effleure la terre de ses premiers rayons. Depuis notre départ, nous nous sommes déjà élevés de 600 m. Il nous en reste encore 400 jusqu’au bord du cratère. L’éboulis est imposant, le chemin interminable.
»À cette altitude, la nuit, il fait froid, même en Afrique. Le thermomètre indique –5 °C. Nous portons nos vêtements chauds. Dans le sac à dos, il reste le strict nécessaire: imperméable, deux trois trucs à grignoter et surtout beaucoup à boire. Après environ cinq heures de marche, Charly nous guide de son pas constant: un pas, une pause, un pas, une pause. Polé-polé en swahili, la langue locale, signifie doucement. La technique a fait ses preuves. Nous progressons. Lentement, mais sûrement. Le pouls n’est jamais trop rapide. Et pourtant, là-haut, on a vite le souffle coupé. Le moindre effort, ne serait-ce qu’attacher la sangle ventrale, me fait haleter péniblement. Cela m’est certes familier: on en avait parlé lors du briefing préparatoire organisé par le tour-opérateur. Mais maintenant, je l’éprouve: avec l’altitude, on atteint rapidement ses limites. »Ces dernières heures, nous avons croisé des randonneurs en sens inverse. Ils rebroussaient chemin. Peut-être était-ce le mal des montagnes, ou bien un rythme trop rapide qui les avait épuisés?
»L’ascension qui dure huit à neuf heures est propice à l’introspection. Je me souviens des mises en garde: quasiment tout le monde semblait connaître quelqu’un ayant dû faire demi-tour. Les autres évoquaient des chiffres: 10% n’atteignent jamais le sommet. Je refuse de me laisser envahir par le défaitisme: «Aux jeux de hasard, je ne gagne jamais, alors pourquoi serais-je parmi les 10% cette fois?» Et je continue d’un pas lourd, suivant l’exemple de Charly. Polé-polé.

Réveil avec café et eau chaude pour se laver (camp Horombo, 3720 m).

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»Peu avant 7 h, le Gilman’s Point semble à portée de main. L’éboulis est enfin derrière nous. Ça n’en devient pas plus aisé pour autant. Nous devons désormais affronter un terrain rocheux. Je dois faire de grandes enjambées. Très éprouvant. Je dois m’arrêter, inspirer et expirer profondément trois ou quatre fois. Il y a trop peu d’oxygène, une seule inspiration ne suffit pas.
»Une demi-heure plus tard, j’ai gravi les cents derniers mètres. Mes cuisses semblent vidées de leur énergie, mais j’ai atteint le Gilman’s Point, à 5685 m. À bout de forces, ou presque. Je n’étais jamais monté aussi haut. Mais j’aurais pu dire la même chose il y a deux jours, lorsque nous avions atteint les 4100 m. En l’espace d’un quart d’heure, tout notre groupe atteint le Gilman’s Point. D’ici, on considère que l’ascension du Kilimandjaro est réussie.

Marche sur le plateau à 4500 m.

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Un pas, une pause, un pas

»La plupart de mes compagnons de voyage sont des sexagénaires. Beaucoup ont souffert, mais tous ont atteint le cratère. Sans mal des montagnes ni assistance pharmaceutique. Ça ne va pas de soi: «La plupart de ceux qui viennent gravir le Kilimandjaro prennent du Diamox ou un médicament similaire», raconte Charly. Cela permet de prévenir le mal des montagnes. «Mais Kaufmann Trekking n’en délivre pas», dit-il.
»Après une pause bien méritée, notre groupe entame la dernière montée vers le pic Uhuru. La pente est moins raide, mais nous ralentissons encore le rythme, car l’oxygène manque. Un pas, une pause, une pause, un pas…
»Nous mettons une heure pour couvrir le dernier kilomètre et demi et nous élever de 150 m. Les lacs que nous apercevions sur le plateau pendant l’ascension s’estompent sous la brume. À présent, ce sont de petits glaciers, tout près, que nous contemplons. Une récompense après la souffrance de ces dernières heures.

Un peu de repos vers 5200 m.

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Paysage et faune variés

»Peu après 10 h, je touche le panneau indiquant le sommet du pic Uhuru, point culminant du continent africain, et la plus haute montagne au monde ne faisant pas partie d’une chaîne. Je n’ai plus qu’à dissimuler ma peine et suis assuré de récolter une sarabande de like sur Facebook.
»L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais un trek ne se termine jamais au sommet. Après neuf heures d’effort et un dénivelé de 1200 m, il reste le chemin du retour. Il est long… Nous ne devons pas nous éterniser à cette altitude. Nous redescendons de plus de 2000 m. La prochaine nuit se fera à 3800 m. La descente s’effectue en un peu plus de quatre heures. Le soir, tout le monde a des courbatures. La partie de jass est plus courte, cette fois. Durant ces six jours de randonnée, le Kilimandjaro nous a éblouis par son paysage chaque jour différent et sa faune. C’est aussi le charme d’un trek vers la colline étincelante. En outre, la plupart des organisateurs proposent ce trek combiné à un safari et un séjour balnéaire.
»Les jours suivants, la visite des parcs nationaux de Tarangire, du Serengeti et de l’aire de conservation du Ngorongoro nous dévoilent toute la richesse de la nature et de la faune tanzaniennes, dont les fameux Big Five: éléphant, buffle, rhinocéros, lion et léopard.»

Un léopard observé au Serengeti.

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Le voyage

Trek au Kilimandjaro

Voyage: six jours d’ascension du Kilimandjaro avec un guide suisse expérimenté. Trois jours de safari, deux jours consacrés à la culture et à la détente.

Taille du groupe: 12 à 14 participants.
Prix: 5380 fr.
Nuitées:

  • 4 nuits à l’hôtel Marangu situé dans un cadre idyllique au pied du Kilimandjaro.
  • 5 nuits dans des refuges.
  • 1 nuit dans un camp de safari.
  • 1 nuit en lodge.
  • 1 nuit en hôtel.

En option: prolongation safari au parc national du Serengeti et/ou prolongation balnéaire à Zanzibar.

Ce récit de voyage en Tanzanie a été réalisé en collaboration avec Kaufmann Trekking et Let’s go Tours.

Chacun son rêve

Sommet africain et 50 000 km à vélo

Let’s Go Tours (en allemand)
Kaufmann Trekking (en allemand)

Aventure Xavier et Céline Pasche ont voyagé pendant cinq ans à travers l’Asie jusqu’en Nouvelle-Zélande, à deux puis à trois. Rencontre.

«Plus qu’un voyage, c’est devenu notre vie!» Xavier (35 ans) et Céline Pasche (34 ans) sont des nomades modernes. Le couple vaudois a traversé 32 pays en cinq ans pour relier la Suisse à la Nouvelle-Zélande. Ils ont parcouru 50 000 km à la force des mollets, soit plus que le tour de la Terre à l’équateur... Les lecteurs de Coopération ont suivi leur périple sur leur blog Lumières d’ailleurs. «Notre rêve était de rejoindre la Nouvelle-Zélande à vélo», explique Céline. «Au départ, pour se rassurer, on s’était fixé trois ans de voyage. On s’habitue à devenir nomades. On se pose les questions: où allons-nous dormir? Où trouver de l’eau? On peut se projeter à maximum 10 minutes. Nous avons suivi nos intuitions. Jour après jour, on trouve une solution. Pour nous, être nomade et vivre dans la simplicité est un choix de vie, jamais un challenge!»

  • Les Pasche sur les routes du Tadjikistan.
  • Sur la route en Nouvelle-Zélande.
  • La famille Pasche en vélo.
  • Céline, Xavier et leur fille Nayla.
  • Nayla fait une rencontre.
  • Le campement dans le désert syrien.
  • Céline traverse une rivière au Kazakhstan.
  • Barbe gelée en Russie.
  • Portrait d’un enfant chinois.
  • Un vieil homme en Chine.
  • On sèche le linge.
  • La famille Pasche en Australie.
 

«On a fait confiance aux gens»

Leur fille Nayla (2 ans et demi) est née en Malaisie. Son arrivée a changé leur manière de voyager: «On essayait de suivre son rythme. Si elle allait bien, on allait bien», raconte son papa. «Toutes les deux heures on s’arrêtait avec elle pour se reposer.» Quel moteur leur a permis de réaliser leur rêve? «Les paysages, les découvertes, les gens», répond Céline. «On n’a jamais cadenassé nos vélos. On a fait confiance aux gens. Ils nous ont souvent aidés. Les rencontres sont le moteur de notre voyage.» Ainsi, lorsque leur réchaud a rendu l’âme en Sibérie, ils ont trouvé des maisons alors que le prochain village se situait à 50 km: «On nous a accueillis dans une datcha avec un feu. C’était génial!», s’exclame Céline. «On a appris à faire confiance à la vie, même par –35 °C en Mongolie...» Les voyageurs ont été touchés par l’hospitalité, surtout au Moyen-Orient. «La Syrie est un de nos coups de cœur pour l’accueil fantastique», relève Xavier. «Le vélo nous a ouvert des portes. On a rencontré des personnes incroyables.» «Les deux premières semaines en Syrie, on n’a pas pu planter la tente», ajoute sa compagne. «On nous invitait à boire un thé, à manger et finalement... à dormir. Des bédouins nous ont fait démonter la tente pour nous accueillir dans la leur!»

Nayla aide son papa dans le bush australien.

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Cap au Nord

De retour en Suisse, les Pasche partagent leur expérience lors de conférences en Suisse romande jusqu’en avril. Cet été, ils vont repartir, direction le Grand Nord: Sibérie, Hokkaido, Alaska, Canada et Scandinavie... Une nouvelle aventure à suivre sur notre site. «Aujourd’hui, nous sommes en équilibre avec cette vie de nomade. C’est extraordinaire de vivre en symbiose avec ce qui nous entoure et la nature! Les grands espaces du Nord, c’est une suite logique», commente la maman de Nayla. Le couple va réaliser des portraits d’enfants et les montrer dans des écoles pour permettre aux jeunes de découvrir l’incroyable diversité de notre planète et de ses habitants. «La méconnaissance engendre la peur, on est tous humains. On veut aller à la rencontre des autres et donner une image positive», conclut Xavier. «On est heureux comme ça, donc on continue. C’est humain de vouloir découvrir l’inconnu!»

Basile Weber

La famille campe en pleine nature au Cambodge.

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Chacun son rêve

Sommet africain et 50 000 km à vélo

Livre

Nomades au cœur des éléments

Dans leur beau livre, les Pasche décrivent leurs découvertes au travers des éléments: métal, terre, bois, feu, eau et air.

Conférences

Des Alpes suisses aux Alpes du Sud

Un moment d'évasion et d’inspiration au cœur des Lumières d'Ailleurs

Cinq ans à vélo sur les routes du monde, une naissance et 15'000 km avec un bébé. Partis en 2010, nous nous sommes lentement transformés en nomades et pas à pas, nous avons emmené notre fille dans cette vie de mouvement. Nous avons goûté aux saveurs de la Syrie, découvert les traditions iraniennes, roulé en Asie Centrale, affronté le froid de la Mongolie en hivers, pénétré le mystère japonais, traversé la Chine d'est en ouest, plongé dans le sous-continent indien. Avec notre fille, nous roulons en Asie du Sud-Est et traversons le désert de Nullarbor en Australie. Des Alpes Suisses au Alpes du Sud, nous avons atteint notre destination 50'000 km plus tard.

Nous vous donnons rendez-vous à:

  • Ropraz, Fondation l’Estrée, vendredi 8 janvier à 19h00
  • Ropraz, Fondation l’Estrée, dimanche 10 janvier à 17h00
  • Verbier, Chalet Orny, jeudi 28 janvier à 19h00
  • Bex, Domaine du Rhône, vendredi 29 janvier à 19h00
  • Epalinges, Salle des Spectacles, jeudi 4 février à 20h15
  • Arbaz, Espace culturel, samedi 6 février à 20h00
  • Vétroz, Librairie Idées-lire, dimanche 7 février à 17h00
  • Genève, Café des Voyageurs, jeudi 11 février à 18h45
  • Moudon, La Douane, mercredi 17 février à 19h00
  • Lausanne, Ecole du tourisme EIT, mardi 1 mars à 19h00
  • Sion, Maison FXB du Sauvetage, vendredi 4 mars à 19h00
  • Vercorin, Espace la Veranda, samedi 5 mars à 19h00
  • Boécourt, Salle régionale, vendredi 11 mars à 19h00
  • Lausanne, Cyclovoyageur, mercredi 16 mars à 19h15
  • Thierrens, Salle du conseil, jeudi 17 mars à 19h00
  • Thierrens, Salle du conseil, vendredi 18 mars à 19h00
  • Fribourg, Arsen'alt, dimanche 20 mars à 17h00
  • Martigny, Librairie Baobab, vendredi 15 avril à 19h00

Au plaisir de vous y rencontrer,

Céline, Xavier et Nayla

Blog Lumières d'ailleurs de Céline, Xavier et Nayla
Site de Céline, Xavier et Nayla
«

Le rêve est un moteur essentiel de la vie»

Cinzia Pusterla Psychologue

D’où vient l’envie d’effectuer un long voyage?
Le rêve de partir peut paradoxalement représenter le besoin de se rapprocher de soi-même. Notre quotidien nous impose des contraintes qui rythment notre journée et notre vie.
Un voyage peut nous donner la possibilité de nous rapprocher de nos besoins essentiels.

Il ne s’agit pas d’une fuite?
Un voyage organisé à la va-vite peut s’avérer être une fuite de la réalité. En revanche, si le rêve d’un voyage vers une destination précise est cultivé longtemps, je pense qu’il s’agit de partir pour se retrouver.

S’agit-il d’un rêve important à cultiver?
Avoir un tel rêve n’est pas une obligation. Mais s’il existe, il a son importance, car il représente une recherche de la vérité qui fait partie du parcours même de notre vie.

Est-il important de le réaliser ou peut-on en profiter même s’il reste à l’état de rêve?
Pour le réaliser, il faut de la ténacité et le courage de sortir d’un quotidien qui, s’il est fatigant, est aussi très rassurant. Des conditions financières adaptées sont aussi nécessaires. Mais si le rêve se réalise, la personne peut ressentir la satisfaction d’avoir tout fait pour atteindre son objectif. Si, au contraire, pour toute une série de raisons, le rêve ne peut pas être réalisé, il peut toutefois nous aider à cultiver une forme d’introspection salutaire… qui ne devrait jamais tout à fait être absente de notre quotidien.

Une fois qu’un rêve est réalisé, faut-il en trouver un autre?
Si l’on croit en l’avenir, il est impossible de renoncer au rêve. Un nouveau rêve peut naître même lorsqu’on vient d’en réaliser un. Si l’envie a été satisfaite, on peut garder en soi l’expérience du voyage que l’on a vécue puis retourner dans le même lieu pour revivre la même expérience ou la vivre différemment. Parfois, une personne qui vient d’atteindre la destination de ses rêves éprouve le besoin de se fixer un nouvel objectif. Ce qui est certain, c’est que le rêve est un moteur essentiel de la vie. ELA

Tour du monde, ascension d’un sommet, vacances balnéaires...

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Thomas Compagno

Rédacteur

Photo:
Thomas Compagno, Xavier et Céline Pasche
Publication:
lundi 08.02.2016, 14:30 heure



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